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Pachora › Astereotypical

cd • 12 titres

  • 1Romanics4:48
  • 2Bushka Lounge4:30
  • 3Klink2:33
  • 4Snap4:24
  • 5Push4:10
  • 6Howl4:05
  • 7Drifting3:14
  • 8Little Theater5:21
  • 9Nyla5:09
  • 10Rider5:46
  • 11Silencio2:50
  • 12Mexahata3:56

enregistrement

Bauer Studios, Ludwigsburg, Allemagne, 11-12 février 2002

line up

Jim Black (batterie, percussions, pianica), Chris Speed (clarinette), Brad Shepik (tambura, saz électrique, guitare acoustique), Skuli Sverrisson (basse acoustique, basse électrique, guitar baryton)

remarques

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
avant garde fusion

Le Progmonster, un vieux réac' ? Je n'en suis pas à un nom d'oiseau près, alors... à quoi bon se priver ? Quand j'écoute des disques comme le quatrième Pachora, "Astereotypical", je me rends compte à quel point le rock m'ennuie, le rock et son attitude, le rock et son cirque du paraître. La musique de Pachora est désarmante de beauté. Et plus je m'enfonce dans le jazz, plus je découvre le reflet mis en partition d'hommes qui n'ont pas peur de vivre, qui l'affrontent avec une sincerité et une authenticité sans pareilles dont tous les courants à la solde d'un marché omnipotent sont de toute évidence complètement dépourvus. J'ai besoin de ça. J'ai besoin d'entendre cela. D'aller à l'essentiel alors que l'heure tourne, inexorablement. De disques en disques, la formation de Jim Black n'a fait que progresser, et "Astereotypical" est pour l'instant ce qu'ils ont accompli de plus abouti. Une musique jazz qui vient faire l'amour à toutes les musiques du monde (le grand Orient, les balkans, la musique klezmer aussi) sans que cela ne vienne interférer avec les approches singulières des musiciens réputés qui en constituent la colonne vertébrale. A commencer par Jim Black, extraordinaire batteur jazz au feeling rock et curieux de tous les sons, avec une approche percussive inimitable qui l'a si souvent amené à jouer en compagnie de Ellery Eskelin ou Tim Berne. Autre proche de Berne, le clarinettiste Chris Speed retrouve ici Black avec qui il collabore d'habitude dans la formation plus avant garde de Alas No Axis. Son jeu d'une fluidité extrême fait merveille et ravira les amateurs de David Krakauer. Le souffle chaud et lyrique de l'oeuvre de Rabih Abou-Khalil (l'omniprésent Brad Shepik, aussi agile et influent au tambura qu'à la guitare acoustique) emporte dans la même tourmente les claires et louables intentions de Pachora. Sauf qu'entre deux titres, le quartette se plaît à transgresser les frontières pour aller se frotter à des oasis de modernité ("Push" et ses déstabilisantes distortions, l'émouvant "Nyla", etc...). Une vraie bouffée d'oxygène.

note       Publiée le mardi 5 avril 2005

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notes

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Seb de Super › jeudi 13 janvier 2011 - 16:20  message privé !

Non, c'est Jim Black de Alasnoaxis et qui a joué avec Tim Berne et il est ne en 1967

The Gloth › jeudi 13 janvier 2011 - 16:06  message privé !

Le Jim Black qui est batteur ici, c'est Jimmy Carl Black le premier batteur des Mothers of Invention, ou bien rien à voir ?

sebcircus › dimanche 11 avril 2010 - 19:19  message privé !

Pachora nous ^ propose une musique inventive mélangeant le Jazz et une certaine musique du monde, sans tomber dans les clichés que l'on peut parfois trouver dans cette dernière

Coltranophile › mercredi 4 mars 2009 - 15:45  message privé !

Excellente formation que Pachora, avec l'incontournable Jim Black et sa patte rock. Chris Speed (aux envolées balkanisantes) et Sverisson font partie de la formation AlasNoAxis avec le même Black. La musique n'a que très peu à voir avec celle de Pachora cela dit mais démontre la versatilité des messieurs. Shepik connaissant bien tout ce petit monde (son dernier disque avec le monstrueux organiste Gary Versace vaut le detour et ses deux premiers disques en tant que leader comprenaient Sverisson comme bassiste), ce groupe montre une cohésion fantastique. Ce quatrième disque s'avère leur meilleur.

Note donnée au disque :       
Bobotte › samedi 4 juin 2005 - 21:36  message privé !
Rien de mieux pour accompagner une ballade sur un zoli chemin ensoleillé.
Note donnée au disque :