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Lugubrum › De ware hond

4 titres - 45:42 min

  • Side A
  • 1.Movement I
  • opwaartse hond
  • 2.Movement II
  • the dog in the doorway
  • Side B
  • 3.Movement I
  • neerwaartse hond
  • 4.Movement II
  • flinke hond von hell slaapwel

extraits audio

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enregistrement

Side A (Movement I & II) enregistré les 4-5 février, 2006 au studio Calvaire,Stavelot. Side B (Movement III & IV) enregistré les 24-25 juin, 2006 au studio Lugubrum,Ghent.

line up

Side A: Barditus - chant, M. - guitare, H. - guitare Svein - batterie, Stain - basse, Mantak Chia - orgue, melodica. Side B: Barditus - chant, M. - guitare, tabla, H. - guitare, Svein - batterie, Stain - basse, Fulco - orgue, Bhodidharma - saxophone.

remarques

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
black metal psychédélique déjanté

Un nouvel album de Lugubrum, c’est toujours un événement particulier et ce pour une raison principale : ce groupe est unique. Unique dans sa création musicale, Lugubrum l’est également dans son imagerie et, bien que je ne comprenne pas le flamand, très probablement dans ses textes aussi. Les belges n’ont de cesse de progresser vers quelque chose de toujours plus personnel, tandis que d’autres se complaisent dans une stagnation parfois laborieuse. Fanatique complet de tout ce qu’a fait Lugubrum par le passé et de son évolution perpétuelle, le dernier album en date « Heilige Dwazen » ainsi que le « Live in Amsterdam » paru l’année dernière m’avaient beaucoup plu. Pourtant, en insérant la dernière livraison flamande dans mon lecteur, je suis fébrile. Pourquoi ? Parce que les deux premières écoutes sont déconcertantes. Tout ceux qui découvrent Lugubrum pour la première fois ont cette sensation, je devrais le savoir. Mais Lugubrum surprend encore et se remet en question à chaque enregistrement. Et puis au fil des écoutes, aucun doute, cet album est monstrueux, très certainement le meilleur album de Lugubrum d’ailleurs. « De ware hond » (qui se traduit par « Le vrai chien » en français si je ne fais pas erreur) est composé de quatre longs titres approchant ou dépassant les 10 minutes, c’est selon. L’album est divisé en deux parties : les deux premiers morceaux ont été enregistrés en février 2006 à Stavelot avec un équipement numérique. « Opwaartse hond » est du Lugubrum pur souche comme sur les derniers albums, insolent, intimiste, varié dans les tempos, Barditus beugle, comme à son habitude, tel un chien enragé sous perfusion d’absinthe. Puis arrive cette basse aquatique proche de celle présente sur l’album de Stargazer « The scream that tore the sky ». Lugubrum varie les tempos mieux que jamais, puis on comprend à la fin de la cinquième minute que l’on tient là l’oeuvre du groupe la plus psychédélique. C’est ce qui est déconcertant au début, puis se révèle magistral sur le plus long terme. Le groupe se libère, on a même parfois l’impression que c’est de l’improvisation. La rythmique basse-batterie est omniprésente et plus précise qu’à l’accoutumée (mention spéciale au son de basse génial et au talent de Stain). Ce premier morceau est tout simplement extraordinaire, un bonheur de 16 minutes. Le deuxième morceau « The dog in the doorway » est dans la lignée de « Heilige dwazen », moins étrange que le titre précédent, mais plus massif que par le passé. La deuxième partie de l’album est le résultat d’une session réalisée en juin 2006 à Ghent à l’aide d’un équipement analogique cette fois-ci. Cette session s’est probablement déroulée à l’aide de substances hallucinogènes tant le résultat est psychédélique et complètement déjanté. Réduire Lugubrum au black metal est injuste et faux. Aucun groupe ne peut prétendre leur ressembler et l’on ne ressent aucune influence particulière sur la création des belges. Le saxophone fait son retour avec « Neerwaartse Hond », l’alternance entre passage speedés à la Lugubrum avec un Barditus au top de sa forme et des moments plus intimistes, posés et l’intervention du saxophone est parfaitement maîtrisée, le groupe a trouvé l’alchimie parfaite. Que dire du dernier morceau « Flinke Hond Von Hell Slaapwel » : de l’orgue, des tablas, une ambiance onirique, Lugubrum surprend encore et c’est pour ça que je l’aime. Une nouvelle fois, la formation belge offre une bouffée d’air frais dans un style qui se veut trop terre à terre en ce moment, où s’imprime une dichotomie sataniste/nationaliste au niveau des idéologies de plus en plus laborieuse et lassante. Lugubrum trace son chemin seul, sans se soucier de tout ça et m’apporte exactement ce que je veux : de l’art, du vrai. Preuve en est la superbe pochette réalisée par Midgard (la meilleure du groupe avec celle de « De vette cuecken ») qui démontre son talent hors-pair et les photos avec cette lumière jaunâtre du plus bel effet. Un début d’année 2007 qui avec des albums comme celui-ci, celui de Necros Christos ou encore celui de Lifelover, nous apporte maintes réjouissances musicales. Pourvu que ça dure. En attendant, jetez-vous sur ce monstrueux septième album des Flamands. Lugubrum is God.

note       Publiée le dimanche 18 mars 2007

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notes

Note moyenne        20 votes

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Dioneo › vendredi 10 juillet 2020 - 21:53  message privé !
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C'est tout à fait prévu... Comme le reste de la disco.

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Demonaz Vikernes › vendredi 10 juillet 2020 - 19:51  message privé !

Il faut écouter Face Lion Face Onion maintenant.

Dioneo › vendredi 10 juillet 2020 - 18:12  message privé !
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Oué, elle a quelque chose d'ocre-sale, de crotté, cette musique, c'est sûr... En tout cas bien conquis par le machin - je le réécoute, là, et je tripe une fois de plus, je dois dire. J'aime beaucoup les parties de sax puis l'espèce de montée-déliquescence des grattes sur Flinke hond von hell slaapwel, en particulier - j'en suis là dans l'écoute, faut dire. Ça sent fort les champis en effet - les moisissures sur les troncs ou les murs autant que les autres, les rigolos.

Note donnée au disque :       
The Gloth › jeudi 9 juillet 2020 - 15:53  message privé !

C'est pour ça qu'ils préfèrent parler de "brown metal". Et à leurs débuts, de "boersk blek metle" (black metal de bouseux).

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WZX › jeudi 9 juillet 2020 - 12:17  message privé !

Tiens, marrant, je m'y suis mis également il y a quelques semaines, en voyant Klari poster leurs jolies pochettes quelque part sur le forum. Et ouais c'est un truc à part, niveau ambiances/réseau de références que ça évoque. Ils arrivent quand même à faire démarrer trois pistes (sur quatre) sur le même riff. Un thème et variations, version "black metal" flamand (black metal avec des gros guillemets parce que ça va quand même bien ailleurs ouais, ce qui n'est évidemment pas un reproche).