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Stephen Parsick › Traces Of The Past - Redux

10 titres - 74:59 min

  • 1 Submerging 6:59
  • 2 Close Beneath The Surface 10:35
  • 3 Cosmic Jellyfish 1:51
  • 4 Green Depth 2:55
  • 5 Hydra 7:21
  • 6 Ashram 5:36
  • 7 Totem Poles 16:45
  • 8 The Keeper Of Time 3:00
  • 9 Quicksilver Sea 9:25
  • 10 Traces Of The Past 10:30

enregistrement

Les titres 1, 2,3, et 6 ont été composes, performés et enregistrés par Stephen Parsick et Klaus Hoffman-Hoock au studio de S. Parsick en Septembre 1996. Green Depth enregistré au Quasar Studio en Juin 1997. Hydra et Totem Poles ont été enregistré par Stephen Parsick dans son studio en 1994.

line up

Stephen Parsick: Claviers, synthétiseurs, mellotron. Orchestration, séquenceur et percussions électroniques Klaus Hoffman-Hoock (Cosmic Hoffman): Guitares et mellotron

remarques

Pour en savoir plus sur la musique de Stephen Parsick, visitez son site web: http://www.parsick.com/

chronique

Voici un superbe album qui retrouve toute sa fraîcheur, et sa noblesse, suite à un excellent remastering. Traces Of The Past – Redux est le genre d’album que tout amateur de MÉ doit posséder. Une œuvre incontournable qui visite les traces d’un passé musical grandiose où les frasques analogiques de Schulze toisent la modernité de Jarre et Software, tout en s’inspirant des effluences plus animées de Manuel Göttching. Un vent cosmique, ouvre les premiers souffles de Traces of the Past. Submerging est un mouvement lent qui progresse sur des nappes aux réverbérations valsantes et harmonieuses. Les sonorités éclectiques flottent dans néant éclairé de particules sonores et flûtes mellotronnées qui se bercent sur de fines striures astrales. Des riffs perdus tracent le sillon d’un lourd séquenceur spiralé qui éclate sur Close Beneath The Surface. Un titre pesant où le synthé et la guitare déchirent l’opacité galactique par des solos et accords parfois stridents, autrefois hachurés, sur un rythme soutenu, qui croisse auprès d’orchestrations mellotronnées. Pompeux et symphonique, ce titre est d’une lourdeur incroyable et démontre que la MÉ se compare aisément à du gros rock fusionné. Après une intro aussi puissante, Cosmic Jellyfish et Green Depth nous replongent dans les vagues mélancoliques d’une MÉ ambiante et flottante. Le mellotron, souple et doux, se moule aux caprices d’une orchestration fluide teintée d’un son flûté qui se répandra jusqu’aux lignes plus rythmés de Hydra. Un beau titre au débit modéré, mais constant qui rappelle les grands moments de Software sur Electronic Universe. Ashram pour Ashra? On serait porter à le croire. Le rythme est plus techno sur de belles riffs spiralés d’une guitare à la Manuel Göttsching et d’un synthé enveloppant, qui aspire toute l’énergie d’une six cordes inventive. On croirait entendre un rock tribal, sur des accords d’un monde Arabe en pleine culture technoïde. Un autre grand titre, tout comme l’étrange Totem Poles. Une kermesse électronique qui s’inspire de Totem de Klaus Schulze où les spirales synthétisées se dandinent sur des tablas abstraits, reflétant un arc sonore aux prismes sclérosés. Le tempo est flou et zigzague avec une étonnante fluidité sur des séquences basses, accompagné d’un synthé aux boucles acides et nasillardes, tout en étant étonnamment harmonieuses. Tout au long, nous sommes figés par cette étrange incantation solaire qui semble émerger des cultures du peuple Maya. Un titre épique qui change l’orientation musicale de Traces of the Past. The Keeper Of Time est une courte ode mellotronnée. Compacte et drue, elle voyage sur une atonie flottante, telle un vaisseau suivant la courbe des étoiles. Un autre titre très Schulzien, Quicksilver Sea est d’une tranquillité atmosphérique aux ondulations orchestrales qui s’harmonise à une tendre guitare cosmique. Tout aussi vaporeux, la pièce titre termine sur une note spectrale où les vents célestes croisent un superbe mellotron aux chœurs hantés d’une tristesse mélancolique. Comme un livre d’histoire, Traces Of The Past est une remarquable épopée musicale. Stephen Parsick, appuyé du génial Klaus Hoffman-Hoock, offre une œuvre splendide d’un raffinement qui n’a d’égal que la passion d’un historien pour son art. De la grande MÉ.

note       Publiée le lundi 13 août 2007

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