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René Van Der Wouden › Pro Sequentia

5 titres - 67:28 min

  • 1 Prosa Part 1 6:12
  • 2 Prosa Part 2 13:28
  • 3 Prosa Part 3 22:23
  • 4 Prosa Part 4 9:33
  • 5 Prosa Part 5 15:47

enregistrement

Enregistré et mixé entre Octobre 2004 et Janvier 2005 au MiniMinus Studio

line up

René van der Wouden: Synthétiseurs Analogue & digital,keyboards & Percussions électroniques

remarques

Pour entendre des échantillons sonores : http://www.renevanderwouden.net/

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique progressive
Styles personnels
musique Électronique progressive

Quel merveilleux titre. Pro Sequentia, ou Prosa en latin, signifie des hymnes séquentiels chantés par des moines et des musiciens dans les années 1100. Cette forme d’art abstraite et répétitive serait le berceau de la musique séquencée de nos jours. C’est aussi le titre de la première œuvre de René van der Wouden, un synthésiste néerlandais que j’entends sur quelques compilations, dont le style me charme. C’est donc avec une curiosité bien nourrie que mes oreilles se sont frottées à Pro Sequentia. Et, autant vous le dire d’entrée, j’ai passé de très beaux moments.
Prosa Part I démarre avec un merveilleux souffle sidéral, teinté d’effets sonores analogues et un mouvement synthétique orchestral. Doux, le mouvement flotte avec tendresse, alors qu’une superbe série de notes ondulantes trace une séquence nerveuse, une magnifique flûte apparaît, figeant une mélodie mélancolique à faire fondre les larmes refoulées depuis belle lurette. Le rythme s’anime autour d’une autre séquence plus dynamique, un bon jeu de percussions et un synthé divinement mélodieux. Prosa I fuse des segments d’harmonies sereines et chaudes à entendre. Un superbe titre qui a passé trop vite.
Plus atmosphérique Prosa II propose une longue intro à effets sonores hétéroclites. Sur un vent cosmique, des notes croisent et décroisent une triste mélodie qui nourrira la séquence à venir. Le ton est grave et des cloches funestes ouvrent la voie à une séquence qui oscille dans les vapes de strates synthétiques suaves et intenses qui balancent un mouvement orchestral valsant. Les percussions explosent un rythme plus mélodieux, avec une séquence basse et un superbe mellotron qui ajoute une texture musicale plus riche, plus profonde à un tempo de plus en plus cadencé, sur de superbes solos aux effluves de flûtes enchantées. Un superbe moment qui s’éteint dans les vapes atmosphériques intenses, ainsi qu’un alerte piano.
Prosa III poursuit cette quête atmosphérique. L’intro flotte sur de bons coussins synthétiques qui étirent leurs accords dans un sillon complaisant de thèmes harmonieux. De superbes passages de synthétiseur, jumelés à des souffles de tendresses d’une flûte mellotronnée berce l’atmosphère mélancolique qui surplombe cette intro. Symphoniques et majestueux, les synthés progressent jusqu’à ce que le rythme s’anime. Percussions sèches et une lourde séquence bourdonnante, basse, s’emparent de Prosa III, vers la 8ième minute. La séquence voltige avec résonance sur un rythme lent, mais stylé, genre Enigma ou Jean Michel Jarre. Une superbe mélodie qui s’éteint dans des vapes atmosphériques denses, avant de retrouver la route du rythme, avec des solos de synthé percutants. Une gentille petite sérénade synthétique berce l’obscurité mélancolique de Prosa IV. Des notes limpides, sonnant comme un clavecin cristallin, ondoient dans une ambiance statique. Frénétiques, elles hoquètent un mouvement séquentiel qui pilonne un rythme saccadé et hypnotique. De lourdes strates synthétiques dramatisent l’atmosphère alors que les percussions martèlent un rythme plus affamé sur un mouvement linéaire du clavecin virtuel, qui va en décroissant, sur des notes pilonnées d’intensité. Prosa V clôture cet opus fort mélodieux avec une touche symphonique aux effluves d’un mouvement classique contemporain. Une superbe mélodie qui valse sur des strates mellotronnées aux essences de violon, flûtes et autres instruments à vent classiques. Un superbe synthé symphonique prend la commande et souffle de hymnes majestueux sur un séquenceur qui virevolte et assume la section rythmique. Du grand art contemporain qui joue sur différents styles et séquences, embrassant rythmes lourds et mélodies somptueusement vêtues des plus beaux atouts orchestraux. Toute une finale. Ce premier René Van Der Wouden dépasse mes attentes. Pro Sequentia est un superbe opus, avec des arrangements hautement stylisés. Van Der Wouden utilise et développe ses séquences de façon étonnante. Sa musique est tissée de multiples mouvements séquencés qui s’entrecroisent avec affinité sur des arrangements orchestraux très fluides et mélodieux. J’ai eu la chair de poule à plus d’une occasion, démontrant hors de tout doute la grande sensibilité qui semble entouré cet auteur fort prometteur.

Vendu et distribué par René V.D. Wouden, disponible au site de l’artiste : http://www.renevanderwouden.net/

note       Publiée le mardi 2 janvier 2007

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