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Rainbow › Ritchie Blackmore's Rainbow

cd • 9 titres • 36:54 min

  • 1Man on the silver mountain04:37
  • 2Self portrait03:12
  • 3Black sheep of the family03:19 [reprise de Quatermass]
  • 4Catch the rainbow06:36
  • 5Snake charmer04:30
  • 6The temple of the king04:42
  • 7If you don't like rock n' roll02:36
  • 8Sixteenth century greensleeves03:29
  • 9Still I'm sad03:53 [reprise des Yardbirds]

enregistrement

Enregistré entre le 20 février et le 14 mars 1975 aux Musicland Studios

line up

Ritchie Blackmore (guitares), Ronnie James Dio (chant), Craig Gruber (basse), Gary Driscoll (batterie), Mickey Lee Soule (piano, claviers, mellotron)

remarques

chronique

Styles
country
folk
progressif
rock
hard rock
Styles personnels
70's

Oui, Rainbow ! Cela fait une douzaine d'années qu'on vous parle de Deep Purple, mais rien n'avait encore été dit sur le groupe formé par Ritchie Blackmore après son (premier) départ de Deep Purple en 1975. Tout débute en fait quelques mois plus tôt, en 1973, quand, suite aux différents changements de personnels au sein de Deep Purple, entrainant des évolutions stylistiques, Ritchie Blackmore propose à ses comparses une reprise du morceau folk "Black sheep of the family" de Quatermass, proposition qui fut rejetée par ses acolytes. Qu'à cela ne tienne, on ne la fait pas comme ça à Ritchie ! Il engage alors un petit groupe qui a souvent fait les premières parties de Deep Purple, Elf, pour enregistrer ledit morceau. Ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose, mais son chanteur le devrait certainement... Son nom ? Ronnie James Dio ! A l'époque, le lutin écume les planches américaines, enchainant les formations depuis la fin des années 50. Ce pionnier du rock a à peine touché du doigt la reconnaissance avec sa participation au "Love is all" de Roger Glover (lui aussi de Deep Purple), mais, alors qu'il a largement passé la trentaine, sa carrière fait du sur place. Elf justement, son dernier groupe, évoluant dans un style mélangeant country et blues, ne démérite pas, mais le succès reste d'estime et tarde à vraiment arriver après trois albums. L'Américain a enfin là l'occasion de montrer son talent à une échelle plus haute. Il ne la gâchera pas ! Cet album, qu'on peut vraiment penser comme un effort solo de Ritchie Blackmore aidé par un groupe dédié spécifiquement à l'enregistrement studio, propose un rock très seventies, très conventionnel, encore bien ancré dans le début de cette décennie, avec des claviers bien présents, mais dans un style progressif vraiment sympa. Les compositions sont bonnes, qu'elles soient énergiques ou plus douces, comme le très Uriah Heep et brumeux "Catch the rainbow" ou folkloriques, voire même country (réminiscences d'Elf, Dio ayant lui aussi participé à la composition de l'album). "Man on the silver mountain" aurait très bien pu sortir sous le nom Deep Purple Mk. II et reste un brûlot à la "Black night" ou "Highway star". Surtout, l'album évite un écueil majeur. Comme il s'agit d'un album solo à peine maquillé, on aurait pu penser à un disque entièrement tourné sur Ritchie Blackmore et sa guitare. Il n'en est rien ! Et heureusement ! Je dirais même qu'on a l'impression d'entendre le fruit d'un travail de groupe. La production est bien équilibrée et même, je trouve que parfois la guitare est un peu trop en retrait ! Mais surtout, la révélation ici, et tout le monde doit s'en douter, c'est bien évidemment la performance de Ronnie James Dio. Franchement, dès ce premier album de la formation, on voit bien que ce type a un chant à part. Beau, posé, calme, clair et possédant un coffre puissant, profond et charismatique, son chant ne laisse pas indifférent. Voilà, ce petit bout d'homme frêle devenait un géant dès lors qu'il commençait à chanter. Lors de l'enregistrement de ce disque, Ritchie faisait toujours partie de Deep Purple et ce ne devait être qu'une petite parenthèse dans sa carrière. En quelques mois, c'est devenu son groupe principal. Très vite, les choses vont évoluer, les tournées vont s'enchaîner, avec la mise en place d'un autre groupe, Ritchie ne gardant que Dio (bien évidemment !). La suite ne va pas tarder à exploser... Ce premier essai, déjà très bon et surtout homogène, n'est en fait qu'un petit hors d’œuvre. Rainbow se met en place et pose ici les bases de son style. La suite sera encore plus travaillée, moderne et amènera le groupe dans une autre dimension.

note       Publiée le dimanche 5 avril 2020

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notes

Note moyenne        9 votes

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SEN › mercredi 8 avril 2020 - 18:01  message privé !

Et tous ces beaux morceaux sont tout à fait sublimés en live sur le fabuleux "On Stage" !

Note donnée au disque :       
Rikkit › lundi 6 avril 2020 - 00:45  message privé !

Marrant Elf, je me rappelle que plus jeune j’avais poncé l’éponyme, absolument hypnotisé par le piano boogie du skeud (allez comprendre) et puis l’intro de Dixie Lee Junction. Je ne connais pas ce premier opus de Rainbow, mais les deux suivants butes, l’un bien hard prog et l’autre plus burné et rock n’roll (déçu d’ailleurs aux premières écoutes par le manque de claviers).

magnu › dimanche 5 avril 2020 - 18:41  message privé !

ce fut mon 1er Rainbow et à l'époque, j'étais déçu car pas assez rentre dedans. Normal à 12 ans, tu préfère "Highway Star" ou "Burn". N’empêche que c'est un album de grande qualité et une des meilleures performances de Dio sur toute sa carrière. J'ai toujours eu un faible pour cette version studio de "Catch the Rainbow", bien Hendrixienne je trouve. Blackmore fait parler plutôt son talent de compositeur que de guitariste. Pour résumer, de très bonnes compo qui seront transfigurées sur scène et un album au charme désuet. Moi aussi je garde des boules pour celui d'après...

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dimegoat › dimanche 5 avril 2020 - 17:21  message privé !

Il faut garder les 6 boules pour le suivant mais on est déjà là dans le top de ce qu'a pu sortir Blackmore (et Dio aussi, d'ailleurs)

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torquemada › dimanche 5 avril 2020 - 14:39  message privé !

Le gros défaut de cet album, comme de ceux de Deep Purple à la même époque d’ailleurs, c’est la comparaison avec les versions live. Quand on réécoute « Man On A Silver Mountain » en version studio ensuite, on a l’impression d’être à la maison de retraite.

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