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Clutch › Sunrise on Slaughter Beach

cd 1 • 9 titres • 33:11 min

  • 1Red Alert (Boss Metal Zone)
  • 2Slaughter Beach
  • 3Mountain Of Bone
  • 4Nosferatu Madre
  • 5Mercy Brown
  • 6We Strive For Excellence
  • 7Skeletons On Mars
  • 8Three Golden Horns
  • 9Jackhammer Our Names

line up

Neil Fallon (chant, guitare), Tim Sult (guitare), Dan Maines (basse), Jean-Paul Gaster (batterie, vibraphone)

Musiciens additionnels : J. Robbins (thérémine), Deborah Bond (chœurs), Frenchie Davis (chœurs)

remarques

chronique

Styles
rock
stoner
Styles personnels
sunset clutch

"Sunrise on Slaughter Beach serait-il le Clutch de trop ?", m'a soufflé un collègue dans les couloirs de la rédaction. La question était rhétorique, mais comme je suis un peu lent du neurone je lui ai répondu : "Sunset on Slaughter Beach serait-il un Clutch triste ?" Mais il était déjà parti à la cafète. Et puis quand je dis "Clutch triste", c'est pas non plus comme le Rammstein 2022, et certes, ce n'est pas ce qu'on dirait d'entrée à se prendre son "tube" d'intro "Red Alert" qui fait plus "formule-recette-tu-meurs", comme un énième hard rock au taquet, mais aussi pure chute studio d'un des trois derniers... Mais bon c'est un peu l'impression, à côté des deux-trois morceaux speedblues en pilotage automatique, que m'ont laissé "Mountain of Bone", charriant la saveur d'un Blue Öyster Cult croisé Papy John Carpenter (enrobée d'une saveur... Baroness, sans doute à cause de ces guitares fuchsia-réverb'), et plus encore la touchante "Mercy Brown", avec son air morose bonbon, son refrain/chœurs tragico-glucose. Pas foncièrement triste mais résolument tristouille, baignée d'une lueur prog-SF qui ne leur va peut-être pas aussi bien qu'à d'autres mais dont on y ressent un peu la pâleur rose cré-pécu-sculaire de cette pochette Miyazakitsch, à laquelle colle parfaitement le son hard rock vintage-ancitipation d'une "Skeletons on Mars", avec son break saveur Zombi-Magnet. Un Clutch de générique de fin (le final - extra - fait très western moderne/True Detective), mais dont la roublardise et la gaillardise sont hélas, cette fois, un tantinet corsetées par une sorte de tiédeur-raideur, qui lui donne un air d'album-gadget... "Nosferatu Madre" ou "We Strive For Excellence" par exemple, c'est le minimum syndical, et on peut avoir ce genre de came en plus goûtu sur Book of Bad Decisions. Un confinement malsain, un changement de paradigme ou de papier peint, seraient-ils derrière tout ça, derrière cette sensation de Clutch qui veut tout bien faire... mais vous laisse cet arrière-goût à la fois de mélancolie et de - gasp - radinerie ? Clutch radins, est-ce donc possible ?! Après quatre ans d'absence je m'attendais en effet à un peu plus, venant de mes gars du Maryland. Un Clutch hollywoodien qui à la fois propose une teinte "Ghost"/"Lorelei" désolée et fatiguée - larme séchée sur la joue - et reste un coupage avec du Cluth au kilomètre, un Clutch tout juste passable, olala, mais, mais... Pourquoi ???!!! Ont-ils lu trop de fantasy ? Font-il un covid long ? La vie, ça use jusqu'aux meilleurs, aussi. Et je pourrais en oublier de me fier à ma ramphothèque comme le sourcier à sa baguette, pour me laisser happer par le rassurant vortex de la scotomisation (ça c'est juste pour faire mon Neil Fallon du pauvre), mais je n'ai pas le choix : faut se résoudre à un douloureux score (car ceci est un Clutch du pauvre). Note tri-boules, "mise en perspective" de pauvre chroniqueur-jaugeur, je suis chagrin, je suis amertume, je suis larmitche, "oooh clutch a shame", et peut-être que je cratche un peu dans la soupe de larmes barbues comme un môme trop gâté... Mais le standard Clutch est bien trop élevé pour accueillir Sunrise on the étagère, bitch.

note       Publiée le lundi 14 novembre 2022

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Dun23 Envoyez un message privé àDun23

Il est comme les autres celui là, faut le laisser murir. Et Slaughter Beach, le titre, c'est une tuerie. Comme j'impatiente d'entendre ça sur scène. Après oui, ce court album succède à un monument. Donc oui, c'est sur, ça peut paraitre pâlichon.