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Cosmic Hoffmann › Astral Journey

cd • 7 titres • 67:21 min

  • 11 The Call of Gullu 10:41
  • 22 Medusa's Hair 5:44
  • 33 Galactic Opera 17:36
  • 44 Orbiting Neptune 4:14
  • 55 Spaceflight 5:24
  • 66 Supernova 10:54
  • 77 Crab Nebula 7:39

enregistrement

Titres composés et initialement enregistrés dans les années 70 à 90. Ré-enregistrés en 2009.

line up

Klaus Hoffmann-Hoock: Mellotron M400 S avec different échantillonnages, Mini Moog, Roland SH 5, Roland drum machine, orgue Italien organ, Gibson space guitar

Musiciens additionnels : Stephen Parsick (Synthétiseurs sur Galactic Opéra et Mellotron sur Medusa's Hair), Javier Martinez: Cordes et piano électrique sur Spaceflightic Opéra et Mellotron sur Medusa's Hair

remarques

Pour plus d'info sur Klaus Hoffmann-Hoock, visitez son site à l'adresse suivante : http://www.mindala.de/ Aussi, visitez ce lien pour y lire une excellente entrevue; http://www.mindovermatter-music.de/interview2.php

chronique

Initié par Space Gems en 2007, Astral Journey est le 4ième et dernier volet de la collection d’archives de Klaus Hoffmann-Hoock, l’homme derrière Mind Over Matter. Est-ce que le pionnier du rock cosmique progressif avait réellement oublié des petits bijoux dans son coffre? Il semble bien que oui! Contrairement à Hypernova (2009) qui tanguait entre de doux rythmes cosmiques et un monde sonore ambiant, Astral Journey tangue entre le rythme pur et dur et les belles atmosphères ambiantes méditatives. Un beau retour aux sources où l’approche rock cosmique des années 70 renaît, mais avec une fraîcheur contemporaine.
De fines pulsations minimalistes, dont l’écho chevauche les somptueuses strates bouclées d’un synthé éthéré, dessinent le rythme légèrement syncopé de The Call of Gullu. Des arches sonores qui défilent en cerceaux sous les lignes d’un synthé aux nappes errantes, ondoyantes et enveloppantes, alors que le tempo s’alourdit avec une bonne ligne de basse devenue plus mordante. Lourd, le rythme devient saccadé et vrille sous les lignes d’un synthé aux strates ondoyantes et enveloppantes moulant les prémices d’un beau rock cosmique où le paradoxe rythmique entre les boucles de plus en plus frénétiques croisant un synthé aux lignes astrales moulent une étrange transe cosmique. Vaporeux et onirique avec ses lignes de synthé aux strates acuités et ses accords de guitare solitaire qui gravitent paresseusement, Medusa's Hair flotte dans un cosmos d’éther avec une fragilité de cristal. Beau, doux et tendre avant l’orageux Galactic Opera et ses lourdes pulsations séquencées qui sautillent sur une structure ondulante, sous un synthé à la ligne giratoire et un mellotron aux souffles brumeux. Agressives, les pulsations martèlent une rythmique infernale qui crescende en une cascade ascendante, dans un cosmos ceinturé de nappes brumeuses et d’un synthé aux lignes érodées. Une intro lourde et puissante qui rappelle le monde sombre de Ramp et Redshift avec son approche ténébreuse et où le synthé crache ses lignes de feu dans une ambiance luciférienne. Vers la 8ième minute, le rythme se calme pour pénétrer une sphère nettement plus éthérée avec un superbe et tendre mellotron aux lignes poétiques. Une sphère de turbulences avec le retour des séquences lourdement nerveuses qui papillonnent autour de cette superbe divinité astrale qui étouffe cette spasmodique tornade séquentielle afin de pénétrer un monde sonore truffé de strates rêvasseuses qui valsent avec insouciance dans une onirique danse céleste. Orbiting Neptune est une délicate procession cosmique où un léger martèlement initie un doux et hypnotique mouvement séquentiel. Une structure paisible et ceinturée de fins cercles résonnants, des chœurs oniriques et une ligne de synthé teintée de réverbérations aux sonorités hybrides qui s’entremêlent subtilement aux accords d’une guitare discrète. Spaceflight nous amène vers une toute autre direction musicale avec ses séquences qui ondulent et hoquètent tout en fusionnant avec des accords de piano, ainsi que son mellotron aux cordes très animées, voire dansantes. Du funk cosmique très entraînant avec des accords et séquences aux percutantes résonnances. Supernova reprend le terroir du rock cosmique avec ses séquences agitées qui papillonnent nerveusement sous les belles strates d’un synthé dont les onctueuses nappes astrales côtoient de fins solos qui vrillent en boucles dans un univers musical limpide. Crab Nebula conclût cette dernière collection d’inédits de KHH avec une douceur ambiante. Des lignes de synthé chantent sous la lune, dans une forêt stellaire aux oblongues sonorités analogues, accompagnées d’un doux mellotron aux étreintes lyricales. Une très belle façon de vider les coffres de Klaus Hoffmann-Hoock.
J’ai bien aimé Astral Journey et son équilibre entre le rythme et la douceur céleste. Un très bel album où la dualité entre les lourdes cadences nerveuses ainsi que les lentes et planantes ambiances astrales s’entremêlent à merveille dans un intemporel univers sonore sans frontières.

note       Publiée le dimanche 1 août 2010

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