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cd • 13 titres

  • 1Mallade 2:34
  • 2Seel Hole 4:20
  • 3Omniman 6:00
  • 4Cannaya 8:28
  • 5Sigesang 4:41
  • 6Stone Grey Soil 7:09
  • 7Mother Sonne 4:51
  • 8Attalal 7:17
  • 9Lebanull 6:53
  • 10Beehatch 7:21
  • 11Noh Mans Land 5:07
  • 12Marred 9:01
  • 13Hevel 0:50

line up

Genesis P-orridge (voix), Dwayne Goettel, Mark Spybey, Philth, cEvin Key

remarques

La pochette est en illusion stéréoscopique ; on voit une nature vierge ou un paysage industriel selon l'angle de vue

chronique

Styles
electro
indus
noise
ovni inclassable
techno
Styles personnels
divagations cyberpunk

[Séquence 1] Post-apocalypse. Décombres de Skinny Puppy, décharge sous Zalem. Ruines fumantes après la carbonisation du monde moderne. Des arcs électriques illuminent le pelage luisant des rats gros comme des chiens qui envahissent sans crainte les trottoirs recouvert de déchets. Les immeubles sont condamnés et les gens vivent dans des caves reliées les unes aux autres. On s'asseoit et grignote les cafards braisés en se racontant des histoires. Dehors, le Chaos est le nouvau maître. [Séquence 2] Le gourou. Toute histoire cyberpunk ne serait pas complète sans son gourou et son charabia mystico-technologique. Ce soir, le hippie, c'est Genesis P-Orridge. Il a inventé une novlangue ésotérique faite de brics et de brocs, mais l'essentiel est là : les gens l'écoutent et le suivent. Et ce soir, il veut une connexion. Mieux : un rassemblement. [Séquence 3] Rave party : la techno tel qu'on l'entendrait dans Total Recall, avec des danseurs tels qu'on les a vu dans Zion. Tant qu'il y aura des hommes, il y aura du rythme. Non pas celui de la nature, cyclique et inexorable ; mais un rythme fédérateur fait par et pour l'humain, fût-il le plus électronique, court-circuité, déraillé qui soit. [Séquence 4] Les drogues de synthèse. On fabrique ce que l'on peut avec ce que l'on a. Depuis que les laboratoires ont été pillés, le marché des molécules est le nouveau Wall Street. Les garages sont transformés en labos et l'on vend les comprimés comme on servait jadis de la bière. Le berger surveille ses brebis, conscient du danger de certains composants : “Do you hear me ? Do you hear my voice ?” La poussière se mélange avec les mouches, les mouches avec les étoiles, les étoiles avec la poussière. Les rythmes se démantèlent et deviennent substance fluide. Les câbles se changent en seringues puis en serpents qui nous enserrent et l'on fusionne littéralement avec l'environnement tandis que se démultiplient les têtes reptiliennes. La conscience s'élève – et puis plus rien. Le blackout... [Séquence 5] Le calme après la tempête. Plan sur les cloportes qui grignotent le reste de nourriture collé au plancher dégueulasse. Close-up sur la poitrine en sueur d'une femme qui dort dans les bras d'un type tatoué et couvert de cathéters. Un malheureux s'est noyé dans la cuvette des toilettes, depuis longtemps inutilisable. Mais il sert déjà d'hôte pour les nombreux papillons de nuit qui envahissent ses orifices – le Chaos frissonne, Abraxas fait un tour sur lui-même et demain, il fera beau.

note       Publiée le dimanche 29 novembre 2009

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grinningFace › mardi 22 décembre 2009 - 17:13  message privé !

Là est tout l'intérêt...

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ericbaisons › lundi 21 décembre 2009 - 20:23  message privé !

quel bordel ouais, dur à suivre pour une premiere ecoute. Labyrinthique.

saïmone › vendredi 11 décembre 2009 - 01:14  message privé !
avatar

Du vieux cyberpunk ringard - celui avec des crêtes jaunasses, des vieilles tours de PC, des rêves nanotechnologiques, des pistocrânes et la description infinie des gadgets.

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üflrü dü zbrrü › mardi 1 décembre 2009 - 11:35  message privé !

Furnace est encore plus bordélique que "the eyes..." on ressent bien plus le coté "jam session" ça se tord dans tout les sens c'est schizo, glauque, ambiant et super maitrisé rien à voir avec leurs 3 derniers disques de techno peu inspirés et fait à la va vite.

Note donnée au disque :       
grinningFace › dimanche 29 novembre 2009 - 21:06  message privé !

Découvert après "The Eye of Stanley Pain", "Furnace" a eu moins d'impact sur moi que le précédent mais d'une très courte tête. A noter l'édition Redux disponible sur le site de cevin Key avec un cd supplémentaire constitué des jams utilisées pour le mixage final. Chaudement recommandé !

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