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T. Rex › Zinc Alloy and The Hidden Riders of Tomorrow

cd • 14 titres • 46:17 min

  • 1Venus loon03:01
  • 2Sound pit02:50
  • 3Explosive mouth02:26
  • 4Galaxy01:48
  • 5Change02:47
  • 6Nameless wildness03:06
  • 7Teenage dream05:45
  • 8Liquid gang03:17
  • 9Carsmile Smith & the old one03:16
  • 10You've got to jive to stay alive – Spanish midnight02:35
  • 11Interstellar soul03:26
  • 12Painless persuasion v. the meathawk immaculate03:26
  • 13The avengers04:28
  • 14The leopards featuring Gardenia & the mighty slug03:36

enregistrement

Enregistré en 1973 au Musicland de Munich

line up

Marc Bolan (chant, guitares), Steve Currie (basse), Mickey Finn (percussions), Bill Legend (batterie)

Musiciens additionnels : B.J. Cole (guitares), Jack Green (guitares), Lonnie Jordan (claviers), Danny Thompson (UK) (contrebasse), Tony Visconti (mellotron, arrangements), The Cosmic Choir: Big Richard (chant), Gloria Jones (chant), Sister Pat Hall (chant)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
glam rock

Marc Bolan garde le rythme ! Moins d'un an après "Tanx", le voilà qui sort le 5ème album de T. Rex en autant d'années. L'Anglais garde la même formule que sur son prédécesseur, à savoir un glam-rock auquel il aura injecté quelques soupçons de soul. Et le résultat est sensiblement le même. Si vous prenez ma chronique de "Tanx", on peut presque faire un copié/collé, à ceci près que le niveau est clairement moins bon. Le problème avec T. Rex, c'est que justement le groupe reste prisonnier d'un style et qu'il n'évolue que trop peu. Il essaye et veut imiter Bowie avec un nom d'album se rapprochant de celui de Ziggy Stardust, mais sans le génie. Aussi, bizarrement, il s'agit du seul album de T. Rex qui soit sorti sous le nom énigmatique de "Marc Bolan & T. Rex" comme s'il ne faisait plus partie du groupe ou qu'il voulait reproduire ce que Bowie faisait avec les Spiders from Mars. Bref, Marc Bolan essaye de trouver des astuces et des subterfuges pour retrouver le chemin du succès, mais sans réussite. Musicalement, les compositions partent globalement bien avec une bonne idée mais elles sont trop souvent mal exploitées. Les morceaux sont à nouveau courts, dépassant rarement les 3 minutes. Ils manquent cruellement de développement. C'est dommage parce que Marc possède un chant toujours aussi magnétique, avec ce très léger trémolo pas du tout forcé qui donne toute sa singularité au groupe. Les riffs sont bien trouvés et il y a de belles mélodies, mais les morceaux stagnent et il ne reste plus vraiment de génie. Certains morceaux sont bien poussifs comme "Nameless wildness" qui possède pourtant un joli refrain ou le chiantissime "The avengers" et ses violons inutiles. L'album est inégal et ça devient rapidement très moyen et sans moment transcendant. Il reste des bribes du succès d'antan comme sur "Teenage dream" ou sur la deuxième partie du disque, mieux inspirée, avec des "Interstellar soul" et "Painless persuasion v. The Meathawk immaculate" bien groovy ou sur le final "The leopards featuring Gardenia and the mighty slug" possédant des ambiances intéressantes. Il y a aussi de belles parties vocales comme sur "Galaxy" (désespérément court !). Les chœurs féminins sont d'ailleurs légions sur ce disque et sont la plupart du temps doublés avec Bolan et prennent parfois le dessus, mais sur la longueur cet effet devient trop récurrent et finit par lasser. T. Rex continue sa chute, ils n'ont pas réussi à faire évoluer leur musique et cela finit par tourner irrémédiablement en rond. On sent que l'inspiration a de plus en plus de mal à être présente et le résultat est plus que mitigé. "Zinc Alloys and the Hidden Riders of Tomorrow" est jusque là le plus mauvais album de T. Rex.

note       Publiée le dimanche 11 septembre 2022

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nowyouknow Envoyez un message privé ànowyouknow

Je trouve que les compos partent dans une tout autre direction (dans toutes les directions en fait). Les chansons s'éloignent vraiment des structures de ses morceaux précédents avec de grands élans préssés et dramatiques, des ruptures en veux tu en voilà, des incursions funk et gospel partout (et pas seulement par petites touches à mon avis), et la base bluesy a complètement disparu. Si on ajoute à ça les arrangements aussi chargés en violons (beaucoup + qu'avant) qu'en choeurs de fatmas (je dis choeurs mais on entend sa femme presque autant que lui en vrai) ça fait quand même un sacré bouleversement. Perso j'avais bien tiré la gueule à la première écoute.

Pour ce qui est de dire que c'est un disque de soul je n'irai pas jusque là, j'y vois plus une pop-rock symphonique baignée jusqu'au coudes dans la musique noire, ce qui reste un sacré bousculement par rapport aux trois albums précédents et, malgré tout, la première migration du glam vers la soul avant Bowie qui lui épousera plus complètement le genre certes (au croisement avec la pop tout de même) mais surtout le fera differemment et mieux. Bref pour moi c'est pas juste 2 gouttes de citrons dans la purée, contrairement aux deux précédénts, mais un vrai changement de recette. Quant à voir si elle est réussie ou ratée c'est encore autre chose... J'adore T. Rex et j'ai un faible pour ce disque en particulier mais si je suis honnête c'est plutôt un échec.

Message édité le 16-09-2022 à 13:21 par nowyouknow

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Nicko Envoyez un message privé àNicko
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Il y a une différence entre faire un album de soul et incorporer des éléments de soul. Je trouve que dans le cas de Bowie, "Young Americans" est un véritable album soul alors qu'ici, cela reste à la base du glam-rock auquel on aurait ajouté des touches et des éléments soul. Bowie a toujours su complètement changer de style tout en gardant sa personnalité alors que j'ai toujours trouvé que T. Rex restait dans son schéma glam-rock depuis "Electric warrior".

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nowyouknow Envoyez un message privé ànowyouknow

"le groupe reste prisonnier d'un style et qu'il n'évolue que trop peu. Il essaye et veut imiter Bowie avec un nom d'album se rapprochant de celui de Ziggy Stardust, mais sans le génie".

Je vais être en désaccord sur ce point. Bolan prend un virage soul vraiment très marqué sur cet album, un an avant Young American. Il avait bien compris la nécéssité de se réinventer ("Glam is dead" ou les paroles de "Change" sur cet album). Là où je rejoins le chroniqueur c'est sur le développement des idées, on a plein de bribes de choses intéressantes mais les chansons n'ont plus cet aspect abouti imparable. Personnellement j'ai eu beaucoup de mal à avaler les choeurs souls omniprésents et très en avant dans le mix, tout comme l'avalanche de violons (Bolan a laissé Visconti se lâcher complètement à ce niveau là) qui donnent a l'ensemble un côté à la fois surchargé et bancal (certaines compos). C'est néanmoins un album que j'ai fini par beaucoup aimer, y compris pour ses excès et ses errances. Il a une athmosphère très particulière et je ne connais rien qui ressemble à ça, franchement, cette éspèce de pop-soul symphonique les yeux dans les étoiles ("interstellar soul" qu'y disait...). A noter que le dernier remaster de Visconti (2014 ou quelque chose comme ça) améliore sensiblement les choses. Bref, mes préférées : le tourbillon Venus Moon, la classieuse Change, l'hymne désabusé Teenage Dream et le redoutable proto-Princier Interstellar Soul.

Message édité le 15-09-2022 à 12:23 par nowyouknow

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