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Download › III

cd • 12 titres

  • 1Toooly Hooof 4:36
  • 2Cunning 6:02
  • 3Moth 6:59
  • 4Tunnel 3:49
  • 5Mzeo B 4:31
  • 6Streaked 4:33
  • 7Flight Of Luminous Insects 6:11
  • 8Beauty In The Eyes 6:12
  • 9Sleeping Solus 6:21
  • 10Pleck 4:29
  • 11Bellshaw 4:39
  • 12Were 4:18

line up

Cevin Key, Anthony Valcic, Philth, Peggy Lee (violoncelle sur 8 et 12), J.Vizvary (clavier sur 8), Tim Hill (électronique sur 7), Russell Nash (Cylon sequencer sur 7)

remarques

Artwork par Dave McKean

chronique

Styles
electro
electronica
Styles personnels
feutrine & noctuidés

Il doit y en avoir des fils qui traînent, dans le Sub-Conscious Studio. En tout cas suffisamment pour que l'on s'y prenne les pieds ; c'est ce qui semble être arrivé à cEvin Key qui a fini par se mélanger les pinceaux au milieu de ses centaines de projets parallèles. Download, c'était le son cyberpunk, le chaos et le bordel, la lumière, la techno et le rêve ; il semblerait qu'il se fonde ici totalement avec PlaTEAU, son side-project Detroit/minimal aux qualités non négligeables mais à l'univers (jusqu'alors) plutôt distinct. Peut-on pour autant juger un album sur le fait qu'il soit sorti sous le mauvais nom ? Sauve-t-il son âme grâce à sa très belle pochette (et tout un panel de photographies expérimentales signées Dave McKean à l'intérieur) ? Nul besoin : dans l'absolu, “III” est un album qui se maintient très bien. Un disque qui tourne le dos aux ténèbres jusqu'à assumer totalement son ambiance feutrée, lounge ; c'est un bar expérimental huppé pour hippies en costard trois pièces qui veulent passer un moment agréable sans avoir à subir la vue de son voisin s'écroulant l'air bête dans le premier sofa venu. C'est, oserais-je, une fumerie d'opium contemporaine, un de ces albums où l'on sait ce que l'on est venu y chercher tout en le retrouvant à chaque fois avec le même plaisir. Technoïde, ce disque l'est pour sûr ('Moth' voit son kick inchangé sur sept minutes) – ce qui change, c'est surtout la couleur des insectes qui virevolent. Finis les bad trips et les rats mutants ; toutes les rythmiques sont ici graciles et sautillantes. Autre point notable, les nappes et les mélodies douces jusqu'à être suaves, moltonnées et enveloppantes sur lesquelles se démène un rythme sans cesse en construction/déconstruction entre breakbeat, IDM et drum & bass. À mi-chemin, 'Streaked' ralentit le rythme cardiaque et prépare à l'assaut stroboscopique du bien nommé “Flight of Numerous Insects” avant de nous faire méchamment triper sur le renversant 'Beauty in the Eyes'. Tout l'album semble illustrer les divagations solitaires auxquelles on s'abandonne lorsque l'ennui nous guette ou que le cerveau est au repos : hallucinations et autres persistances rétiniennes, étoiles dans les yeux, recherches formelles dans la fumée de marijuana... tout en sollicitant notre attention par une myriade de sonorités travaillées et reconfigurées en temps réel. L'electronica duveteuse et psychoactive, meilleure compagne de vos nuits sans fatigue.

note       Publiée le lundi 7 décembre 2009

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Note moyenne        4 votes

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grinningFace › lundi 7 décembre 2009 - 21:00  message privé !

Après "The Eyes of Stanley Pain", III m'avait cueilli à froid avec son changement d'ambiance et son aspect bien plus calme et planant, mais aussi plaintif, presque douloureux... Jusqu'au soir où j'ai dû faire une très longue route en pleine nuit. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas m'encastrer dans un platane mais je me suis retrouvé dans un "lost highway" cotonneux et hypnotique en diable (et sans fumette)... Depuis "III" forme avec son pendant chaotique et agressif "The Eye of Stanley Pain" mon meilleur binôme de Download maintes et maintes fois réécouté.

Note donnée au disque :       
üflrü dü zbrrü › lundi 7 décembre 2009 - 19:40  message privé !

C'est vrai qu'a partir de là il y a un virage, je ne trouve pas qu'il ressemble encore à du plateau, la ressemblance se fera après Effector. III est un album de techno soigné, planant très 70, comme le prouve l'énorme clin d'œil aux floyd sur "Flight Of Luminous Insects", plus "orbesque" également. Les jams sessions de cramés ont laissées places à des morceaux où l'improvisation va de plus en plus s'estomper, le début de la fin commence.

Note donnée au disque :