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Placebo › Meds

13 titres - 48:03 min

  • 1 Meds (2:55)
  • 2 Infra-Red (3:15)
  • 3 Drag (3:21)
  • 4 Space Monkey (3:51)
  • 5 Follow The Cops Back Home (4:39)
  • 6 Post Blue (3:11)
  • 7 Because I Want You (3:22)
  • 8 Blind (4:01)
  • 9 Pierrot The Clown (4:22)
  • 10 Broken Promise (4:12)
  • 11 One Of A Kind (3:20)
  • 12 In The Cold Light Of Morning (3:52)
  • 13 Song To Say Goodbye (3:36)

enregistrement

Engineer - James Brown (2) Mixed By - Flood (tracks: CD-1, CD-3 to CD-6, CD-8, CD-9, CD-11 to CD-13.) Producer - Dimitri Tikovoï

line up

Michael Stipe (voix sur Broken Promise), Brian Molko (Guitare et voix), Stefan Olsdal (Basse), Steve Hewitt (Batterie), VV alias Alison Mosshart (Voix sur Meds)

remarques

chronique

Styles
rock

Est-ce raisonnable de sortir un album appelé “Médocs” quand on a la trentaine, qu’on envahit le monde de pubs et de marketing jusqu’à écœurement, qu’on vient de sortir un best of et de faire Wembley alors qu’on avait juré que, non, ça n’arriverait jamais à Placebo ? Non. En même temps, ce groupe a-t-il déjà été raisonnable ? Non, mais pas de la même manière. En 96, Placebo disait merde à la britpop en sortant un disque punk au son bien Pixies. Dix ans après, ils disent merde à Kraftwerk et à l’electro, ce qui est quand même un peu plus pantouflard. Plus rien de scandaleux ou même d’excitant dans l’affaire, donc. On va enfin pouvoir juger le trio sur la musique, et rien que la musique. C’est donc leur cinquième album, en dix ans, ce qui est peu… Encore que si la qualité avait été constante depuis leurs premiers efforts, cela n’aurait pas vraiment été gênant. Là, Brian Molko et ses comparses sont un peu en panne d’inspiration… Ce qui ne se voit pas forcément à l’écoute des deux singles, pour une fois bien choisis puisque ce sont les deux meilleurs morceaux de l’album. Le très « Josh Hommien » « Because I Want You » (à l’intro rappelant Alec Effeil des Pixies de fort belle manière) et surtout « Song To Say Goodbye » sont deux grandes chansons épiques qui prennent facilement place aux côtés de « Pure Morning » par exemple… Mais l’album est loin d’être du même tonneau. Moins dispersé que « Sleeping With Ghosts », il n’en reste pas moins incohérent comparé aux magistraux 2eme et 3eme disques du groupe. Parfois pourtant on est surpris par un son poisseux auquel ne nous avait pas habitué Placebo, sur le trip-hop organique de « Space Monkey » ou sur la ballade flippante (oui !) « In The Cold Light Of The Morning », une des réussites du disque. “One Of A Kind” recèle également quelques sympathiques trouvailles sonores. Et que dire de “Pierrot the Clown”, superbe chanson dont la charpente rythmique est piquée (encore une fois, plus un clin d’œil qui fait plaisir qu’un pompage quelconque) au non moins génial « Trying To Throw Your Arms Around The World » de U2. Reste les embardées punk habituelles : « Infra-Red », gris, frondeur et d’humeur tempête et l’absolument inutile « Drag », parfait pour faire sauter les premiers rang lors des concerts mais nul pour écouter… Du remplissage ? Malheureusement. On peut en dire autant de « Follow The Cops Back Home », mauvaise réminiscence de « Burger Queen » et des duos avec VV des Kills et Michael Stipe. Sans être insipides, ils ne redorent pas le blason de cet album honnête mais relativement peu inspiré.

note       Publiée le dimanche 21 mai 2006

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Richard Envoyez un message privé àRichard

Écoutes répétées et infusion faite, donc léger, voire conséquent changement d'appréciation. Il y a beaucoup de Placebo d'entrée de gamme qui aurait sans doute était excitant en 2000 mais en 2022...Des titres comme 'Hugz' ou 'Sad White Reggae', on les connait depuis près de 30 ans. Cette électricité est vraiment datée. Je retiens surtout des titres comme 'Fix Yourself' et 'Chemtrails' où l'influence CURE est patente. Je crains que Placebo (du moins pour moi) soit un groupe du passé (et pourtant, j'y retourne après neuf ans d'absence discographique), paradoxalement prisonnier de sa propre image.

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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Bof bof le dernier, pour moi, le divorce est définitivement consommé...Je ne dis pas qu'il n'y a pas deux-trois bonnes choses mais rien à faire, Placebo restera coincé dans ma case fin des 90's/début 2000

Message édité le 31-03-2022 à 14:51 par Shelleyan

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Richard Envoyez un message privé àRichard

Il va falloir le laisser infuser ce Never Let Me Go mais aux premières écoutes, il est loin de m'avoir déçu, c'est dire. Avec près de trois décennies d'existence, on retrouve forcément quelques tics mais il y a des titres avec un travail par exemple sur les claviers qui est loin d'être inintéressant. L'infusion continue...

Message édité le 27-03-2022 à 07:25 par Richard

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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Bah si ça peut te "rassurer", il semble qu'au moins quelques jeunots continuent d'être marqués par Molko & Co. ... Y'a quelques semaines j'étais à une espèce de mini-festival en Bourgogne, où jouaient entre autres des copains et en "échauffement" y'avait un groupe de locaux - genre y'avait peut-être un seul des mecs là-dedans qui devait avoir plus de 16/17 ans et encore, pas sûr... Et bref, les gars jouaient uniquement des reprises de "gros classiques nineties" : Under the Bridge des Red Hot, Nothing Elses Matters de Metalloche, Un Jour en France de Noir Déz', Killing in the Name de Rage EVIDEMMENT, Teen Spirit de Niravana EVIDEMMENT bis. ... Et au milieu de tout ça, paf : un petit Placebo en passant ! (Je sais plus le titre parce que Placebo ça n'a jamais été ma came du tout mais n'empêche j'ai bien identifié l'origine du machin - faut croire que j'avais dû tout de même l'entendre massivement à l'époque sans avoir cherché à). J'avoue : ça m'a surpris, qu'auprès de très jeunes gars comme ça, pour qui objectivement, l'époque où tout ça était sorti, ça doit être une espèce d'âge antique, la bande à Molko ait repopé au même niveau que les autres cités, je ne pensais pas que ça avait laissé autant de trace passé le moment ! (Bon, le chanteur a tout pris à "l'octave Grand Corps Malade", aussi, en passant... Ce qui fait particulièrement bizarre quand on cause de chanter du Molko, ouais).

Message édité le 17-09-2021 à 09:19 par dioneo

Richard Envoyez un message privé àRichard

Qui attend objectivement des nouvelles de Molko et Olsdal après 8 années de silence ? Ben moi en souvenir de la période 1996-2006 qui comporte son lot de petites pépites quoiqu'on en dise. Molko avait du talent qui s'est malheureusement dilué dans des batailles d'égo et dans la came. Ceci fait quand même drôle de pouvoir écouter en 2021 " Beautiful James" le single annonciateur d'une nouvelle galette. Résultat mitigé pour l'instant car il semble prendre la direction des dernières galettes qui sont pour moi les moins intéressantes du groupe. Je ne boude pas mon plaisir quand même. Revoir Molko avec sa petite moustache de geek, ce n'est déjà pas si mal.

Message édité le 17-09-2021 à 05:43 par Richard

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