Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesAAlbert Ayler › Live In Greenwich Village: The Complete Impulse Recordings

Albert Ayler › Live In Greenwich Village: The Complete Impulse Recordings

14 titres - 134:01 min

  • 1. Holy Ghost
  • 2. Truth Is Marching In
  • 3. Our Prayer
  • 4. Spirits Rejoice
  • 5. Divine Peacemaker
  • 6. Angels
  • 7. For John Coltrane
  • 8. Change Has Come
  • 9. Light In Darkness
  • 10. Heavenly Home
  • 11. Spiritual Rebirth
  • 12. Infinite Spirit
  • 13. Omega Is The Alpha
  • 14. Universal Thoughts

enregistrement

Recording Details Track 1: March 28, 1965 The Village Gate, New York Tracks 2 to 6: December 18, 1966 The Village Vanguard, New York Tracks 7 to 14: February 26, 1967 The Village Theatre, New York

line up

Albert Ayler (alto & tenor saxophones), Albert Ayler (saxophones alto et ténor), Donald Ayler (trompette), Call Cobbs (piano), Henry Grimes (bass), Beaver Harris (batterie), Sunny Murray (batterie), Alan Silva (bass), Lewis Worrell (contrebasse), George Steele (trombone); Michael Sampson (violin), Joel Freedman (violoncelle), Bill Fowell

remarques

chronique

Styles
jazz
free jazz
Styles personnels
free jazz

On se souvient tous de notre première fois avec Albert Ayler. Pas vraiment le panard, non, parce que ça fait plutôt mal. Pas très à l’aise, on est timide, on se laisse faire, et lui en profite pour y aller comme un bourrin. Déstabilisant. On n’a jamais entendu une telle liberté avant ça. Imaginez un peu, les premiers blast beats de l’histoire ! Dans les années 60 ! Ce live, réunissant une chiée de titres de Spiritual Unity, Spirits et la totalité de In Greenwich village, restera pour longtemps l’album étalonnage pour qui veut connaitre le cri du free jazz. Ayler est l’imbattable du souffle divin, ce souffle qui inspirera Coltrane pour sa carrière free, une sorte de déflagration rugueuse qui brûle tout sur son passage. Couinements, hurlements stridents, bataille de chats, c’est un festival de cri qui s’abat sur les ondes de choc de Sunny Murray et de l’énorme et terrifiant Alan Silva (responsable de l’un des big band les plus extrêmes de l’histoire). La polymorphie des frangins, au sein de ce segment de chaos, laisse coi : tour à tour gospel et religieux, marche militaire ou fanfares et hymnes nationaux, le feu prend au gré du vent et de l’inspiration de ces frères de sang et d’esprits. Car la musique d’Ayler, si elle terrifie de prime abord, n’est que spirituelle. Magique. Shamanique. Elle entraine la transe par son incroyable violence et les nombreuses répétitions obsessionnelles dont elle jouit. Et bien qu’un peu bâtard (puisque posthume), cet énorme double album n’a pas à rougir face aux classiques Free jazz et autres Ascension, dont il serait le penchant primaire et immédiat, moins dense mais tout aussi furieux. La rage de vivre. Et mort à 34 ans, comme tout le monde. Laissant derrière lui l’héritage de la liberté de tout ces morts à 34 ans. C’en serait presque insultant.

note       Publiée le mardi 22 août 2006

Dans le même esprit, saïmone vous recommande...

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Live In Greenwich Village: The Complete Impulse Recordings".

notes

Note moyenne        20 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Live In Greenwich Village: The Complete Impulse Recordings".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Live In Greenwich Village: The Complete Impulse Recordings".

Cinabre › lundi 27 avril 2020 - 19:00  message privé !

Jamais été trop fan de Silva et consorts sur celui-là, je comprends. Après l’intégration, je pense pas que ce soit leur but non plus. La tension et l’absence de compromis font partie intégrante des improvisations. Mais la batterie, les cuivres et le piano font parfois preuve d’une beauté rare et inattendue.

brotsch › lundi 27 avril 2020 - 13:27  message privé !

Mon premier contact avec Ayler. J'ai toujours été gêné par la redondance sur la forme, à 2 ou 3 exceptions près (Angel; For JC), et j'ai toujours l'impression que les cordes ne savent pas trop quoi faire pour s'intégrer. A contrario, l'approche émotionnelle et physique d'Ayler me touchera tellement plus dans le format plus minimaliste du trio Spirtitual Unity, ou dans le cadre plus "soul" de la fin.

Reflection › mercredi 13 mars 2013 - 22:37  message privé !

Faut poursuivre la lancé dans le Free ! Albert Ayler - Holy Ghost ? Sacré pavé !

Norris › samedi 29 janvier 2011 - 13:57  message privé !

Fanfare hémorragique.

Sigur_Langföl › mercredi 18 novembre 2009 - 23:00  message privé !

C'est vrai, restons lucides… La connerie s'est sans doute répandue dans l'humanité toute entière. Ca m'empêchera de revoir un concert. De quoi que ce soit d'ailleurs.

Note donnée au disque :