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Dead Can Dance › Aion

  • 1990 • 4AD CD

cd • 12 titres

  • 1The arrival and the reunion
  • 2Saltarello
  • 3Mephisto
  • 4The song of the sibyl
  • 5Fortune presents gifts not according to the book
  • 6As the bell rings the maypole spins
  • 7The end of words
  • 8Black sun
  • 9Wilderness
  • 10The promised womb
  • 11The garden of zephirus
  • 12Radharc

enregistrement

Produit par Dead Can Dance. Enregistré et produit en Irelande à l’exception des pièces 1 et 7, enregistrées et produites aux studios Woodbine, Leamington SPA.

line up

Lisa Gerrard, Brendan Perry, John Bonnar (Claviers sur titre 5) ; David Navarro Sust (Chants sur titre 1 et 5) ; Robert Perry ( Cornemuse sur titre 6) ; sur titre 10 : Andrew Robinson (basse de viole), Lucy Robinson (viole), Anne Robinson (Basse de viole), Honor Carmody (viole) / tous les autres instruments et voix sont interprétés par Brendan Perry et Lisa Gerrard.

remarques

chronique

Styles
musique classique
heavenly
Styles personnels
heavenly medieval

A la recherche d’une spiritualité toujours plus intègre, Dead can Dance se détache peu à peu des flots d’émotions déversés dans ses premiers albums, jusqu’au sublime «Within…». Les mélodies se sont étirées et marquent plus ouvertement leur culture, et malgré quelques incursions, cet album est une pure merveille d’acoustique ancienne. Les mélodies plus sobres ne s’élèvent plus par le pathos véhiculé mais par la tension sourde qu’elles entretiennent. La voix de Lisa Gerrard est devenue la texture dominante de cette musique, et les instruments savent souvent n’être que couleurs ou retouches. Les poings de Brendan et Lisa ont fini de se serrer, et ils tournent désormais leur paume vers le ciel. Globalement plus cohérent que son prédécesseur «Serpent’s egg», «Aion» garde de celui-ci la merveilleuse clarté, la grandeur méditative des «Host of seraphim» ou «Orbis de Ignis». (Ce dernier était d’ailleurs un laconique hommage affirmé aux Sibylles latines, on retrouve ici dans «Aions» une interprétation d’une partition originale d’un des Chants de la Sibylle catalane). Aux percussions médiévales s’associent les violes et basses de viole, certaines pièces sont des réarrangements de morceaux anciens, (Saltarello est une danse traditionnelle italienne du XIVème siècle), et la couverture est signée Jérome Bosch ; la source inspiratrice de cet album est donc clairement située. Là où «Serpent’s egg» semblait en effet ouvrir des pistes de recherche, qui seront exploitées finalement plus tard avec «Into the labyrinth», «Toward…» et «Spiritchaser», «Aion» prétend s’être trouvé, entre les XIV et XVIème siècles, dans les monastères espagnoles et français, et les campagnes dévotes. Sans atteindre de ce point de vue la stupéfiante profondeur des œuvres fondatrices de Hildegard von Bingen (autre temps tout de même, et autre région), Dead can dance maîtrise néanmoins son sujet. «The song of the Sibyl» permet à ce titre de mesurer l’espace de liberté que s’accorde le duo vis à vis de cette culture à laquelle il se confronte. L’utilisation de l’orgue lourd ou la voix masculine sans registre sont des distorsions par rapport au manuscrit. Sur cette pièce comme sur les autres, Lisa Gerrard est immense. Elle n’a rien plus à apprendre, pas même des grandes Figuerras ou Sœur Marie Keirouz, et sa voix plane sur ce disque, le tient, l’imprègne et l’habite comme seuls peuvent le faire ces rares artistes qui sont leur propre muse. Les chants qui nous sont présentés ici sont dépouillés et souvent austères, à l’exception d’un «Fortune presents…» où Brendan Perry nous rappelle ses britanniques «Ulysses» et autres «Severance», d’un «Black sun» au titre évocateur et qui tient de la dark wave acoustique, avec violons et cuivres (Brendan perry, encore), «Aion» est une voix lentement chantée sur la lande déserte et rude, un appel respectueux. «As the bell…» aux patterns electroniques ou «Radharc», folklore arabe, sortent un peu de l’album, pour marcher, déjà, sur la route qui conduit au labyrinthe. Lisa Gerrard et Brendan Perry ont souhaité ici se donner une leçon d’histoire, et l’ultime crédit dont ils pensaient sans doute avoir besoin. Ainsi soit il…

note       Publiée le samedi 4 mai 2002

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Note moyenne        31 votes

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SEN › mercredi 2 mars 2016 - 23:33  message privé !

Que 5 boules pour cet album qui est pourtant un aboutissement ?

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troubadourpaladin › mardi 29 septembre 2015 - 02:16  message privé !

Je suis impartial car ont parle d'ici de DcD hors des légende des dieux, dans leur domaine, mais juste parce que le cd est court, c'est un turn off on débande et ont se dit pourquoi c'est aussi court, ont se delecte du festin mais apres le disque ont a encore faim voila pourquoi je lui enleve des points crucial, parce que payer presque 30$ pour un disque cela tient a ce faire flouer, mais je maintien que ce disque est bon.

Pourquoi se faire rouler quand on peux tres bien acheter un Penderecki extra ou un naxos serie médieval(early music) et avoir sensiblement le meme trip.Quelqun a ecouter le disque sur naxos anima mea du fameux ensemble cosmedin et apres reparler moi, meme 'feeling'.

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julius_manes › mardi 26 juillet 2011 - 09:03  message privé !

Un THE MOON LAY HIDDEN... en + lumineux. Bon album, mais moins prenant que les 2 précédents...

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empreznor › samedi 13 octobre 2007 - 19:06  message privé !
Lisa Gerrard, heroïne nietzschéenne?
Wotzenknecht › samedi 13 octobre 2007 - 19:02  message privé !
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La voix de Brendan Perry, si harmonieuse soit-elle, ne peut sérieusement servir que d'accompagnement pour celle de Lisa Gerrard. Cette femme semble posséder tout le spectre lumineux dans ses cordes vocales, capable de briser un coeur de pierre ou de crever les nuages et ouvrir les âmes agnostiques au divin. Elle n'est pas là pour célébrer Dieu, c'est Dieu qui se manifeste en elle. Quant au disque, je le trouve légèrement plus ancré dans le réel que The Serpent's Egg qui, je le rappelle, possède 'The Host Of Seraphim'.
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