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Albert Ayler › Spiritual unity

cd • 4 titres

  • 1Ghosts: First Variation5:15
  • 2The Wizard7:24
  • 3Spirits6:49
  • 4Ghosts : Second Variation9:59

enregistrement

New York City, USA, 10 juillet 1964

line up

Albert Ayler (saxophone), Sunny Murray (batterie), Gary Peacock (contrebasse)

remarques

Il s'agit d'un pressage cartonné européen à tirage limité

chronique

Styles
jazz
free jazz
Styles personnels
free jazz

D'un point de vue purement historique, "Spiritual Unity" est le premier disque à paraître, en 1964, sur ESP-Disk, le label de l'avocat et, par ailleurs, grand amateur de musique - il faut bien ça, Bernard Stolleman. Il inaugurait ainsi toute une série de disques d'artistes qui seraient abandonnés à leur propre destinée puisque le leitmotiv du label, aussi incroyable que cela puisse paraître de nos jours, a toujours été (et demeure d'ailleurs) de laisser une liberté d'action totale à l'artiste quant à la production de son disque, le label n'intervenant au final que pour la distribution et une partie du financement. Quoi de plus normal, dès lors, de retrouver en ce label un des fers de lance les plus sincères et les plus authentiques de la poudrière free jazz qui déferlait alors sur le continent américain. Ce disque va asseoir la personnalité dérangeante d'Albert Ayler qui, contrairement à beaucoup de ses amis musiciens, n'a pas suivi, à la base, de formation jazz, mais plutôt rhythm'n'blues. Cela aura pour conséquence de rendre son discours peut-être plus rugueux et moins intellectualisé que ses congénères, et peut-être aussi, à force, plus radical, tant dans la forme que dans le fond. Son passage dans la troupe de Cecil Taylor ne pouvait bien sûr que l'encourager dans cette voie. Mais contrairement à ce que l'on pouvait s'attendre, "Spiritual Unity", s'il est encore aujourd'hui un brûlot de musique contestataire en guerre contre elle-même et éprise de liberté, le discours qu'elle arbore ne relève pas d'un extrêmisme outrancier. Sur ses deux variations de "Ghosts", Ayler se permet de revisiter à sa manière des chansons traditionnelles du répertoire américain ("Tom Dooley"), si bien que ses mélodies - je dis bien mélodies - restent accessibles et non pas l'affaire d'une élite qui aime se masturber les neurones. En trio avec l'ineffable Gary Peacock et le scintillant Sunny Murray, Albert Ayler grave trente petites minutes qui résonnent encore aujourd'hui comme l'écho d'une vérité brute et sans complaisance.

note       Publiée le jeudi 21 novembre 2002

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notes

Note moyenne        5 votes

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Klarinetthor › samedi 6 février 2016 - 17:43  message privé !

il y a tellement de metalleux dans le monde que l'on force a ecouter du free, c'est honteux. Je m'en vais creer une petition.

Dioneo › samedi 6 février 2016 - 17:40  message privé !
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Ouais, fais pas l'gond (Philippe...).

Sigur_Langföl › samedi 6 février 2016 - 17:37  message privé !

Grossière erreur. Une porte qui fait le même bruit qu'Ayler, t'aurait clairement dû la vendre sur eBay.

necroproject › samedi 6 février 2016 - 10:32  message privé !

J'ai remis de l'huile sur les gonds de ma porte ce matin car j'en avais assez qu'elle fasse le même bruit que "Spiritual Unity" d'Albert Ayer.

Note donnée au disque :       
Reflection › lundi 14 janvier 2013 - 15:31  message privé !

Ok merci pour ton avis (terrible le "Darkmagus" de miles d'ailleurs). J'avais entendu dire que la section rythmique était très "étouffée" sur cet enregistrement et que la présence du publique était un peu trop mise en avant. J'irai jeter une oreille tout de même.