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Urfaust › The Constellatory Practice

cd | 6 titres | 53:48 min

  • 1 Doctrine of Spirit Obsession [13:19]
  • 2 Behind the Veil of the Trance Sleep [07:47]
  • 3 A Course in Cosmic Meditation [04:34]
  • 4 False Sensorial Impressions [06:01]
  • 5 Trail of the Conscience of the Dead [12:44]
  • 6 Eradication Through Hypnotic Suggestion [09:23]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et mixé au Bunker par Deportator et Urfaust. Masterisé par Pieter Kloos au Void.

line up

VRDRBR (batterie), IX (guitare, voix)

remarques

Sorti en cd, vinyle, et sur bandcamp.

chronique

Je fais souvent ce rêve étrange et pénible d'être bloqué dans une boucle comme ce pauvre gars dans le "Lost Highway" du vieux Lynch. Ce ne sont pas forcément de grands moments de félicité, c'est frustrant, souvent parce qu'il y a quelque chose qui coince, parce qu'un élément ou un évènement en moi s'est figé et ça peut se focaliser sur n'importe quel artefact créé par l'anxiété - un héros, un proche, une porte, une procédure, un programme, une relation, une tristesse, une joie... Je ne veux pas dire que je n'aime pas explorer ces méandres psychiques, ou spirituels, ou névrotiques (vous choisissez votre mot préféré) ; je suis même fasciné par son fonctionnement surtout parce que je sais intimement que je ne pourrai jamais voir le bout du paysage, je n'aurai jamais le panorama entier, il y aura toujours quelque chose qui me dira que je ne peux pas aller plus loin, et hop on est reparti dans l'oesophage du serpent qui se bouffe la queue. Et pourtant, parfois, des artistes arrivent à signifier de manière si puissante l'incongruité de l'esprit et de ses contractions que je sens que je peux, de temps en temps, approcher de la source de lumière quand je lis ou que j'écoute leur propos. C'est le cas d'Urfaust, spécialiste de transes particulières, qui, lorsqu'elles sont un minimum préparées, ou alors génialement improvisées ou interprétées m'offrent un miroir intriguant, un guide Michelin loufoque des impasses de ma pauvre caboche. Et là, sur ce dernier album je crois qu'ils ont atteint une sorte de pic dans l'étrange catégorie que j'ai essayé de vous décrire ci-dessus. Vous retrouverez ici un Urfaust super produit, pas du tout casserole ni canard, pas du tout alcoolisé (ou alors enregistré deux jours après la cuite du siècle ?), méga-lyrique, très lent, très peu crié, et finalement lorgnant de plus en plus vers le doom metal que le black metal, certains moment fleurant même un peu les éléments les plus traditionalistes de cette école de la noirceur, cf. notamment "Trail of the Conscience..." finissant même sur une note inédite qu'on pourrait qualifier de proche de ce fourre-tout "post-hardcore" (si si !)... Bon, je ne vais pas vous saucissonner le disque pour vous dire quelles sont ses respirations, ses montées et descentes, je vais juste vous conseiller de l'écouter en boucle, la conclusion lorgnant vers une cacophonie magmatique pointant le doigt évidemment vers la piste 1 grâce à la magie du "same player : shoot again" : les albums d'Urfaust sont comme des parties rêvées de Flipper ! Extra Ball à volonté ! Enfin, voilà : The Constellatory Practice, comme d'autres oeuvres d'Urfaust saura se faire apprécier dans un état second, mais je ne vous demande pas non plus de vous mettre la tête à l'envers, c'est mauvais pour la santé ! A l'instar du Sleep des Grands Jours, cet album est en effet idéal pour vous coincer dans des cauchemars insensés simplement en foutant le bouzin à volume optimal et en ronflant comme un sonneur sur le canapé à 15h : testé et approuvé. Par une économie de moyens qu'on leur connait, un esprit plus métal tu meurs, un épique aiguisé et un sens du sérieux pas très très sérieux, Urfaust arrive donc, je ne sais comment à m'accrocher encore, album après album et c'est bien rare chez le "moi de nos jours" pour que je m'empêche de me dépêcher de vous causer de cette dernière offrande. Joie ! Musique ! Magique ! Mon nom c'est Urfaust et pour tout ce que j’édicte ! J'enchaine, et vous quitte ! Tout empegué, l’œil coincé, avec la vague sensation d'avoir compris quelque chose, mais je crois que j'ai oublié...

note       Publiée le vendredi 25 mai 2018

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kama › mardi 29 mai 2018 - 10:34  message privé !

Des relans Broadrickiens pas dégueu, mais sans saveur particulière. Parfait pour faire un gros dodo après une journée de travail stessante -un comble pour ce groupe- cela dit, ils osent, et c'est tout à fait louable. Je préfère largement ces prises de risque qu'une énième redite de leurs précédents albums.

Note donnée au disque :       
born to gulo › vendredi 25 mai 2018 - 19:24  message privé !

Les morceaux ambient m'ont gentiment charmé, Trail machin m'a puissamment bandé... Pas très motivé pour le travailler au corps tout de suite, ça ronronne un peu.