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René Van Der Wouden › Numerus Fixus

cd • 8 titres • 63:27 min

  • 11 Fixus Part I 14:33
  • 22 Fixus Part II 10:24
  • 33 Fixus Part III 4:25
  • 44 Fixus Part IV 4:56
  • 55 Fixus Part V 7:33
  • 66 Fixus Part VI 8:27
  • 77 Fixus Part VII 4:18
  • 88 Fixus Part VIII 9:11

enregistrement

Enregistré et mixé dans les studios de Miniminus, Gouda, de Juillet à Octobre 2009 et masterisé par Ron Boots

line up

René van der Wouden: Claviers, synthétiseurs Moog et Prophet, percussions électroniques et PC

remarques

Pour en savoir plus sur René van der Wouden et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.renevanderwouden.net/

chronique

Masterisé par Ron Boots, Numerus Fixus est le 8ième opus de René Van Der Wouden. Il a comme toile de fond la fragilité des écosystèmes dans un monde de plus en plus petit. Un opus à l’image du synthésiste Hollandais qui est fortement inspiré par les effets sonores analogues, moulant ainsi une approche musicale plus galactique que terrestre, et fortement influencé par la MÉ française. Ainsi Numerus Fixus se balance entre deux univers avec une forte odeur Jarresque, où le cosmos entrelace une contemporanéité qui ne s’arrime pas vraiment avec la thématique de l’œuvre. Si les 3 premières parties forment une émouvante symbiose où le paradoxe terre/espace est vibrant, les 5 dernières nous projettent plutôt dans un univers sonore où Van Der Wouden continue là où Jarre a décidé d’arrêter son compteur créatif.
Fixus Part I ouvre Numerus Fixus avec de fins arpèges qui carillonnent, tel des frappes de xylophones, pour danser paresseusement sur un mouvement séquentiel minimalisme qui épouse la forme d’une spirale perpétuelle. Une torsade galactique, accompagnée de chœurs aux souffles vaporeux, qui défile telle une comptine digne d’Halloween, où des vrombissements de moteurs de moto éclatent et se perdent dans cet espace de cristal. Une intro hétéroclite à laquelle s’ajoute le poids d’une belle ligne de basse qui berce le mouvement d’une même similarité minimalisme, où les solos de synthé insufflent une approche plus spectrale que cosmique à un titre qui est plus près du cosmos que de l’espace terrien avec son mellotron au lents souffles violonés qui croisent des séquences torsadés dont les frappes de batteries et les effets sonores bigarrés apportent un niveau d’intensité accru, sans toutefois dévier Fixus Part I de son oblongue comptine éthérée. Des sonorités électroniques aux effervescences des années analogues ponctuent constamment les œuvres de René van der Wouden et Numerus Fixus en est plein. Fixus Part II baigne dans ses sonorités, avec une pluie de constellations sonores qui déferle sous de puissantes vagues cosmiques, avant qu’une lourde séquence oscillante, et quelquefois résonnante, anime un tempo qui fraye au travers une panoplie de particules de son. Doucement, le rythme se détache de son approche lunaire pour embrasser une structure plus terrestre, sous les souffles d’un mellotron qui hésite toujours entre les deux univers. Un mellotron qui prend une allure plus flûté alors que cette 2ième partie flirte étrangement avec les arpèges carillonnés de la partie introductive. Toujours dans le registre des arpèges cristallins aux douces oraisons musicales, Fixus Part III est tout simplement magnifique. Une douceur onirique qui chante la vie et l’espoir, comme les tics tacs d’une montre intemporelle, pour épouser une musicalité si chaude et si poétique que c’en est dommage qu’elle ait une fin.
Fixus Part IV nous ramène dans les terroirs rythmiques de Space Art avec son tempo fougueux saisi d’un synthé aux solos entrelacés, alors que Fixus Part V est d’une lourdeur galactique extrêmement bien structurée. Un croisement entre Magnetic Fields de Jarre et le post punk électronique de Daft Punk sur un tempo lourd et animé dont le synthé nasillard offre de beaux élans symphoniques, tout comme sur la partie VI qui jouit d’une superbe intro atmosphérique et d’une rythmique nettement plus élaborée et ronflante. Fixus Part VII s’apparente à du Jarre période Oxygene avec une très belle structure ambiante et cosmique, pourvu d’un côté dramatique d’une rare intensité. Fixus Part VIII clôture avec une note plus gaie. Un titre lourd, ceinturé d’une séquence ronde et grasse qui parade avec un synthé aux souffles flûtés, agrémenté d’un beau mellotron flottant et d’arpèges xylophonés qui dansent sur des percussions carnavalesques.
Sans figurer dans le Top 10 de 2009, Numerus Fixus n’en n’est pourtant pas loin. C’est un bel album qui se veut une continuité des œuvres analogues de Jarre, sans pour autant verser dans le banal plagiat. Il y a de superbes passages sur cet opus qui s’écoute d’un bout à l’autre sans, générer une seconde d’ennui. Du beau travail de René Van Der Wouden qui n’arrête pas d’étonner et d’émouvoir. Dans les faits, René Van Der Wouden est à Jarre ce que Redshift, Arc et Free System Projekt sont à Tangerine Dream; le reflet d’une époque scellé dans le temps avec un superbe dosage de créativité et d’originalité. Amateurs de Jarre et Vangelis, Numerus Fixus et la grande majorité des œuvres de René Van Der Wouden sont des valeurs sures.

note       Publiée le mercredi 3 février 2010

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