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Rainbow › Stranger in us all

  • 1995 • Rca 74321303372 • 1 CD

cd • 10 titres • 51:04 min

  • 1Wolf to the moon04:16
  • 2Cold hearted woman04:31
  • 3Hunting humans05:45
  • 4Stand and fight05:22
  • 5Ariel05:39
  • 6Too late for tears04:56
  • 7Black masquerade05:35
  • 8Silence04:04
  • 9Hall of the mountain king05:34
  • 10Still I'm sad05:22 [reprise des Yardbirds]

enregistrement

Enregistré aux Long View Farm Studios

line up

Ritchie Blackmore (guitares), Doogie White (chant), Greg Smith (basse, chant), John O. Reilly (batterie), Paul Morris (claviers)

Musiciens additionnels : Candice Night (chant), Mitch Weiss (harmonica)

remarques

L'album est sorti sous le nom "Ritchie Blackmore's Rainbow"

chronique

Styles
rock
hard rock
Styles personnels
fm

Vous pensiez en avoir fini avec Rainbow ? Eh ben non ! Parce que même si Ritchie a rejoint Deep Purple et a donc dissout Rainbow en 1984, neuf ans plus tard il l'a ressuscité suite à son deuxième départ de Deep Purple, semble-t-il définitif ce coup-ci (?), avec un tout nouveau line-up. Et cette fois, les musiciens qui l'accompagnent sont d'illustres inconnus. Ritchie aurait voulu à l'origine sortir ce disque sous son nom, mais comme souvent, la maison de disques a fait pression pour que le nom Rainbow soit utilisé afin d'attirer le chaland nostalgique du groupe formé par Blackmore au milieu des années 70. C'est donc à l'image du premier album du groupe que le résultat de cette reformation est sorti sous le nom "Ritchie Blackmore's Rainbow". Ce "Stranger in us all" représente donc le successeur de "Bent out of shape", sorti 12 ans plus tôt. Et on peut dire qu'il reprend les choses là où elles s'étaient arrêtées à l'époque. Musicalement, on nage en plein rock 80's qui sonne un peu daté en plein milieu des années 90. Même si la production est plus moderne, le style est bien ancré dans ce hard FM avec un chanteur qui reste dans le même ton que Joe Lynn Turner ou Graham Bonnet. Bref, il n'y a pas trop d'effet de surprise, mais d'un côté, au moins, il n'y a pas de grande déception. Et au final, il faut bien avouer que le résultat n'est pas si mauvais que cela honnêtement. Sans être monumental, l'album possède de bonnes chansons ("Hunting humans", le très Zeppelinien "Ariel" - avec cette intro à la "When the levee breaks" -, "Black masquerade" notamment) et surpasse une bonne partie de ce que le groupe a pu créer dans les années 80. Il n'y a pas de prises de risques, l'album est classique, du rock typique de la formation avec une guitare bien mise en avant, mais tout en sentant qu'il s'agit d'un véritable effort de groupe. Le disque possède une bonne dynamique, même si l'ensemble sonne quand même daté (pour ne pas dire has-been), et il s'écoute bien. Le groupe évite l'écueil de "Bent out of shape", c'est déjà ça, et c'était loin d'être gagné sur le papier ! On peut aussi noter une volonté d'ajouter de plus en plus de parties néo-classiques dans un style moins oriental que ce que le groupe a pu produire dans le passé (comme sur "Gates of Babylon"). L'album se termine de manière curieuse mais pas si inintéressante que cela avec une ré-interprétation du fameux "Hall of the mountain king" de Grieg donnant la part belle à la guitare de Blackmore pour une version vraiment sympa avant de finir sur le ré-enregistrement réussi de la reprise des Yardbirds, "Still I'm sad", déjà présente sur le premier album du groupe, ici en version non-instrumentale (comme sur le live "On stage"). Le résultat est donc dans la globalité assez satisfaisant même si on nage dans une atmosphère 80's dépassée et parfois clairement kitsch ("Silence" en tête), mais compte-tenu des derniers albums du groupe, on peut s'estimer heureux avec un album bien construit et assez inspiré. Sans être excellent, l'album reste écoutable et n’entache pas la carrière du groupe. Il ne s'agira que d'un one-shot finalement, Ritchie préférant se focaliser par la suite sur la musique néo-classique avec le projet qu'il a créé avec sa femme Candice Night (qui fait quelques apparitions ici), Blackmore's Night. Pendant près d'une vingtaine d'années, il s'agira du seul projet musical de Ritchie. Cependant, il ne s'agit pas non plus de la fin de Rainbow vu qu'il ressuscitera à nouveau ce groupe en 2015 pour des séries de concerts et même quelques nouveaux titres enregistrés. Pour l'instant aucun album n'est prévu, mais sait-on jamais, avec le guitariste, on a appris à être surpris, alors pourquoi pas un neuvième album. Time shall tell...

note       Publiée le vendredi 12 juin 2020

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torquemada › vendredi 12 juin 2020 - 17:29  message privé !

Etrange album qui remonte la pente après les affreuses années 80 tout en sonnant complètement générique malgré ses encartades néocclassiques un peu tartes. Et dire que Doogie White était apparemment le challenger de Blaze Baley pour prendre la place de Dickinson dans Maiden...

Note donnée au disque :