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Abbath › Abbath

cd • 10 titres • 48:11 min

  • 1To War!05:35
  • 2Winterbane06:49
  • 3Ashes of the Damned03:51
  • 4Ocean of Wounds04:44
  • 5Count the Dead04:57
  • 6Fenrir Hunts04:38
  • 7Root of the Mountain05:39
  • 8Endless04:37
  • 9Riding on the Wind*03:04 [Reprise de Judas Priest]
  • 10Nebular Ravens Winter*04:17 [Reprise de Immortal]

enregistrement

Guitare et basse enregistrées par Dag Erik Nygaard au Bergen Lydstudio, Norvège. Batterie enregistrée par Daniel Bergstrand au Dug Out Studio, Uppsala, Suède. Mixé et masterisé par Daniel Bergstrand et Giorgos Nerantzis au Dug Out Studio.

line up

Abbath Doom Occulta (voix, guitare, basse), King Ov Hell (basse), Kevin Foley [Creature] (batterie).

Musiciens additionnels : Geir Bratland (claviers, samples), Herbrand Larsen (claviers, samples), Ole André Farstad (guitare).

remarques

"Nebular Ravens Winter" est un réenregistrement d'un morceau écrit par Abbath qu'on peut retrouver sur l'album "Blizzard Beasts" d'Immortal (1997).
*Les deux pistes bonus sont disponibles seulement sur la version CD.

chronique

Immortal est mort, re-mort, enterré. C’est pas moi qui le dit, c’est Abbath ! Comme quoi tout crève… et hop, en fondu enchainé, avec comme bande annonce des photos de l'orc de Bergen se promenant dans la forêt hache sur le dos les bottes à clous dans la neige, clébards / loups en laisse, une visite touristique de Londres avec son bassiste et batteur, sous les projecteurs, des photos promo toutes plus grotesques les unes que les autres dans la plus pure tradition de cet espèce de bouffon du roi de l’enfer, en gros un bon vieux plan marketing de l’étrange et on se retrouve avec un nouvel Immor… pardon Abbath. Alors j’y suis allé sur les doigts de pied avec cet album, le dernier Immortal ayant tourné une fois et demi chez moi, donc prudence avant jet dans la poubelle de la mémoire... et quarante minutes plus tard je me retrouve avec le silence dû à la fin de lecture de toutes les pistes, et l'envie de me le remettre. C’est ça le premier test avec les nouveautés, le test de la patience : « est-ce que je pourrai tenir plus de deux minutes ? Plus de quinze ? Où est la touche eject ? Où est la touche repeat ? ». En fait, j’ai apprécié cet album parce qu’il ne ressemble plus des masses à Immortal, ce dont j’avais un peu peur en fait, même si j’adoooore « Battles in the North », même si maintenant faut bien passer à autre chose… On a même parfois l’impression de ne pas vraiment écouter du black metal mais une espèce de grande messe de l’efficacité, du tirage d’oreille propre à un certain type de musique tellement populaire qu’on ne peut l’écouter en concert que dans des stades. Alors oui on peut entendre des plans guitare typiques du gars, du tin nin / tin-nin-nin-nin, il y a de la batterie qui frappe vite et fort, il y a des moments de furie à l’ancienne (les deux bouts de l’album, avec la chouette introduction de « To War! », et « Endless »), la voix de vicieux du Abbath est toujours aussi fendarde mais l’emballage est tellement léché, tellement brillant comme un digipack tout noir qu’il ne faut surtout pas chercher ici de la haine, ou de la misanthropie, ou de l’angoisse, ou du vide suicidaire ni même un sentiment d'épopée givrée telle que le monsieur a composé dans les années 1990, mais une sorte de drôle de mélange entre des clichés black metal de magazine en papier glacé et de fortes influences du rock ou metal plus populaire, plus vendeur, fédérateur, faisant de ce premier album solo sous le nom « Abbath » quelque chose de pas très extrême mais qui va j’imagine cartonner dans les festivals cet été, sachant ménager l'auditeur en parsemant l'album de moments plus lents et binaires un peu Killing Joke dernière fournée, avec une lichette de mélancolie pas trop forte, un peu de vent aussi dangereux que celui qui souffle sous la lune avec le loup qui hurle en dessous, comme sur ces t-shirts qu'on trouve sur les marchés le mercredi. Somme toute, ces morceaux un peu simples et catchiiii, ces grands hymnes de stades à la Abbath je les écoute sans me faire du mal, les coups de mous étant vite rattrapés par des rengaines qui réveillent les paupières… Ceci étant dit, il serait quand même un peu fou de dire que cet album révolutionne quoi que soit ou soit une pierre angulaire du black metal des années à venir mais plutôt un polissage général du son, du propos de notre panda devenu une espèce de self-made-man à l'américaine prêt à conquérir le monde… on entend en tout cas sur « Abbath » un gars qui s’est transformé en un monstre du show business en montrant à qui le veut son rebond aussi titanesque que celui d’un kangourou cyborg, redémarrage se voulant le plus réussi possible, non pas par la créativité ou la ouferie mais par la capacité d’étendre la masse de son auditoire jusqu’aux rives du bout du monde… à noter deux reprises sur la version CD qui valent le coup d'y jeter une oreille, une reprise très motorbike de Judas Priest (extraite de "Screaming for Vengeance") déjà sortie en décembre sur le single "Count the Dead" et le réenregistrement de "Nebular Ravens Winter" qui a au moins le mérite de montrer l'écart de style et le poids des années entre le jeune Immortal et le vieil Abbath…

note       Publiée le mercredi 3 février 2016

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Raudus › jeudi 21 novembre 2019 - 20:52  message privé !
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En tout cas, c'était un concert abbathons rompus.

Dead26 › jeudi 21 novembre 2019 - 20:13  message privé !

Franchement rien à bath de ces histoires...

born to gulo › jeudi 21 novembre 2019 - 17:22  message privé !

C'est pas bath tout ça.

Rastignac › jeudi 21 novembre 2019 - 17:13  message privé !
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Il semblait franchement abbathu en tout cas lors de sa dernière session d'auto lynchage.

Note donnée au disque :       
The Gloth › jeudi 21 novembre 2019 - 15:58  message privé !

Qu'on l'Abbath !