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Download › The Eyes of Stanley Pain

cd | 14 titres

  • 1 Suni C [5:30]
  • 2 Possession [4:08]
  • 3 The Turin Cloud [4:32]
  • 4 Glassblower [3:02]
  • 5 H Sien Influence [4:45]
  • 6 Base Metal [5:01]
  • 7 Collision [10:38]
  • 8 Sidewinder [4:10]
  • 9 Outafter [4:56]
  • 10 Killfly [4:04]
  • 11 Separate [5:54]
  • 12 Seven Plagues [4:48]
  • 13 Fire This Ground (Puppy Gristle Part 1) [5:06]
  • 14 The Eyes Of Stanley Pain [4:47]

line up

Genesis P-orridge (voix sur 11 et effets sur 13), Dwayne R. Goettel, Ken Marshall, Mark Spybey, cEvin Key, Larry Thrasher (percussions sur 13)

remarques

Artwork par Dave McKean

chronique

Après un 'Furnace' très chaotique, Download revient à la charge avec le disque qui fondera leur réputation. 'The Eyes of Stanley Pain' est l'album à la croisée des mondes, entre Skinny Puppy et PlaTEAU, entre electro-indus et intelligent dance music, entre ordre et chaos, bad trip et expériences béatifiantes. C'est aussi le manifeste d'un cEvin Key qui se refuse à se complaire dans le glauque, tout comme l'avait fait Genesis P-Orridge en mettant fin à Throbbing Gristle quinze ans auparavant. Certains fans du Puppy ne cacheront pas leur déception. Mais peut-on vraiment leur reprocher quelque chose ? Se nourrir de la dépression d'autrui n'est-il pas un brin charognard ? Nombreux étaient les participants des premières improvisations de Download, parmi lesquels Phil Western, Mark Spybey, Ken marshall, Larry Trasher, Dwayne Goettel, Anthony Valcic et j'en passe. Et selon les configurations, le son se définissait dans un sens ou un autre, jusqu'à former une impressionnante collection de titres desquels surgiront une dynamique nouvelle. Certes, c'est un sacré bordel – et comme à chaque fois avec les projets de cEvin Key, chaque titre est un univers à part entière. En catégorisant grossièrement, on peut séparer les morceaux en trois groupes. Le premier (les quatres premiers titres) serait plutôt orienté acid-techno expérimentale, rappelant parfois certaines expériences de Not Breathing lorsqu'il s'acoquine avec DJ Jack Acid – un kick sec, une rythmique effrénée et un paquet d'effets et de samples pour dégommer le cerveau : tout pour bouger dans un dance-floor psychotropique synthétique envahi de cyber-mouches et de tubifex multicolores. Les deux groupes restants sont inextricables : on a d'une part des titres plus mélodiques et mélancoliques, comme le très beau 'Base Metal' (rappelant les ambiances d'un Doubting Thomas), l'étrange trip-hop puppien de 'Sidewinder' et surtout le superbe 'Separate', chanté par Genesis P-Orridge, aux allures de Scanner rythmé et plongé tard dans la nuit avec tout ces colloïdes et ces hallucinations visuelles et cognitives ; et d'autre part les expériences beaucoup plus barrées et déconstruites, manifestement improvisées (ouvertement en ce qui concerne 'Fire this ground' puisqu'il s'agit d'un extrait du fameux boeuf 'Puppy Gristle') et annihilant tout espoir de catégorisation de l'opus. Sa complexité est aussi sa force puisqu'il serait vain de vouloir en venir à bout, nonobstant le fait que l'EP qui lui est attaché fait figure de prolongations. 'The Eyes of Stanley Pain' est un gros pavé nord-américain lancé dans une mare alors saturée d'anglais (Warp records, la vague IDM, tout cela) et propose encore une nouvelle voie dans la musique électronique, paradoxalement plus sauvage et moins nerd...

note       Publiée le mardi 24 novembre 2009

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Coste › mercredi 25 novembre 2015 - 19:30  message privé !

Spontanéité totale, non simulée. On est pas très loin d'un second "Last Rights".

Quel drame que D.R. Goettel soit mort si tôt, si bêtement...tout ce magma d'idées-projets qu'il emporte à jamais dans sa tombe de chiot squelettique. (la mort me fait gerber)

Note donnée au disque :       
Batwings › mardi 26 novembre 2013 - 00:34  message privé !

Capharnaüm jouissif, onirique et plein de puissance ! (Oui monsieur !)

Klarinetthor › vendredi 30 août 2013 - 00:04  message privé !

Tu peux te jeter sur Charlie's family et Furnace encore plus fou.

Note donnée au disque :       
mangetout › jeudi 29 août 2013 - 22:24  message privé !

Cette chose, parce qu'il faut bien la nommer ainsi à défaut de nomenclature adaptée, est tout simplement ahurissante et bouillonnante. Nous assistons, médusés, à un véritable magma crépitant et envoyant des flammèches de toutes parts, comme si les idées sortaient en masse tout en se bousculant pour éclater et se disperser sans que le débit ne soit tari par une quelconque main humaine.

Rendez-Moi › vendredi 7 septembre 2012 - 21:34  message privé !

Tape dans Furnace aussi pour une trip-density de même profondeur, si pas déja fait. C'est la version moche et mutante de Stanley. (Sans oublier III bien différent mais smoothy as luck.)

Note donnée au disque :