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Blastfest 2014

par Nicko › jeudi 6 mars 2014


Style(s) : folk / metal extrême / black metal / dark metal / death metal / thrash metal

Un nouveau festival s'est créé en ce mois de février dans le berceau du black metal norvégien, à Bergen. Quand les premiers groupes ont été annoncé, il ne m'a pas fallu plus d'une demi-journée pour m'organiser et décider d'aller assister à ce festival de 3 jours. Et heureusement que je n'ai pas trop réfléchis pour me décider parce qu'avec 200€ d'avion, 150€ d'hôtel et plus de 200€ pour le festival (oui, oui, minimum 15€ plus cher que le Hellfest...), ça fait tout de suite un sacré budget. Ajouté à cela des prix sur place extrêmement élevés (juste pour donner un ordre d'idée, une bière coûtait pendant le festival entre 10€ et 15€...), il faut avoir quelques économies avant de partir !!!

affiche Blastfest 2014

Une telle expérience, en Norvège (une première pour moi), je ne pouvais pas la louper ! Au programme de ces 3 jours, du black metal, du death metal et tous les autres genres du metal extrême et bien d'autres choses encore... Les 3 têtes d'affiche étaient le Shining suédois, Hypocrisy et My Dying Bride, mais en tout, il y avait plus de 35 groupes sur un festival se déroulant sur plusieurs salles dans la ville, sans oublier des expositions autour du black metal et des vikings. Bref, il y avait de quoi faire.

J'arrive le jour même où débute le festival. Le temps de poser les affaires à l'hôtel, d'aller chercher mon bracelet à l'hôtel du festival et de manger un morceau, j'arrive dans la première salle du festival, le Garage, en plein centre-ville. On peut considérer cette salle comme un club, en sous-sol, à l'ancienne. A première vue, on pourrait trouver la salle un peu glauque pour ce genre de festival, mais la qualité sonore générale sera excellente.

Premier jour au Garage

J'arrive au moment où débute la prestation de Fatal Embrace, totalement inconnu au bataillon. Le quintette est composé de 3 membres que je qualifierai de "vieux de la vieille", bloqués dans les années 80 avec deux p'tits jeunes a priori fans de glam des années 80 avec toute la panoplie ! Et au final, on a droit à du thrash metal années 80 pied au plancher ! Alors bon, ce n'est pas le genre de choses que j'écouterai tous les jours, mais quelle énergie ! Il n'y a pas à dire, en concert, ce style est super efficace, leur musique contient tous les ingrédients du genre, chant vindicatif bien gueulé, rythmes effrénés, solos de guitares slayeresques dans les aiguës, rien d'original, mais authentique et ça s'écoute sans mal.

Ça enchaîne 25 minutes plus tard avec ma révélation du festival, ni plus ni moins ! Der Weg Einer Freiheit (c'est leur nom !) sont bien évidemment allemands et quand on les voit débarquer, on ne s'attend pas à se manger une baffe monumentale dans la gueule ! Le chanteur fait très "premier de la classe", pas du tout metalleux, presque gentil et souriant au premier abord et le reste du groupe (à part le bassiste) est dans le même style. Et puis quand la musique commence, on ne rigole plus du tout. Déjà, le son, ultra-massif, gros et lourd. Le quartette prend son temps pour amener ses ambiances sombres, à l'image d'un Cult Of Luna, d'un Svartidaudi ou d'un Fides Inversa. Cependant, même s'il joue beaucoup sur les ambiances avec des morceaux à rallonge, des cassures, des parties calmes, Der Weg Einer Freiheit joue du black metal brutal et oppressant. Ce qui est impressionnant chez eux est leur capacité à proposer une musique prenante et inspirée où tout s'enchaîne à merveille avec des breaks qui coulent de source. Les parties calmes n'ont rien de pompeux ou de chiant, elles sont justes totalement appropriées. Bref, Der Weg Einer Freiheit est un groupe à surveiller de très près.

C'est ensuite au tour de Koldbrann d'investir la petite scène du Garage. Les norvégiens, que je ne connaissais pas, jouent du black metal à la fois traditionnel mais avec un soupçon de folie à la Bethlehem. Le chanteur est totalement possédé et a un charisme impressionnant sur scène. Musicalement, je n'ai pas trouvé leur style si original que cela. Cela passait bien, mais sans être transcendant. Cependant, le chanteur apporte une telle énergie et est si convaincant que la performance du groupe est très plaisante. Je ne sais pas ce que cela vaut sur album, j'ai peur d'un style un peu trop convenu, mais en concert, cela vaut vraiment le coup d'oeil !

La soirée se poursuit avec la performance de Myrkskog. Et là, même si je ne suis pas super fan de death metal brutal, j'ai pris une claque dans la gueule absolument phénoménale. Je pense que j'aurai du mal sur album, mais en concert, c'est tout bonnement époustouflant. Les musiciens sont simplement exceptionnels ! Autant pour la vitesse d'exécution, la dextérité, le feeling, la puissance et le professionnalisme, ce set fut incroyable.

Aura Noir maintenant. Avoir l'occasion d'assister à une performance d'un tel groupe dans une si petite salle, ça ne se refuse pas. Et voir en face de nous des monstres comme Aggressor, Appollyon et Blasphemer est assez impressionnant. Il n'y a pas à dire, jusque là, cette première journée du festival est quasi-parfaite. Et ce n'est pas avec Aura Noir que cela va changer. Je n'irai jusqu'à dire que la performance sera aussi incroyable que leur set au Hellfest 2013, mais quand même, quelle puissance et quelle énergie ! Appollyon est un super frontman et Aggressor a toujours cette vitesse d'exécution et ce chant qui ont fait sa légende. Pas la peine d'en mettre des tonnes, le thrash/black des norvégiens est d'une efficacité redoutable et le fait d'être dans un club ajoute encore à l'explosivité de la performance !

Pour finir, le dernier groupe à investir la scène est Shining... Ça aurait pu être la soirée parfaite, et puis Kvarforth est arrivé... Non, ce soir, ce n'était pas un concert de Shining auquel nous avons assisté, non. C'était un show de Kvarforth, déchiré, imbibé d'alcool et dont le but était juste de charrier les norvégiens (suédois et norvégiens, il semblerait que ce soit un peu comme les français et les belges...), les insulter, les provoquer, leur faire face, leur cracher dessus, se faire cracher dessus, leur balancer du sang, attendre leurs réactions, les narguer, et milieu de tout ça, il y avait quelques bribes de Shining. J'exagère à peine... Il n'y avait aucun rythme, les temps morts étaient longs, c'était juste chiant. Ils nous ont joué la moitié de "Sweet child o'mine" avec pseudo-chant et en mode "on s'en fout", genre jam à deux balles qui s'arrête n'importe comment. Voilà le genre de trucs qu'on a eu à subir pendant environ 1h20. Quand on voit la qualité des groupes précédents, j'ai trouvé cette performance de Shining assez pitoyable, et pourtant il y a 6-7 ans, Shining, c'était vraiment excellent en concert...

Mais bon, dans l'ensemble, cette première journée aura été bien meilleure qu'escompté et surtout avec un son parfait tout au long de la soirée. Ce festival a commencé de la meilleure manière qu'il soit.

Deuxième jour dans la tour médiévale

Une fois n'est pas coutume, cette journée ne commence pas par un concert, mais par la visite d'une tour médiévale de l'autre côté du fjord, la Rosenkrantz Tower, où se déroule l'exposition du photographe Peter Beste, célèbre pour ses clichés de membres de groupes de black metal norvégien, grimés dans les rues de la ville ! En plus de cet artiste, il y avait aussi, dans la même salle, l'exposition du dessinateur Kim Holm dont la particularité est de dessiner les groupes en concert, en direct ! On a pu le voir sur le bord des scènes du festival pour dessiner les musiciens pendant leur performance. Le résultat est vraiment super intéressant, tout en agression, mais très réussi, en noir et rouge sur fond blanc. Ces expositions donnaient un p'tit côté original au voyage, surtout dans un décor si décalé que celui de cette tour, une excellente expérience !

Par la suite, je décide de me restaurer avant de retourner au club du Garage où j'assiste à la toute fin de Hellish Outcast avec Thebon, l'ancien chanteur de Keep of Kalessin. Difficile de juger sur 30 secondes, mais des amis m'ont indiqué que leur death/thrash était très convaincant...

En fait, ceux que j'attendais, c'était Valkyrja. Les suédois jouent un black metal d'excellente facture directement influencé par Marduk et Watain, donc cela ne peut que me plaire ! Et effectivement, la performance aura été très bonne, précise, brutale avec une véritable ambiance démoniaque dans le plus pure style de leur pays. Le chanteur a une véritable présence sur scène et, à l'image du chanteur de Koldbrann, on le sent entièrement possédé par sa musique. Son interprétation vient vraiment de ses tripes. La musique joue sur l'agression mais possède aussi des leads de guitares très intéressants. Voilà un groupe qu'il faut suivre, surtout pour ceux qui ont été déçu de l'orientation prise par Watain ces dernières années.

Après leur performance, la suite du festival se trouve dans une autre salle de la ville, à une vingtaine de minutes à pied, près du port. La salle, USF, est très grande avec notamment deux scènes, la principale, Røkeriet, et une secondaire deux étages plus haut, Studio. Les infrastructures sont tout simplement impressionnantes, modernes et refaites à neuf.

C'est dans ce décor que la partie principale des deux derniers jours de festival aura lieu. Et ça commence sur la scène principale avec Taake. Les norvégiens sont chez eux et honnêtement, il n'y a pas mieux à faire comme concert de black metal à Bergen que Taake ! Voilà le groupe qui représente actuellement le mieux le black metal à la norvégienne ! Pas la peine d'en faire des tonnes, l'inspiration de Darkthrone est totalement présente et l'interprétation est nickel. Hoest est impressionnant, avec sa cape et son maquillage très soigné. 40 minutes de pure black metal en Norvège, que demander de plus ? D'autant plus que le son est encore une fois parfait, juste ce qu'il faut d'agressivité et de puissance avec une clarté qui permet de profiter parfaitement de la performance.

Ensuite, ça enchaîne sur la scène secondaire et c'est là qu'on s'aperçoit du point noir de cette salle. Pour rejoindre le Studio, il faut emprunter un petit escalier et du fait de l'affluence importante du festival, il ne sera pas aisé de circuler correctement entre les deux scènes. Bref, je loupe donc Sahg que j'avais découvert à Paris l'année dernière.

Je reviens sur la scène principale pour Tiamat. Et comme à Eindhoven en décembre où j'avais vu une partie de leur set de loin, je n'aime pas leur style, beaucoup trop goth-metal pour moi. Je reste le temps de quelques titres et je m'éclipse pour aller manger un morceau.

Je reviens pour la performance de Marduk. Vous le savez tous, Marduk, je connais par cœur donc j'étais conquis d'avance. Les suédois arrivent avec une vingtaine de minutes de retard, la faute à une mauvaise communication entre eux et les organisateurs. Rien de bien grave, cependant, ce retour aura une conséquence fâcheuse, les groupes prévus sur la scène secondaire joueront plus de la moitié de leur set en même temps que les groupes de la scène principale ! Mais revenons à Marduk. Après leur tournée spéciale "Panzer division Marduk"+"Those of the unlight", ils reviennent avec une set-list plus conventionnelle avec des titres de toutes les périodes et notamment un "Into second death" du dernier album joué en live pour la première fois. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un concert mémorable de leur part ("Warschau" aura même été totalement loupé), mais tout de même, niveau puissance et intensité, même un concert lambda de leur part reste d'un excellente niveau. "The black..." fait toujours son p'tit effet.

Le retard pris par Marduk m'a hélas empêché de voir la prestation de Ragnarok sur la petite scène. C'est donc avec Triptykon que ma soirée continue. Et là, pas de grosses surprises, j'avais découvert le groupe deux ans auparavant justement en tournée avec Marduk et j'avais pris de bonnes grosses claques. Depuis, j'ai acquis leur album et c'est encore une plus grosse claque dans la gueule quand on connait les morceaux. Je dirais presque que c'est dommage de commencer par "Procreation of the wicked" de Celtic Frost tant les morceaux de Triptykon sont puissants, intenses, sombres et qu'ils se suffisent à eux-mêmes. Les tempos sont lents, mais terriblement metal et quel son mes aïeux. La basse de Vanja est d'une lourdeur abyssale et son jeu énergique est un socle solide pour que Victor et Tom puissent balancer leurs riffs de façon autoritaire. Le résultat a été tout simplement grandiose.

Par la suite, je suis parti assister à la fin de Swallow The Sun. Ce groupe, j'avais bien aimé il y a une dizaine d'années. Il y avait un p'tit côté funeral doom qui me plaisait bien, un peu comme avec Shape Of Despair. Bon, là, c'est clair, il y a de l'eau qui a coulé sous les ponts depuis parce que je retrouve là un groupe de gothic metal tout mélo mielleux. J'ai pas besoin de rester très longtemps, je suis vraiment déçu par leur performance. Au moins, je pourrai dire que je les ai vu en concert, mais le souvenir ne sera pas impérissable...

Je reviens dans la salle principale pour voir Hypocrisy. Voilà tout à fait le genre de groupes ultra-calibré, avec des musiciens hors pair et légendaires avec une technique et une aisance infaillibles. Hypocrisy, je suis pas super fan en studio, mais en performance live, c'est toujours un plaisir. Et bien là, ce soir, c'est exactement ça, même si j'aurais aimé plus de vieux morceaux. Hypocrisy, c'est du death metal facile à assimiler, tout à fait le groupe à conseiller pour qui voudrait découvrir le style. Ca possède tous les ingrédients du genre mais c'est direct et en 2-3 écoutes, on a choppé leur musique. Et en concert, c'est on ne peut plus carré. Peter Tägtgren est impeccable au chant, la rythmique de plomb de Horgh (le local de l'étape) permet à la musique d'être puissante et brutale. Les morceaux s'enchaînent super facilement. Voilà, j'ai passé un très bon moment, sans pour autant être fan de la formation, le genre de performance qui fait mouche, sans prise de risque avec des morceaux pas trop compliqués. Un très bon set !

Pour finir la soirée, je remonte au niveau de la petite scène où Anaal Nathrak a bien entamé son set. Les britanniques sont là pour finir de tout détruire. Je les avais vu il y a 2 ans au Hellfest et j'avais trouvé ça trop brouillon. Là, le son est nickel et, dans une petite salle, le rendu est tout simplement parfait ! Putain, mais leur musique, c'est de la brutalité inouïe, le tout avec des vocaux ultra-diversifiés, criards, gueulants, clairs, gutturaux. Anaal Nathrak a tout explosé sur son passage tel un bull-dozer sans freins, une sorte de Revenge presque raffiné ! Et honnêtement, il n'y avait pas de meilleur moyen pour terminer cette deuxième soirée de festival. Encore une fois, je repars avec l'impression d'avoir assisté à une autre superbe journée !

Troisième jour : Wardruna !!

Ce dernier jour débute pour moi un peu plus tard que la veille. Je loupe les festivités dans la ville car j'en ai profité pour me balader dans le coin pour m'apercevoir que les alentours de Bergen sont magnifiques avec des maisons en bois de toutes les couleurs, des montées assez impressionnantes et des vues à couper le souffle. Dommage que le temps ait été pluvieux sur les 4 jours de mon séjour là-bas. Je tâcherai de revenir en été un de ces 4 !!

J'arrive dans l'après-midi pour assister au Garage à la performance de Diabolical. Je dirais qu'il s'agit typiquement d'un set classique, du death metal assez technique, peu original mais bien exécuté. Je n'ai pas gardé un souvenir extraordinaire de leur concert. Un bon début de journée tout de même avant de me rendre vers l'USF près du port.

Et donc, une heure plus tard, je me retrouve au premier rang pour la performance de Wardruna. Et là, autant le dire direct, il s'agit véritablement d'un set à voir ! Wardruna, c'est 7 musiciens, dont Gaahl et Kvitrafn (ex-Gorgoroth tous les deux), qui nous jouent de la musique traditionnelle norvégienne. On est bien loin du metal mais on est aussi bien loin de folk joyeuse et rythmée. Non, pas du tout. Ici, l'ambiance est pesante, lourde avec une musique répétitive amenant progressivement l'auditeur vers une sorte de transe. Je dois vous avouer avoir été bien pris au jeu et j'ai été impressionné par le charisme de tous ces musiciens. On comprends très facilement qu'il s'agit ici de leurs racines et qu'elles sont chères à leurs yeux. Gaahl est autant mystique ici qu'il ne l'est avec God Seed ou qu'il l'était avec Gorgoroth. La qualité est bluffante (encore une fois avec un son cristallin parfait). La musique est basée sur un rythme récurrent joué par un percussionniste auquel se greffent toutes sortes de flûtes et trompettes, un violon et des chants éthérés du meilleur effet. Une énorme surprise et surtout un véritable risque pris par le festival, mais totalement réussi ! Bravo et merci aux organisateurs d'avoir fait ce pari !

Difficile d'enchaîner après une si belle performance. Je reviens donc pour le set des norvégiens de Carpathian Forest. Je ne suis pas super fan de leur musique, et ce set va continuer de me laisser un goût d'insatisfaction chez eux. Il y a pourtant tous les ingrédients pour faire un groupe excellent. Mais je trouve leur musique trop hachée. Il manque cette unité pour véritablement exploser. J'ai l'impression d'entendre beaucoup de morceaux qui auraient pu être mieux travaillés et le résultat est frustrant. Il y a beaucoup de styles différents chez eux, avec une petite pointe de nonchalance et un bon esprit punk. Encore une fois, j'ai du mal avec eux.

Je pars reprendre des forces avant de me farcir les belges d'Aborted. Je ne suis pas du tout fan de ce type de death/grind (très typé death metal d'ailleurs). Je ne suis toujours pas fan, mais j'admets volontiers qu'en concert, ça passe vraiment bien. Le set est juste ultra-brutal, intense et avec d'excellents musiciens. Je ne peux pas dire grand chose d'autre tant je ne suis pas familier avec ce genre de death metal.

J'enchaine avec d'autres belges, ceux d'Enthroned. Là encore, je n'ai jamais été fan de leur musique. Je n'ai jamais trop compris l'engouement derrière ce groupe et même après cette expérience live, je ne suis pas encore convaincu.

Je retourne sur la scène principale avec l'arrivée des polonais de Vader. Et là, même si je n'ai jamais trop aimé en studio, sur scène, ce groupe est tout simplement monstrueux ! Je les ai vus une bonne dizaine de fois en concert et c'est énorme ! Ils justifient à chaque fois à merveille leur surnom de "Slayer du death". Et c'est d'ailleurs tout à fait ce que leur musique représente. On y trouve les bases thrash metal ultra-speed des californiens avec ce gros son et ce chant typiquement death metal. Même si le groupe a été remanié il y a quelques années, Peter reste le maître à bord et il a une telle maîtrise du style, c'est du caviar. C'est bluffant de voir avec quelle aisance le groupe enchaîne des brûlots aussi imparables que "Carnal", "Dark age" ou "Wings". Encore une fois, on a tous reçu une énorme claque de la part des polonais !

Le festival touche à sa fin pour moi avec la performance de My Dying Bride. Je ne connais quasiment pas la musique des britanniques. Elle a toujours été synonyme de doom/death typé années 90 et je n'ai jamais trop accroché à ce style. Et effectivement, ce concert m'aura bien conforté dans ce constat. On ressent bien le désespoir dans la musique du groupe. Elle mélange partie lancinante et mélodique avec des parties bien plus brutale lorgnant sur le death metal, toujours avec ce chant d'outre-tombe, et avec la petite touche d'originalité amenée par le violon électrique. Mais honnêtement, qu'est-ce que je me suis fait chier ! Et même quand est arrivé "Turn loose the swans", acclamé par le public, je n'ai pas accroché plus que cela. Je trouve ce style un peu trop has-been, très années 90, que je n'aime pas du tout.

Donc voilà comment s'est achevé ce premier festival du Blastfest. Et pour une première édition, on peut parler de succès total tant l'organisation aura été excellente avec une véritable originalité dans le choix des groupes ainsi que dans son déroulement. Je ne m'attendais pas à autant de bonnes surprises et même si je savais que le dernier jour allait être un ton en dessous des deux premiers vis-à-vis de mes goûts personnels, il y a eu son lot d'émotions. Au final, je garderai en mémoire les sets d'Aura Noir, de Mykskog, de Taake, de Valkyrja, de Triptykon, de Marduk et de Vader ainsi que les découvertes incroyables de Der Weg Einer Freiheit et de Wardruna, le tout dans des conditions sonores impeccables et dans le décor d'une ville magnifique. J'espère véritablement être du voyage pour 2015 !!

Mots clés : Blastfest, Nicko, festival, Norvège, Shining, My Dying Bride, Hypocrisy, black metal et death metal

Dernière mise à jour du document : jeudi 6 mars 2014

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