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Yello › Solid Pleasure

cd | 14 titres | 41:05 min

  • 1 Bimbo
  • 2 Night Flanger
  • 3 Reverse Lion
  • 4 Downtown Samba
  • 5 Magneto
  • 6 Massage
  • 7 Assistant's Cry
  • 8 Bostich
  • 9 Rock Stop
  • 10 Coast To Polka
  • 11 Blue Green
  • 12 Eternal Legs
  • 13 Stanztrigger
  • 14 Bananas To The Beat

line up

Dieter Meier & Boris Blank + Chico Hablas (guitare), Felix Haug (batterie), Walt Keiser (batterie), Carlos Peron (effets)

remarques

Le remaster digipack 2005 comme tous les autres jusqu'à Flag contient quelques titres bonus (inédits, live ou remixes) : 15/ Thrill Wave (extrait de la bande-son du film Jetzt und Alles / 1981) - 16/ I.T. Splash (tiré du premier 33 tours de Yello / 1979) - 17/ Gluehead (tiré du premier 33 tours de Yello / 1979) 18/ Smirak's Train (extrait de la bande-son du film Jetzt und Alles / 1981) - 19/ Bostich (N'est-ce Pas) (extrait d'un 33 tours de 1981)

chronique

Styles
new wave
ovni inclassable
Styles personnels
synth pop insolite

Chaque album de Yello est un monde, un voyage... Un film… Plusieurs films, même. Un par morceau. Je sais pas ce qu’il faudrait faire pour vous amener à y jeter une oreille, mais le mieux serait de prononcer ce mot et ce mot seul : Cinéma. La musique de Yello est très visuelle, et ça n’est pas un hasard s’il deviendront plus tard des favoris du spot publicitaire. Mais sur Solid Pleasure comme sur les cinq suivants, Yello était capable de passer du coq à l’âne et très expé en restant facile d’accès, et était sans aucun doute le duo le plus riche en influences diverses des années new wave. C’était un peu le seul groupe de synth pop à se servir d’autant de genres épars pour étoffer les mélodies et les atmosphères, et créer une mixture impressionnante en greffant moult influences sans que rien ne sonne déplacé, transformer chaque piste en instantané. Solid Pleasure, leur petit premier, est un début déjà très dense et fourmillant de détails, et peut être le plus barré avec Stella – ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il fut signé sur le label des Residents. Le plus sombre, aussi, même si tout est déjà très coloré comme dans les suivants… Prenez par exemple les passages les plus ambient, teintés d’indus, au beau milieu d’autres ensoleillés. Magnifique. Yello est film, ce Solid Pleasure pourrait servir de B.O. à plusieurs longs métrages, chaque piste est un thème. Yello est voyage. Yello est le Monde. L’Asie sur "Night Flanger" (ma préférée). Le Brésil ("Downtown Samba"). Les USA ("Rockstop"). L’Italie (superbe "Blue Green"). Ou mieux : une autre planète, m’en soit témoin ce "Bimbo" au feeling très Don Van Diet. Quand à "Bostich", un de leurs plus gros tubes, il est irrésistible de groove déjanté : hit proto-techno speedé qui aura marqué du monde en 1980. L’album que je recommanderai en priorité avec Stella, un premier disque sur lequel on retrouve déjà toute la recette de leurs futurs opus, à savoir des expérimentations sans aucune limite sur une base toujours popisante et accrocheuse ; les influences world, funk, kraftwerkiennes, des passages atmo, d’autres festifs, d’autres bien sombres voire glauques ("Assistant Cry" avec ses cris d’enfants et son rythme glacial), des trips multiples où se confondent la folie, l’émotion et le rêve, tous ces décors tissés par le génial Boris Blank se mélangent et donnent un résultat hors du commun, hors de la réalité, un tapis sonore bigarré sur lequel Dieter Meier se laisse aller à tous les excès, entre sa voix très classe de crooner et ses trips Beefheartiens. Son amour du déjanté baroque et du psychotique smooth, ses délires multiples, ainsi que l’imagination sans limite de Blank, concepteur de génie, expert du bidouillage sonore et amoureux des trouvailles les plus farfelues à base de sampling et de synthétiseurs multiples, sont déjà la marque de fabrique de Yello, et font tout son charme. Un album presque oublié dont l’influence, même si on aime le rappeler à tort et à travers pour tout et n’importe quoi, fût tentaculaire. Insolite et sublime.

note       Publiée le vendredi 20 février 2009

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luhje › jeudi 13 août 2015 - 09:54  message privé !

Un album ou se mèle des morceaux ultra originaux (Bimbo, Bananas to the Beat, Magneto Massage, REverse Lion, Assistants Cry, Downtown Samba ...) Blue Green frôle tout les clichés mais en demeure un morceau somptueux, avec des titres aux rythmiques et bassline énormes (Night Flanger et Bostich). Par contre, pas emballé par des titres comme Coast To Polka et Rock Stop (fun mais moches bien que plutot surprenants), je ne supporte pas Eternal Legs, et Stanztrigger (à part son nom) n'est pas terrible... un morceau expé proche de Throbbing Gristle, au final plutôt ennuyeux. C'est quand même assez fou de comparer cet album à leurs derniers : absolument rien à voir, plus lourd, industriel, tar&, cosmique, mutant ....

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Twilight › dimanche 16 décembre 2012 - 23:06  message privé !
avatar

c'est sûr que les 4 premiers sont assez indispensables. je suis en train de compléter ma collection d'ailleurs...

stankey › mardi 11 décembre 2012 - 18:40  message privé !

Il me le faut. Même le suivant. Et puis celui d'après. Tout ça c'est de la faute à Raven.

taliesin › jeudi 16 août 2012 - 21:45  message privé !

Mouaif...

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MaxwellsDemon › lundi 21 mars 2011 - 23:00  message privé !

tuerie

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