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Forthcoming Fire › Watching Rome burn

cd • 11 titres

  • 1Great Mother of Serpents
  • 2Open fire !
  • 3Sword-soul-brother
  • 4Die Sonne so finster
  • 5Summergold
  • 6Ernte den Sturm
  • 7Europa calling (demo)
  • 8Signals and signs
  • 9Outside Metropolis
  • 10Death is not the end (demo)
  • 11Brennende Himmel

informations

Bad Kreuznach, Ingelheim, Heidesheim, Jugenheim, Allemagne, entre 1995 et 1999.

line up

Josef K.(chant), Burn (claviers, programmation), Raymond P. (instruments), Guido Holstein (guitare sèche), Ivan B. (guest clavier), Egoaedes (claviers)

chronique

Je l'ai tout de suite senti en voyant la pochette, ce nouveau Forthcoming Fire (acheté au stand du groupe) avait quelque chose de différent. Certes, nos Allemands avaient toujours eu une portée assez apocalyptique mais généralement, les textes de Josef faisaient toujours mention du feu comme valeur de lumière, d'espoir face à l'obscurantisme des temps. Sur 'Watching Rome burn', l'aspect destructeur est ominprésent, à commencer par les photos du livret (Le Titanic en train de sombrer, une caserne de Belgrad en train de brûler) ainsi que les symboles utilisés (la rune Sigil, le soleil colérique), de même que dans les paroles où des allusions claires à la guerre et la situation européenne se multiplient. Visiblement, les membres du groupe semblent de plus en plus amers et dubitatifs quant à une quelconque rédemption du monde dans son état actuel...Qui plus est, ce nouvel album, souvent inconnu des gens, était sorti sur le label VAWS connu pour son attitude controversée. Et la musique ? On apprend tout d'abord que ce disque est en fait une sorte de concrétisation de bases écrites entre 1995 et 1999. Ensuite, dès la première écoute, me voilà rassuré, 'Great Mother of Serpents' est un excellent morceau, du tout grand Forthcoming Fire, soit un rock gothique flamboyant et prenant. Pareil pour 'Open fire', plus calme, assez typique de l'évolution du groupe sur 'Je suis'. 'Sword-soul-brother' surprend déjà plus par son côté dark wave marqué, moins passionné, plus atmosphérique, tandis que 'Die Sonne so finster' prend même des teintes d'éléctro comme en sortirait n'importe quel groupe de synthie pop...eurk ! Même voie éléctronique pour 'Summergold' mais en moins gentil. A priori, Forthcoming fire semble s'éloigner de plus en plus de ses racines gothiques pour privilégier l'aspect éléctro de sa musique, ce que confirme 'Ernte den Sturm' et sa touche mélancolique. Et voilà 'Europa calling', sorte de dark folk maladroit pour guitare sèche et piano, atmosphère que l'on retrouve sur 'Signals and signs'. Le cd se poursuit sur 'Death is not the end' qui a de lointains parfums des débuts de Death in June, les guitares en plus lourd, et se conclut sur 'Brennende Himmel' qui renoue avec l'aspect épique de la période 'Je suis'. Mélodiquement, l'ensemble est correct, le problème de 'Watching Rome burn' est son aspect panaché, complètement désunifié, ainsi que ses qualités d'enregistrement variables ( les morceaux ayant été saisis en divers lieux, à des périodes différentes). Ca sent le fond de placard à plein nez et l'aspect atmosphérique contraste nettement avec le côté agressif du visuel. Visiblement, le groupe arrive en fin de carrière et cherche à faire du remplissage, sentiment confirmé par le 'bonus' caché soit un extrait de 'Great Mother of Serpents' agrémenté de choeurs féminins qui tombe comme un cheveu dans la soupe. On ne sera pas étonné d'apprendre qu'il s'agit-là de leur dernier opus et que peu après, Josef fondait Von Thronstahl, du moins le croyais-je mais l'histoire n'allait pas en rester là...

note       Publiée le mardi 10 mai 2005

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