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Triptykon › Melana Chasmata

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Membre Note Date
Raven      mercredi 17 février 2021 - 23:51
taliesin      jeudi 18 février 2021 - 09:22
Marco      jeudi 18 février 2021 - 11:55
torquemada      jeudi 18 février 2021 - 08:16
Aplecraf      jeudi 18 février 2021 - 15:16
Klarinetthor      jeudi 18 février 2021 - 16:39
EyeLovya      vendredi 19 février 2021 - 11:03

cd • 9 titres • 67:25 min

  • 1Tree Of Suffocating Souls
  • 2Boleskine House
  • 3Altar Of Deceit
  • 4Breathing
  • 5Aurorae
  • 6Demon Pact
  • 7In The Sleep Of Death
  • 8Black Snow
  • 9Waiting

enregistrement

2013-2014

line up

Thomas Gabriel Warrior (chant, guitare), V. Santura (guitare, chant), Vanja Slajh (basse, chœurs), Norman Lonhard (batterie, percussions)

Musiciens additionnels : Simone Vollenweider (chant additionnel), Michael Zech (guitare), A. Acanthus Gristle (chant additionnel)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
gothic metal
dark metal
doom metal
Styles personnels
noir metal

En Suisse y a des montagnes, du chocolat, et du Melana Chasmata. Le Melana Chasmata c'est un genre de pâte noire à reflets métalliques, super épaisse qui colle aux oreilles. Cette grosse pâte supra-sombre, tartinable mais avec un très très gros couteau, est confectionnée par un vrai de vrai de vieux. Une sorte d'ogre romantique, aux manières de brute archaïque mais avec un penchant pour le raffinement, L'Art et les langues mortes, un saint-patron des éléments primordiaux du noir metal, qui accessoirement ressemble à Philippe Lucas avec du khôl et un bonnet. Ce maître rageur s'appelle Thomas Gabriel Fischer, il vit dans les creux les plus profonds de la montagne, et il est capable de coacher un éboulis, de faire nager sa musique dans la rocaille, en poussant les grosses pierres avec sa voix cave-haineuse. Il inspire même, rien qu'au gosier, des visions bien plus occultes que sa pochette griffée Hans Ruedi, appropriée mais pudique. Et tout se passe encore la nuit, la nuit qui est le chocolat du temps qui passe (l'homme est aussi poète), et qui lui a inspiré la confection du Melana Chasmata, cette fois après avoir requis à l'apothicaire les élixirs les plus lourds de l'alt-metal amerloque, pour assaisonner sa première partie d'album. Si au début vous savez pas trop si vous dégustez du gothic-metal du groove-metal ou du grunge-metal c'est normal : le Melana Chamasta agglomère tout ça. Parce que T.G. touille et malaxe tout ça très aisément avec les très grosses mains de sa voix, parce qu'il est plus vieux qu'eux, et aussi polymorphe qu'une ombre. Parce qu'il est ce dominateur impénitent. C'est pas une présence, c'te voix : c'est la moitié de la musique. Et quand on sait la taille des cordes et des peaux en dessous, ça en dit assez. Passée la sensation groovy-Frost initiale, on s'enfoncera lentement dans le gothique pur... Et quand sa femelle, fée exsangue, pointe encore son brin de voix dans de la grotte, c'est comme sur le précédent : ça me fait cet effet d'album goth-metal du fond des vieux catalogues de VPC, au charme suranné mais qui envoûte à mort, bien mieux que la plupart des machins de l'époque qui portaient l'étiquette ! Melana Chasmata est plus barbare dans le feeling qu'Eparistera Daimones, plus torve encore, charriant cette sensation d'avoir réveillé une créature mal embouchée du bestiaire nordique, qui somnolait depuis des temps outre-anciens dans sa crypte... Un sacré skeud qu'il nous a pondu en 2014 le T.G. Je l'ai acheté à la sortie sans réfléchir, encore sous le sortilège d'Eparistera, aie été impressionné puis l'ai oublié dans un replis de mon antre... Souffler la poussière sur le grimoire révèle un grand cru de garde. Sans avoir peur de petites touches "rock à Papa" ici ou là (y a même un passage Dire Straits/Pink Floyd à la fin), on est pas dépaysé quand on a traîné ses guêtres dans Monotheist ! D'ailleurs la chronique du Tigre pour ce dernier s'appliquerait ici. Dès la rustaude "Tree of Suffocating Souls" ça ravine dans la ruine, ça concasse sous la colonne antique. Les beuglements granités grade cyclope, le pâté-croûte de râles dans la crevasse, l'incantatoire divinatoire, bon sang d'encre, et ce kodiak-crooning de haute volée ! Ces accélérations rock grisantes à vous transformer un Cronos en Titan, et cet "Aurorae" d'un absolu magnétisme, rampant dans l'obscurité éternelle... Ce percussif terriblement ensorceleur de "Demon Pact" et "Black Snow", et ces intonations et plaintes de guitares indescriptibles sur "In the Sleep of Death"... Brrr... La belle adoucit la brutalité quand cela est bienvenu, tandis que la bête renifle les plus belles reliques enfouies, bouffie d'appétit mélodique, sa tristesse suppurant sous la Lune. Succession de grosses tartasses madérisées garanties A.O.C. Entrailles de la Terre. Hadès ? C'est toi, avorton ?! Viens un peu, lâche-le ton molosse, la voix de T.G. elle va lui briser ses trois nuques, sans suer. Même pas peur ! Et vous, vous avez peur du cauchemar de Warrior ? Vous êtes tombés dans son Gouffre de Noirceur ? Si vous avez fait une indigestion de Melana Chasmata, faites-en part ci-bas. Moi, j'en mets dans mes crêpes, et j'en bouffe à la grosse cuiller. Et je pose la note, CHBLOM. Six sur Suisse.

note       Publiée le mercredi 17 février 2021

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Note moyenne        7 votes

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taliesin › jeudi 18 février 2021 - 17:40  message privé !

Tiens, en parlant de "The Prolonging"... Je les ai vus en concert il y a 2-3 ans... J'étais au premier rang bien sûr ! Et ils ont terminé avec ce titre... Mon épouse et la plus grande de mes filles qui n'arrêtaient de me demander "mais bordel ça se termine quand ?" :-p Inutile de vous dire que c'était le pied absolu !

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Shelleyan aka Twilight › jeudi 18 février 2021 - 13:55  message privé !
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Dieu sait que j'aime la musique sombre mais en matière d'obscurité viscérale, là on y va fort...Pas besoin de violence, c'est pire que ça...Je possède le précédent pour son extraordinaire 'The prolonging' mais celui-là, je bute encore dessus, tout comme 'Monotheist'...Mais ça va viendre, comme disait l'autre ^^. Je repars chaque fois à l'assaut et je finirai bien par enfoncer la porte...

torquemada › jeudi 18 février 2021 - 13:23  message privé !

pas facile de le retranscrire par écrit ce cri

Note donnée au disque :       
Marco › jeudi 18 février 2021 - 11:56  message privé !
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Je dirais même plus : UGH!

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