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Glenn Branca › Symphony n°6 (devil choirs at the gates of heaven)

cd • 5 titres • 47:13 min

  • 1First Movement16:19
  • 2Second Movement8:34
  • 3Third Movement5:34
  • 4Fourth Movement4:43
  • 5Fifth Movement12:03

enregistrement

Atlantic Studios, New York City, USA, 1989

line up

Jonathan Bepler (Jon Bepler) (guitare), Glenn Branca (guitare, chef d'orchestre), Page Hamilton (guitare), Eric Hubel (guitare), Algis Kizys (basse, guitare), Phil Kline (guitare), Carolyn Master (guitare), John Myers (guitare), Ellen Watkins (guitare), Stephan Wischerth (batterie), Evans Wohlforth (guitare)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
avant garde > microtonal

Il y a quelque chose de brutal dans la musique de Glenn Branca. Sa sixième symphonie n'est pas spécialement sa plus violente - encore faut-il voir si tout le monde s'accorde sur le terme - mais c'est sans conteste celle qui demeure la plus rattachée à la réalité telle que nous la connaissons tous. Le monde inverti de Glenn Branca s'estompe quelque peu pour prendre ici des couleurs communes puisque le son des guitares n'y est pas transfiguré au point d'en devenir méconnaissable (comme c'était le cas sur les Symphonies n°2 et n°3). On entend clairement les accords, et ça gratte, ça gratte, dans des spirales sans fin qui cette fois, oui, c'est vrai, ont de quoi rappeler les fluctuations jamais aléatoires de Steve Reich. Tendu à l'extrême, comme des milliers de violons qui scient avec insistance la corde de mi jusqu'à son point de rupture, le premier mouvement de cette nouvelle symphonie est d'une intensité rare, soulignée une fois de plus par le métronomique Stephan Wischerth, oscillant, imperturbable, entre un 2/4 et un 4/4 alors que l'ensemble des guitares s'amuse, lui, avec les multiples combinaisons des temps composés... Le dernier mouvement, plus touffu, limite inaudible, reprendra les affaires en cours et s'emploiera à faire le chemin à rebours, non sans s'être au préalable enrichi de quelques déviances harmoniques réduisant le martèlement des peaux à une pulsation primaire. On retrouvera la même frénésie guitaristique en canon sur le quatrième mouvement, procédé bien connu des Crimheads, sorte de "Discipline" post-moderne pervers et crapuleux. Et le mouvement qui le précède, quant à lui, fait la part belle au lâché de riffs désinvoltes et cinglants. Seule exception - et encore toute relative - le second mouvement qui se loge au coeur de la symphonie, se contente de miser sur l'enseignement hérité de ses développements précédents ; y est simulé le bourdonnement d'un sitar, toutefois très en retrait, sur lequel Glenn Branca balance ses habituelles chutes vertigineuses aux tonalités massacrantes. Au milieu de ses nombreuses symphonies, "Devil Choirs at the Gates of Heaven" se profile au moins comme son essai le plus aisément assimilable.

note       Publiée le vendredi 2 septembre 2005

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nicola › samedi 2 mai 2020 - 13:58  message privé !

Cet album est bien plus iveule (et évocateur) que n’importe disque de beumeu.

Note donnée au disque :       
Solvant › lundi 13 avril 2009 - 20:11  message privé !

Dubitatif.

CeluiDuDehors › vendredi 2 septembre 2005 - 21:33  message privé !
J'ai découvert Branca avec cette symphonie! Ca fait un choc la premiere fois! Meilleure que la symphonie n°5 à mon avis, plus compacte et toujours ces longues plages drones a vriller le cerveau!
Note donnée au disque :