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Mind Over Matter › Avatar

7 titres - 64:45 min

  • 1 Thunderchild 7:07
  • 2 Magic Garden 11:40
  • 3 Freak Street 7:51
  • 4 Avatar´s Dream 6:20
  • 5 Avatar 20:36
  • 6 Beyond
  • live 23.8.1996 at Hamb-City 7:03
  • 7 Thunderchild (The Radiocut) 4:06

line up

Klaus Hoffmann-Hoock : Mini Moog, Mellotron M 400 SM,Wavestation EX, Gibson ES 335 & Emax II pour percussions électroniques

Musiciens additionnels : Stephen Parsick (Synthétiseur sur Avatar), Dagi Daydream-Hoffmann : Chants sur 1 et 7 Georg Mahr: Synthétiseur sur Freak Street Michael Grueterich: Synthétiseur sur Beyond

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur MOM, visitez son site web au : http://www.mindala.de/

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique progressive

Mind Over Matter, ou Klaus Hoffmann-Hoock, est sans aucun doute l’un des artistes les plus fascinants de la MÉ. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre du guitariste spatial, qui puise ses idées, ses histoires au travers ses nombreux voyages et expériences en Asie. Dans la religion Hindoue, un Avatar est un être humain envoyé par Dieu. Il apparaît sur Terre, lorsque la création Divine est menacée par le fanatisme, l’injustice et la déception. Klaus Hoffmann-Hoock a déjà vu des photos et représentations d’Avatars, qui l’ont inspirés dans l’écriture de cet album. Du psychédélique au progressif, en passant par ses superbes mellotrons investis d’un fluide électronique, KHH défie le temps et les styles, tout en restant fidèle aux racines Hindoues qui l’habitent et font de lui un être si spécial. Avatar est purement à l’image du personnage; un titre aux compositions complexes, aux évolutions à la fois harmonieuses et troublantes, qui finissent dans un air de fête. Thunderchild débute avec fracas. Tonnerres et éclairs introduisent une grosse orgue d’église qui crache des accords violents, style Fantôme de L’Opéra. Les réverbérations de ses accords laissent une empreinte que KHH module avec subtilité pour en faire un refrain qui s’accouple avec un superbe mellotron flûté. Un souffle serein qui se laisse bercer par des bongos tribaux, une bonne structure de basse et des percussions qui accompagnent la chanteuse Dagi Daydream-Hoffmann. Faisant contrepoids à la violence de Thunderchild, un concert de criquets accueille Magic Garden. Caresser par un mellotron flottant, qui étend ses ailes mélodieuses au travers de denses nappes synthétiques, l’intro progresse lentement sur un mouvement de basse circulaire et les bongos. Tranquillement, Magic Garden se métamorphose en un rituel hypnotique, sur des chants tribaux délirants, supporté par une séquence lourde aux pulsations cascadées. Freak Street fait parti des classiques de MOM. Après l’énumération d’un menu, une batterie genre militaire souffle un rythme léger, sur une belle basse ondulante. La batterie marque un tempo plus soutenu et le mellotron souffle une superbe mélodie thématique qui colle instantanément et qui reste prise entre les 2 oreilles pour fort longtemps. Un titre de fêtes et de liberté, gonflé par un superbe mellotron et un furieux solo de guitare. Avatar´s Dream est lent, comme un rêve où tout tourne au ralenti. Les percussions résonnent, sans rythme, dans un tourbillon statique où sitar et synthé forment un étrange duo, sur un mellotron flottant. Le délire pousse aussi haut que les harmonies flûtées, sur les incantations des sages cosmiques. Avec la pièce titre, nous pénétrons l’univers complexe de MOM. Somptueux, synthé et mellotron nous encerclent de nébulosité croissante où les chœurs soufflent de légères modulations astrales qui forment des spirales bouclées, aspirées par de puissantes pulsations magnétiques. Le ton est lourd et les martèlements séquencés s’intensifient dans un tourbillon intense aux étreintes acérées. Et tout bascule. Les accords de guitare coordonnent des riffs sur un rythme infernal qui s’agite sous un ressort de basse qui galope comme une cavalerie électronique, drapé d’un épais mellotron tout droit sorti des pénombres de ‘’Ramp’’; dont Stephen Parsick fait parti. Un titre qui augmente d’intensité, même si on pense qu’il ne peut aller plus loin. Solos de synthés stridents et ondulants sur un séquenceur lourd qui marque, aux sons, tout ce qu’il touche. Un titre d’une violence égale à sa lourdeur, qui se termine dans les bras de Morphé. Après un Beyond léger, guidé par des percussions manuelles douces et un synthé geignard, Thunderchild (la version radio) vient nous mordre les tympans et les sens, avec un titre aussi fort, pesant et lugubre, que son orgue chthonien. Avatar est purement impressionnant. Je ne me rappelle pas d’avoir entendu une telle musique violente et passionnée, concentrée dans un même album. Klaus Hoffmann-Hoock a creusé aussi profondément qu’il a pu pour offrir une des oeuvres des plus étonnants en MÉ. Un mélange indirect de progressif, tribal et de EM pour atteindre le même but ; protégez la terre contre le fanatisme, l'injustice et la déception. Un mythe? Possible! Mais pas l’album, qui est tout à fait génial! Le meilleur de MOM? Certes, mais il en reste tellement à écouter…

note       Publiée le samedi 21 avril 2007

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