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Placebo › Sleeping with ghosts

cd | 12 titres

  • 1 Bulletproof cupid
  • 2 English summer rain
  • 3 This picture
  • 4 Sleeping with ghosts
  • 5 The bitter end
  • 6 Something rotten
  • 7 Plasticine
  • 8 Special needs
  • 9 I'll be yours
  • 10 Second sight
  • 11 Protect me from what I want
  • 12 Centerfolds

enregistrement

Townhouse Studio, Sarm West Studio, Londres, Angleterre,

line up

Brian Molko (chant, guitare, clavier), Stefan Olsdal (basse, clavier), Steve Hewitt (batterie)

remarques

Existe en édition limitée proposant un second cd de reprises des Pixies, Kate Bush, Smiths, Alex Chilton, Boney M, etc

chronique

Styles
rock
Styles personnels
rock alternatif / new wave rock

Après un 'Black market music' correct mais un peu trop pop et éclaté, au final assez controversé, Placebo recadre le tir de brillante manière avec un 'Sleeping with ghosts' plus musclé et amer. Niveau énérgie, on retrouve un peu de cette rage qui hantait leur premier opus, mais, et c'est là que Placebo démontrent qu'ils sont un grand groupe, ils évitent adroitement le piège de la resucée. 'Sleeping with ghosts' se présente davantage comme un condensé des expériences accumulées au fur et à mesure des disques, voir des travaux parallèles (Trash palace, Alpine star), notamment au niveau des touches éléctroniques que l'on peut déceler sur 'English summer rain' ou 'I'll be yours' qui m'évoque quelques échos de Depeche Mode (si, si). L'album démarre avec un instrumental pêchu ('Bulletproof cupid') et propose une collection de hits énergiques en diable comme les excellents 'This picture', 'The bitter end' ou 'Plasticine', démontrant par là que nos lascars n'ont décidément pas leur pareil pour écrire des mélodies efficaces où se côtoient le meilleur du rock alternatif et de la new wave. Mais Brian n'hésite pas non plus à se livrer dans des ballades beaucoup plus intimistes ('Special needs','Centerfolds', particulièrement poignant avec son piano triste) qui rappellent d'excellents moments de 'Without you I'm nothing'. Si les parallèles avec ce dernier sont inévitables, 'Sleeping with ghosts' en est une version plus mature, le groupe assumant pleinement son évolution et son entrée dans l'âge adulte. Pas question de se la jouer adolescent, Placebo reste fidèle à sa ligne de conduite mais évolue avec sincérité, entre rage inquiète, gravité et mélancolie, et j'avoue que son charme me hante. Les connaisseurs opteront pour l'édition limitée et son deuxième cd incluant des reprises plutôt intéressantes ainsi 'Jackie' de Sinead O'Conor, 'Where's my mind ?' des Pixies, 'John and Mary' de Robert Palmer, 'Bigmouth strikes again' des Smiths...Ils ont du goût ces p'tits gars.

note       Publiée le jeudi 24 février 2005

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Richard › mercredi 15 juin 2016 - 21:10  message privé !

C'est certain, la francophilie de Molko n'est peut-être pas étrangère au statut et succès du groupe dans l'hexagone. Je me souviens par exemple des émissions spéciales de Lenoir sur Inter qui étaient dédiées au trio. La rupture s'est faite aussi avec " Meds ". Histoire de sensibilité sans doute. Puis ayant vu le groupe plusieurs fois sur scène entre 1997 et 2009, la décennie passée pour le coup a été cruelle. Pilotage automatique, flamme éteinte...dur...dur...mais c'est certain, les quatre premiers albums me parlent encore.

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Twilight › mercredi 15 juin 2016 - 19:47  message privé !
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Ben, moi j'admets n'avoir rien à reprocher au groupe jusqu'à ce disque...Mais rien à faire, depuis 'Meds', le feeling n'y est plus, c'est tari, malgré une ou deux bonnes chansons par-ci par-là...

nicola › mercredi 15 juin 2016 - 19:08  message privé !

Et, chose étonnante, les derniers ne sont pas si pourris que ça.

(N°6) › mercredi 15 juin 2016 - 19:06  message privé !
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J'aime bien "The Bitter End", parce que c'était super efficace en générique de fin de l'excellent Kaboom de Gregg Araki. Le contexte, toujours le contexte. Pour le reste, je pense que la popularité et le crédit du groupe dans nos contrées doit pas mal à la francophilie de Molko. On est très facilement flatté dès qu'un anglo-saxon parle bien français.

Richard › mercredi 15 juin 2016 - 18:55  message privé !

Je sais que la bande de Molko passe plutôt mal ici. Pourtant, du moins, jusqu'à cet album,la discographie de Placebo avait pour ma part un intérêt certain. Puis sur scène, jusqu'en 2006, Placebo alliait avec réussite désillusion adolescente et noirceur romantique. J'aimais bien, moi, Placebo.

Note donnée au disque :