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Glenn Branca › Symphony n°9 (l'eve future)

  • 1995 - Point, 446 505-2 (1 cd)

2 titres - 58:53 min

  • 1/ Symphony n°9 [l'eve future] (47:09)
  • 2/ Freeform (11:44)

enregistrement

Concert Hall, Prnso, Katowice, Pologne, octobre 1994

line up

Anna Szostak (chef de chœur), The Polish Radio National Symphony Orchestra dirigé par Christian Von Borries, Camerata Silesia Singers Ensemble (chorale)

chronique

Styles
musique classique
Styles personnels
avant garde > microtonal

Il y a quelque chose dans la musique de Glenn Branca... Mais c'est quoi au juste ? Neuf chroniques pour tenter de vous familiariser à un auteur contemporain qui reste à mon avis trop peu connu, pas aussi médiatisé qu'un Arvo Pärt ou un Philip Glass. Y serais-je parvenu ? Probablement rejeté parce qu'il fût le premier à introduire de manière si abrupte et si franche les rudiments de la musique rock dans le format classique, l'oeuvre de Glenn Branca semble vouée à l'errance éternelle, voguant au milieu de nulle part, s'accrochant à un point qui concentre en lui autant de parcelles de néant que d'infini. "L'Eve Future", sa neuvième symphonie, a ceci de particulier, qu'elle arbore, pour la première fois, les traits d'une rélle symphonie. Comprenez ; les guitares sont restées cette fois bien sagement dans leurs housses de protection et ne viendront déranger personne. Branca ne joue même plus au chef d'orchestre. C'est Christian Von Borries qui s'y colle, menant à la baguette, et de concert, ensemble symphonique et chorale polonaises. Tout ce que Branca a jamais essayé de faire autrefois au travers de ses multiples déclinaisons juvéniles apparaît enfin ici en plein jour. "L'Eve Future" pour "Futur Evening" ? Pour l'élaboration d'un idéal porteur d'espoir induit par sa lecture en phonétique française ? Ou jeu de mot dans la langue de Shakespeare signifiant son probable contraire ("Leave Future") ? C'est quoi qu'il en soit un nouveau départ pour le compositeur américain, et une forme d'aboutissement, voire de reconnaissance. Pour autant, les centres d'intérêt à la base du travail de Glenn Branca demeurent invariablement les mêmes ; ses variations sur les gammes, ses modulations harmoniques et chromatiques, sa déclinaison de figures polyrythmiques, chacun des aspects de sa grammaire est préservée. Tout en demeurant toujours aussi trouble, sa composition - grâce au concours partagé de l'orchestre et de la chorale - délicatement déposée sur un nuage radioactif au moelleux aussi mordant que du Stravinski, possède ce côté poignant, vaguement romantique, que ses exercices considérés comme apocryphes n'ont pas. Une oeuvre belle et passionnante qui se consume comme un brasier.

note       Publiée le vendredi 2 septembre 2005

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CeluiDuDehors › vendredi 2 septembre 2005 - 21:37  message privé !
Entendu rapidement...ca change, mais ça m'a l'air moins indispensable que le reste des symphonies...je mettrais une note quand je saurais quoi en penser!