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Method Man › Tical

cd • 13 titres • 43:49 min

  • 1Tical
  • 2Biscuits
  • 3Bring The Pain
  • 4All I Need
  • 5What The Blood Clot
  • 6Meth Vs. Chef
  • 7Sub Crazy
  • 8Release Yo' Delf
  • 9P.L.O. Style
  • 10I Get My Thang In Action
  • 11Mr. Sandman
  • 12Stimulation
  • 13Method Man (Remix)

extraits vidéo

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enregistrement

1993-94; 36 Chambers, Staten Island ; Chung King, Manhattan ; Firehouse Studios, Manhattan ; Platinum Island, Manhattan - Produit par RZA, Method Man & 4th Disciple

line up

Method Man (MC), Rza (production)

Musiciens additionnels : Inspectah Deck (MC), Raekwon (MC), Street Life, Carlton Fisk (MC), Mary J. Blige (chant), Blue Raspberry (chant)

remarques

Cet album a connu de nombreuses éditions au tracklisting différent dès sa sortie, la plus courte s'arrêtant au Remix du titre "Method Man" (titre du Wu-Tang Clan à la base, où Method Man est le seul à rapper), et la plus longue incluant les remixes de All I Need (avec le featuring de Mary J Blige contrairement à la version de l'album), Bring the pain et Release Yo Delf (ce dernier remix étant exécuté par le groupe Prodigy)

chronique

Styles
hip-hop
Styles personnels
east coast

"Je suis pas venu chercher l'embrouille, je suis déjà l'embrouille". Reprenons, si vous le voulez-bien, la chronologie Wu-Tang : après un 36 Chambers qui déclencha le séisme que l’on sait sur la planète hip-hop, RZA achève son monde avec l’inattendu Gravediggaz, brevetant le sous-genre très série-B dit ‘horrorcore’. Episode 3, donc : Tical, concocté en comité réduit par RZA et Method Man. On reste dans le cinématographique puisqu’on retombe dans les samples de vieux films shaolin, qui semblent avoir été tournés pour servir de support à ces "boom-boom-baps" furieux et implacables, ceux du grand ordonnateur de cette sauterie : j’ai nommé son altesse RZA, qui enchaînait à l’époque les projets sans s’arrêter. Peu de temps après, et vu le succès de ce premier album solo de la dynastie Wu-Tang, c’est ODB qui endossera le costume de la poule aux dents d’or. Même si pour lui on parlera plutôt de camisole, et il l’a pas volée. En attendant, Method est le Ryu de la bande, le MC prodige au single éponyme ayant raflé la mise nécessaire pour retourner en studio. Panique : RZA, le seigneur, est devenu fou pour vouloir tremper son champion dans cette mixture infernale, croyant qu’il ressortira en champion. Il va le tuer ! Le poulain descend au bout d’une poulie, traverse des vapeurs psycho-actives (le punitif Sub Crazy) avant de ressortir de là ragaillardi : il est prêt pour le fight. Pas d’intro, dès la plage-titre, le ton est posé : on est en pleine forêt de bambous, mais le beedies que notre escadron nous fait tourner est chargé d’une autre plante. On tire une latte, l’image se trouble, un beat implacable mais bondissant se génère dans notre cerveau reptilien, pour ne plus le quitter. Entrecoupant les coups de caisse claire étouffés, des craquements vinyliques donnent l’impression qu’il pleut. Autre effet pervers de ce disque-came, la recrudescence de petites mélodies maladives façon boîte à musique : le beat malsain de Biscuits, la voix d’enfant perdu de Mr Sandman, sans oublier le détournement de ‘All I Need To Get By’ de Marvin Gaye et Diana Ross, vieille scie motown que Method reprend pour son titre love de l’album, mais le featuring avec Mary J Blige est sagement écarté de l’album. Seule entorse : l’intro de Release Yo’ Delf, ou cette bande de phallocrates font chanter des insanités à une choriste sur l’air de I Will Survive (ça fait un bel hymne de hooligans). Pas de vocalises rnb ici, l’homme méthodique relègue les intervenants extérieurs préposés aux chichiteries ragga et autres à leur vraie place (celle qu’ils n’auraient jamais du quitter) : au fond du dojo, derrière les beats féroces et la brume des samples (le couplet ragga de Bring the pain, par exemple). Comme dans une estampe japonaise esquissée par un grand maître après qu’il ait tringlé 12 ou 13 geishas , chaque chose trouve sa place, naturelle et immuable : hip-hop. Comme dans une joute de Street Fighter, où les guignols servent de décorum, laissant deux MC’s se fritter au premier plan (Meth vs Chef) : hip-hop.

note       Publiée le lundi 27 février 2012

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Note moyenne        6 votes

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zenithzahir › mercredi 24 février 2016 - 21:39  message privé !

Surtout que le bonhomme est capable de pas se pointer...

Klarinetthor › mercredi 24 février 2016 - 18:06  message privé !

bon, £40, je crois que ca va limiter mes velleités.

dimegoat › mercredi 24 février 2016 - 17:15  message privé !

j'avais vu Method Man tout seul... des premières parties interminables pour meubler et puis, comme toutes les légendes du rap US des années 90, il fait le minimum mais il le fait super bien. Je sais que s'il passe avec Redman près de chez moi, j'irais sans hésiter mais en connaissance de cause.

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › mercredi 24 février 2016 - 01:00  message privé !

Vous croyez que ca le fait toujours en live aujourdhui, avec Redman?

nowyouknow › mercredi 29 février 2012 - 22:58  message privé !

il est énorme mais pas du tout dans l'ambience de l'album. le remix de 'method man' est bof, en plus faut se le taper en bonus sur cet album et sur le 1er wu-tang

Note donnée au disque :