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Glenn Branca › Symphony No. 2 (The Peak of the Sacred)

cd • 5 titres • 75:58 min

  • 1First Movement [Slow Mass]22:44
  • 2Second Movement [Radioactive Poltergeist Kitchen 1955]20:18
  • 3Third Movement [Melodrama and Nuclear Physics in the Global Theater]19:42
  • 4Fourth Movement [Sacred Field]10:44
  • 5Fifth Movement [In the Late 20th Century the Impossible Becomes Possible (Short Excerpt)]2:30

enregistrement

St.Mark's Church, New York City, USA, 14 mai 1982

line up

Al Arthur (guitare maillet, grosse caisse), Glenn Branca (chef d'orchestre, guitare préenregistrée), Craig Bromberg (guitare maillet), Barbara Ess (guitare maillet), Jeffrey Glenn (basse), Sue Hanel (guitare maillet), Robert Harrison (guitare maillet), David Linton (guitare maillet, grosse caisse), Thurston Moore (guitare maillet), Lee Ranaldo (guitare maillet), Stephan Wischerth (batterie), Z'ev (percussions)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
avant garde > microtonal

Il y a quelque chose d'implacable dans la musique de Glenn Branca. On n'y coupera pas. Et cette célébration du sacré n'y échappera pas non plus, avec son petit relent de Messieanisme, cette petite touche Ligeti aussi. C'est très diffus, et ça n'a peut-être de prime abord rien à voir, mais les faits parlent d'eux-mêmes : la musique de "Slow Mass" véhicule les mêmes sentiments, les mêmes frayeurs endolories par une douleur rédemptrice. Ça commence à grands coups de grosses caisses, comme l'énoncé d'un évènement tragique dont l'ampleur nécessite forcément une entrée théâtrale. Pierre Favre serait-il passé par là ? Et puis le thème se déploie comme surgit d'un orgue fantômatique. Point de claviers à l'horizon cependant ; cette gigantesque lame de fond qui s'approche de nous n'est rien d'autre que la résultante des vibrations développées par les huit guitaristes, s'acharnant sur des manches démembrés du corps de l'instrument. Un dispositif conçu spécialement par Branca pour cette nouvelle symphonie et qui n'est pas sans rappeler les grands ensembles percussifs de Steve Reich aux marimbas. Ces seuls éléments ne suffisent pas car ce travail percussif sur les manches dénudés ainsi disposés face à chaque musicien ne se traduit pas en un ersatz de "Desert Music". Si Branca se lance désormais dans la composition de symphonies, ce n'est pas non plus dans l'unique but d'épater la galerie ; il est en quelque sorte le père de la guitare symphonique. Entendre ces vagues de sons, ces colonnes de dissonances, ces bourdonnements harmoniques ont quelque chose de tétanisant qui dépasse le simple cadre d'un descriptif trop pauvre pour parvenir à en capturer l'essence. Avec l'apport du percussioniste Z'ev, dont le travail tribal subtilement cacophonique sur le second mouvement reste sa contribution la plus impressionnante, Branca réalise ici d'ores et déjà une de ses oeuvres les plus contrastées, où la fureur du métal entrechoqué et l'aspect immatériel des cordes que l'on fait vibrer contribuent à la mise en place d'un paysage majestueux où noirceur et luminosité ressemblent plus que jamais aux deux faces indissociables d'une seule et même pièce.

note       Publiée le vendredi 2 septembre 2005

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(N°6) › jeudi 6 janvier 2022 - 15:24 Envoyez un message privé à(N°6)
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Pas fou du côté "Le concert continue pendant les travaux" de Z'ev sur tout le deuxième mouvement et une partie du dernier. Y a de vrais beaux moment de drone (sur le premier et troisième mouvement surtout) mais un peu noyés dans une composition qui se dilue un peu dans la longueur quand même. L'enregistrement est assez dégueulasse aussi faut dire, mais ça ne me gênait pas sur l'excellente première symphonie, peut-être parce qu'elle a encore ce côté no-wave. Un Branca bof, trop long, avec trop de Z'ev qui tape sur des trucs et ça lui va moyen.

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CeluiDuDehors › vendredi 2 septembre 2005 - 21:21 Envoyez un message privé àCeluiDuDehors
Peut etre le meilleur de Branca! Les nappes de guitare sont massives, assez mencantes et c'est surtout une grosse machine qui vous avale mais c'est aussi une séance d'hypnose, no reste scotché par le son qui se fait mine de rien très aérien par moment et c'est ce coté "onirique" qui pour moi fait la différence par rapport aux disques précédents!
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