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Stephen Parsick › Hoellenengel

12 titres - 72:53 min

  • The Death| 3:30
  • The Prince| 5:38
  • The Queen| 5:49
  • The Castle| 6:06
  • The Morgue| 7:44
  • The Bard! 4:00
  • The Absolute Zero| 10:46
  • Someone will always be waiting| 2:33
  • The Song about the End| 11:58
  • The Observatory| 2:25
  • The Eye of Horus| 6:15
  • Dead Angels scattered about the Floor| 6:04

line up

Stephen Parsick: Claviers, synthétiseurs, mellotron. Orchestration, séquenceur et percussions électroniques

remarques

Pour en savoir plus sur la musique de Stephen Parsick, visitez son site web: http://www.parsick.com/

chronique

“Hoellenengel” est un album sombre qui puise ses racines dans l'imaginaire du synthésiste Allemand. Fortement inspiré par Blade Runner de Vangelis, Stephen Parsick a créé sa propre histoire y rattachant sa vision musicale. Hoellenengel est un ange de l'enfer qui tourmente et dérange ceux qu'ils visitent et c'est du fond des ténèbres que les souffles acres percent les murailles de l'innocence. Comme sur Blade Runner, et ses vapeurs brunâtres, de sombres lignes métalliques au goût industriel surgissent dans un univers opaque aux orchestrations de goules. “Hoellenengel” devient alors une lente procession ténébreuse aux mouvements lourds et moulants qui suit une tangente à la fois lugubre et harmonieuse. Sur les ailes d'un ange sournois, l'opus valse sur des mouvements atoniques où certaines mélodies surgissent d'un néant méphistophélique comme par enchantement, réveillant notre stupeur apathique. C'est un univers des ténèbres aux sonorités bourdonnantes qui scrutent l'horizon noir, comme l'œil d'un cyclope de verre illuminant les tours ombragées et dont l'axe rotatif balaie les pulsations révebérantes. Et ce monde de “Hoellenengel” est aussi noir qu'il est sordidement étrange. C'est une nébulosité croissante où la vie agonise plus qu'elle ne se vit. Malgré cette obscurité quasi-totale, il y a de bons moments où les rythmes s'emballent comme sur "The Queen" où Stephen Parsick surprend avec un mouvement séquencé totalement construit sur une base analogue et "The Bard". Le reste! Ce sont les cendres des anges qui envahissent un univers étouffant où la lumière a cessé de vivre et la vie se vit dans les yeux hagards. La beauté de l'album se mesure dans sa conception. C'est un long procédé improvisé et entièrement joué sur un enregistreur numérique. Il n'y a aucun séquenceur, PC, interfaces MIDI et/ou multipiste. Tissé dans une noirceur envoûtante, cette kermesse lugubre est construite notes par notes donnant au final un étonnant résultat. Hoellenengel est un album sombre où l'ambiant et l'expérimental s'inspirent des sonorités Vangelsiques ainsi que de l'obscurité tribal de Roach et des effets d'apesanteur que l'on retrouve sur le brillant Chronos de Michael Stearns. Avec une telle source d'inspiration, Stephen Parsick tisse les ambiances noires d'une histoire qui ne peut être qu'attrayante, même avec sa lourdeur prophétique.

note       Publiée le samedi 11 août 2007

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Twilight › mercredi 18 janvier 2012 - 23:21  message privé !
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pas mal du tout, les extraits écoutés...