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Glenn Branca › Lesson n°1

  • 2004 - Acute, ACT005 (1 cd)

3 titres - 38:48 min

  • 1/ Lesson No. 1 for Electric Guitar (8:13)
  • 2/ Dissonance (11:37)
  • 3/ Bad Smells (18:58)

enregistrement

USA, 1980

line up

Glenn Branca (guitare), Anthony Coleman (claviers), Michael Gross (guitare), Stephan Wischerth (batterie), F.I. Scruder (basse), Harry Spitz (marteau de forgeron)

remarques

Cette édition comprend un bonus ("Bad Smells"), ainsi qu'une vidéo de sa "Symphonie n°5" (enregistrée en 1984)

chronique

Styles
no wave

Un jour, un homme - un illustre inconnu du reste - eut la simple idée d'électrifier sa guitare, histoire d'entendre ce que cela pourrait bien donner. Comment aurait-il pu un seul instant mesurer les conséquences de son acte à l'origine d'un bouleversement sans précédent ? Après tout, les idées les plus simples sont souvent les plus fortes. Et depuis presqu'un siècle maintenant, nous avons vécu sur cet héritage dont, il faut bien l'avouer, nous aurions tous du mal à nous passer. Si dans l'histoire de l'instrument, ce premier évènement ponctuel fait office de réelle révolution, il en fût une seconde que personne n'ignore, et dont la paternité reste indiscutable : parce que l'effervescence de l'époque tendait à cela, à l'aube des années soixante-dix, le rock trouve son prophète en la personne de Jimi Hendrix. Il n'existe pas un guitariste sur Terre, du plus influent au plus respectable, qui n'ait pu échapper à l'ombre du géant. Mais il me plaît à croire qu'une troisième - et pour l'heure, dernière - révolution eut lieue, aux répercussions toutes aussi considérables, même si demeurant encore de nos jours trop peu connue du grand public. Et le fomenteur de ce coup d'État n'est autre que Glenn Branca. Oui, j'y viens... Ça va se faire petit à petit, mais en substance, tout est déjà là, sur ce "Lesson N°1". Aux deux titres d'origines n'excédant pas les vingt minutes, la réédition cd de Acute Records adjoint un "Bad Smells" de durée similaire, issu des sessions qui allaient donner le jour à son album suivant. Le concept est simple, mais encore fallait-il y penser ; appliquer les précéptes minimalistes de la musique de Steve Reich à la guitare électrique ("Lesson No. 1 for Electric Guitar"... même pulsation, même goût des intervalles, mais complaisance dans le crade) ou dans le cadre d'une approche no wave/post punk telle qu'illustrée sur le bien nommé "Dissonance", à la laideur captivante, plage ô combien inattendue dans l'optique d'une performance rock, et géniteur de combien d'autres à sa suite, cultivant ce même esprit frondeur que l'on retrouve dans de nombreuses formations new-yorkaises de l'époque (souvenez-vous de la compilation "No New-York"). Une belle première ébauche qui ouvre l'appétit.

note       Publiée le vendredi 2 septembre 2005

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prypiat › dimanche 25 octobre 2009 - 19:09  message privé !

Hey, mais c'est pas mal ce truc !

Note donnée au disque :       
Dun23 › mardi 25 mars 2008 - 23:54  message privé !
La première guitare électrique officielle de l'histoire est la frying pan de Rickenbacker. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont les inventeurs du concept. Par contre, la première Solid Body a apparemment été créée par Monsieur Les Paul et pas pour Gibson, pour Epiphone. Voila, c'était mon quart d'heure j'étale mon peu de culture pour faire croire que je suis culturé.