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Rainbow › Difficult to cure

cd • 9 titres • 42:53 min

  • 1I surrender04:01 [reprise de Head East]
  • 2Spotlight kid04:54
  • 3No release05:33
  • 4Magic04:07
  • 5Vielleicht das nächste mal03:17
  • 6Can't happen here04:57
  • 7Freedom fighter04:21
  • 8Midtown tunnel vision04:31
  • 9Difficult to cure05:57

enregistrement

Enregistré aux Sweet Silence Studios et aux Kingdom Sound Studios

line up

Don Airey (claviers), Ritchie Blackmore (guitares), Roger Glover (basse), Joe Lynn Turner (chant), Bob Rondinelli (batterie)

remarques

chronique

Styles
rock
hard rock
Styles personnels
fm

Et patatra, tout s'est écroulé... Les années 80 sont là, ça fait quelques années que Ritchie Blackmore veut une approche musicale plus accessible, Joe Lynn Turner est au chant... Rainbow rentre de plein pied dans le rock FM ! Pour le meilleur et surtout pour le pire ! Ne cherchez plus ici de belles envolées lyriques, à part la très clichée 9ème symphonie de Beethov' en mode guitares par Blackmore bien évidemment et un rapide autre instrumental de mauvais goût ("Vielleicht das nächste mal"), ce cinquième album est calibré avec des chansons de moins de 5 minutes. D'ailleurs, on se rapproche de plus ou plus d'un projet autour de Ritchie Blackmore plutôt qu'un vrai groupe. C'est presque même plus flagrant que pour le premier album, alors qu'à l'époque, c'était à l'origine son but premier ! Tout n'est pas non plus à jeter, ça commençait déjà plutôt bien avec quelques morceaux relativement honnêtes dans ce style FM. "No release" partait super bien avec un riff Zeppelinien à mort sur une rythmique de plomb et une grosse caisse bien ample comme les aimait Bonham avant de partir en mode soul totalement à côté de la plaque. "Spotlight Kid" n'est pas pourri avec une grosse cavalcade à la double pédale, hélas mal exploitée par une production pas adaptée, et bien évidemment, en ouverture le hit "I surrender" est un single en puissance avec un excellent refrain et des leads de guitare vraiment bonnes. Assurément le seul morceau de l'album à pouvoir entretenir la flamme. Mais bon, il ne faut pas se leurrer, ça reste un bon ton en dessous de ce que le groupe pouvait faire par le passé. Le constat est amer parce que c'est beaucoup dû à une prod affreuse. Cozy Powell a bien fait de quitter le navire tant son style aurait été massacré par cette prod propre et lisse. Ca se gâte par la suite d'ailleurs... "Magic", c'est un morceau de variétoche que j'aurais bien vu dans un générique de programme télé sur TF1 un samedi soir dans les années 80 du style "Champs-Elysées" ! Une horreur ! C'est un vrai mélange bâtard entre Yes et Uriah Heep dans leurs pires moments des années 80. Joe Lynn Turner est peut-être l'homme de la situation pour Blackmore dans son projet commercial, mais franchement, son chant manque tellement de personnalité et de puissance rock n' roll ! Typiquement le genre de chanteur lisse ! La deuxième face enfonce le clou avec une succession de morceaux creux avec au mieux des idées intéressantes, comme le refrain de "Freedom fighter", mais noyées dans un océan de mauvais goût, de guimauves et de sucreries comme seules les années 80 ont pu nous en produire ! Et même si l'album n'est pas totalement pourri, franchement, quand on compare rétro-activement avec les trois premiers albums, on se dit vraiment que l'heure de gloire de Rainbow est passée. Le début de la débandade. Et ce n'est pas fini...

note       Publiée le mardi 28 avril 2020

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Note moyenne        4 votes

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magnu › mardi 28 avril 2020 - 20:46  message privé !

Et badaboum, Rainbow est devenu Foreigner...

Un album très correct pour les amateurs de Hard FM british. Mais Pour les autres...

C'est Russ Ballard qui a composé "I surrender", tout comme "Since you've been gone" au fait :)

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dimegoat › mardi 28 avril 2020 - 18:17  message privé !

"le seul morceau de l'album à pouvoir entretenir la flamme": et je viens de voir que c'est une reprise. Lose + flemme!

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torquemada › mardi 28 avril 2020 - 17:41  message privé !

La pochette est bien dans l'air du temps. Par contre c'est plus les boules quies que les masques qui sont appropriées avec cet album.

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