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Pillorian › Obsidian Arc

cd • 7 titres • 48:16 min

  • 1By the Light of a Black Sun08:23
  • 2Archaen Divinity06:33
  • 3The Vestige of Thorns08:46
  • 4Forged Iron Crucible07:08
  • 5A Stygian Pyre05:10
  • 6The Sentient Arcanum02:44
  • 7Dark Is the River of Man09:32

extraits vidéo

informations

Enregistré par Tad Doyle et Stephen Parker au Witch Ape Studio/Skyway Audio et au Sprout City Studio. Mixé et masterisé au Klangschmiede Studio E par Markus Stock.

Sorti en cd, vinyle, téléchargement sur bandcamp.

line up

John Haughm (guitare, voix), Stephen Parker (basse, guitare), Trevor Matthews (batterie)

Musiciens additionnels : Alison Chesley (violoncelle [6])

chronique

Pillorian, c’est un groupe américain de black metal, comme on en fait aussi là-bas, venu de l’Oregon, c’est à dire, peut-être, de la Norvège de là-bas, mais en fait non, car je la sens mon Amérique à moi quand j’écoute ce groupe : de l’épique sorti d’un film hollywoodien, poignant et bouffi, envoûtant et gras ! Car de longs morceaux vous attendent, très enlevés, très romantiques, mais gardant cette petite dose d’abstraction particulière, à savoir celle d’une psyché se coupant petit à petit de l’extérieur pour ne garder que son propre regard conçu comme tel : deux paires d’yeux qui avidement se retournent sur eux-mêmes pour créer des histoires qui ne seront peut-être comprises que par leur auteur, faites de grandes envolées froides, impersonnelles, mineures et au bout des écoutes assez glaciales pour qui sait ressentir les mauvaises ondes trop crûment. Tout en gardant, curieusement, un talent mélodique pour faire chantonner leur morceaux comme lors des grands moments Metallica du roman des musiques extrêmes aux États-Unis. Je me débats comme je peux pour vous faire part, donc, de ce que j’ai compris de leur musique : un étrange alliage de copies des élans bien traditionnels et « pop » de la musique et du média américain basique fait d’élans et de force, de poigne, de rigidité, et une absence assez crue d’affects, nous laissant devant un objet assez particulier, froid mais juteux, connu et inédit, ce qui me fait dire que, finalement, même en se foulant pas trop on peut encore, pour me contredire moi-même il y a deux heures, « trouver du neuf dans du vieux neuf aujourd’hui, et dans le métal, j’ai envie d’dire ». Quoi ? Je n’ai pas oublié un détail ? Cherchez bien. Le gars dans « line-up » là… eh oui, c’est Mister Agalloch. Alors, sans revenir dans les détails du roman écrit par les diseurs de bavardage dont Bibi, Agalloch s’est éteint récemment dans la douleur. John Haughm part tout seul ; il fait des trucs tout seul, dont des morceaux de Neil Young atmospheric noise ambient folk dont on retrouvera des traces ici, dans les interludes. Et monte aussi ce groupe, reprenant ce pathos qu’on sentait à toute berzingue chez Agalloch mais épuré de cette folkitude qui me gênait tant, dans le sens où elle se prenait le black metal dans la tronche devant mes yeux ébahis ; ici c’est la puissance de la pop qui enserre de ses griffes suintantes le nauséabond métal et c’est ça au final qui compte et qui marche ici - de la beauté qui pue, des fleurs qui poussent dans la merde, et c’est ça qui est beau dans cet album, cette alliance des contraires pour ne garder que leur dénominateur commun : la décomposition, la déchéance et la rage mal contenue. Et c’est ça qui est bon dans tout bon métal pour les masses, et c’est en cela que, souvent, les grosses américaines savent y faire : séduire le bon peuple en lui sifflotant ce qu’il a besoin. Salut donc au bon chanteur, au bon guitariste qui sait me faire garder dans ses rails, qui me dorlote dans ma zone de confort. Le reste, j’aime pas !

note       Publiée le samedi 8 avril 2017

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