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Urfaust › Ritual Music for the True Clochard

cd | 10 titres | 49:36 min

  • 1 Ragnarök Mystiker [05:42]
  • 2 Gespinnst des Verderbens [04:27]
  • 3 Verflucht das Blenden der Erscheinung [07:09]
  • 4 Der Gottesverächter [04:45]
  • 5 Verächtung wird einen messertragenden Schatten [02:41]
  • 6 Der halbtoten Dichters Schein-Existenz [05:10]
  • 7 Dämmert, gelähmt und mit scheinbar erloschenem Geist [04:21]
  • 8 Unter Töchtern der Wüste [06:41]
  • 9 Vom Geist der Schwere [04:33]
  • 10 Der König in Thule [04:07]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré par Herr Deportator au Patjakker Noeve, Kollum Bunker, Lytsewald Ghostfarm. Remasterisé par Herr Deportator.

line up

VRDRBR, IX.

remarques

Sorti en cd, vinyle, et sur bandcamp. Illustration par M Eikenaar.

chronique

Je me suis souvent demandé ce qu’était la vie du mec qu’on trouve tout dépouillé sur la pochette du "Hvis lyset tar oss" de Burzum ; je ne le sais toujours pas, mais ce que je sais, c’est comment qu’on l’a buté, regardez la pochette de cette compilation d’Urfaust. Non ? Ça collerait bien, se faire suriner par un clodo des bois complètement bourré et parano ; et ça va bien avec l’image que je donne aux gens derrière cette musique obsédante, belle, sale et enivrante... "Praise intoxication et hail possession!" qu'ils disent ! Urfaust donc, groupe hollandais ayant déjà laissé des traces persistantes dans mon esprit, sortira cette compilation regroupant plusieurs splits et des extraits remasterisés de la partie la moins « ambient » de « Verräterischer, nichtswürdiger Geist » alias leur deuxième album chroniqué ici même. D’ailleurs la compilation commence par des pistes de cet objet, remasterisé donc, mais gardant cette crasse, cette poussière, mettant en valeur ce chant pincé, gueulard et habité par les visions mystiques dévoilées, on s’imagine, par l’excès de boutanche. Et qu’est-ce que c’est bô. Qu’est-ce que c’est lyrique, et raw à la fois, exprimé avec un tempo lent, très déclamatoire et parfois assez chanson de comptoir ou de marin, histoire de boucler la boucle de ceinture. Sauf que ça ne tchatche que de Ragnarök et de possession en allemand mais sans consonnes. Exemple : "aahahheeeuuahahhhhahlala lalala". Nous écouterons ensuite plusieurs autres splits, le groupe en ayant commis une pelletée que je m’essaye petit à petit de parcourir, mais c’est pas gagné... des splits, des splits ! Ceux produits avec Circle of Ouroborus, Joyless, The Ruins of Beverast et Celestial Bloodshed pour être précis, les premiers splits d'une longue série. Alors, déjà, « entre parenthèses », mais pas tant que ça, je dirais, en chapeau plutôt, j’aurais dû dire tout de suite : saoulez vous en écoutant ce disque. C’est comme Electric Wizard, ça passe mieux en « buvant un coup » ; vraiment. Fin de la "parenthèse". Donc je disais, les splits ; ben évidemment le son pourrait être déséquilibré, parce que ce ne sont pas les mêmes enregistrements, normal. Mais non, ça a été lissé pour donner l'impression d'un grand album de black mid tempo, rempli de chansons tristes et beuglées comme un dogue allemand portant monocle et favoris. On reste toujours dans la même période, celle des débuts du groupe entre grosso merdo 2005 et la sortie de cette compilation en 2012 ; le groupe a donc déjà, on imagine, une solide « fanbase » comme dirait un prof de marketing, et peut déjà donc se permettre de faire un bilan de son « projet » comme dirait un gouvernement, pour ensuite re-chier des splits et, de temps en temps, un EP ou album plus long - "Apparitions" puis "Empty Space Meditation" en ce qui concerne la phase 2 de l'histoire d'Urfaust. Et on régale donc l’amateur de vapeurs collantes aux chaussettes, de visions qui se troublent, on relève la tête du comptoir, on se retourne, on cherche les chiottes y a tout qui tangue mais c’est cool, les voix font comme dans Trainspotting et on arrive au fond du couloir et là c’est la chute, plus rien d’autre que du noir, et jamais plus on ne le retrouva ! Pour résumer Urfaust sait comme peu d'autres examiner et restituer ce moment au-delà du réel de toute Grande Cuite, celle qui fait passer un pied de l’autre côté : on sait qu’on pourra revenir, mais en fait on s’en fout, on oublie et le feu brûle tout ça ; et c’est donc exprimé black metal, lent, triste, avec des relents de musique gothique je trouve, dans le chant, la répétitivité, les déclamations dandyesques - écoutez moi ce "Der halbtoten Dichters Schein-Existenz", je ressors mon rimmel direct ; crôa ; quoi ? Écoutez ces chœurs sur "Der König in Thule" ; ça me fait penser d'ailleurs que l'obsession du Nord chez l'extrême droite et le black metal n'est pas souvent très second degré... mais en écoutant ce roi de Thulée chez Urfaust, je vois plutôt une cour décadente faite de pouilleux qui sentent la mauvaise gnôle. Pourquoi pas ; la mystique revisitée selon les standards du comptoir. Des dieux qui se grattent les burnes. Qui se tapent des morbacks. Qui se grattent le nez et qui pètent ! Et qui rotent leur vin ou leur hydromel selon le pays... enfin, elle est méga belle cette compilation, et vous donnera envie, comme bibi, de gratter leur discographie pour être toujours plus content tellement c'est toujours bon. Car être content, ma foi, c'est quand même : très important !

note       Publiée le mardi 17 janvier 2017

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Demonaz Vikernes › mercredi 18 janvier 2017 - 14:54  message privé !

Compilation indispensable pour ces 8 premiers titres (les 2 derniers sont un cran en dessous mais font office de bonus toujours plaisant), retraçant ce qu'Urfaust à fait de meilleur avec l'album de 2010. Ça perdra un peu de son cachet par la suite.

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Klarinetthor › mardi 17 janvier 2017 - 17:12  message privé !

Le skeud qui m'a fait decouvrir Urfaust; et qui s'enchaine comme un vrai album; ca sonne mieux que sur les split.

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