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Oomph! › Sperm

cd • 12 titres • 49:04 min

  • 1Suck-Taste-Spit
  • 2Sex
  • 3War
  • 4Dickhead
  • 5Schisma
  • 6Feiert Das Kreuz
  • 7Love
  • 8Das Ist Freiheit
  • 9Kismet
  • 10Breathtaker
  • 11Ich Bin Der Weg
  • 12U-Said (Live)

line up

Dero (chant, batterie), Flux (guitare, sampler), Crap (claviers, guitare)

remarques

chronique

Styles
electro
ebm
metal
Styles personnels
crossover

Inutile de croire qu'éviter la référence archi-ressassée est possible, finalement : la plupart des non-allemands ont découvert Oomph! suite au succès blitzkrieg de Rammstein, souvent présentés comme la grosse machine qui leur a volé la mixture. Ce qui est partiellement vrai. Même si les deux premiers Rammstein ont des airs oomphiens (surtout Sehnsucht avec sa prod hypersynthétique et ses claviers-jouets), le truc du "groupe inspirateur de l'ombre" est inexact, et cette binarité est malvenue. Rammstein, c'est la puissance teutonique caricaturale massive - c'est militaire, autant ironique que dramatiquement sérieux comme l'Anschluss, et ça joue sur une ambiguïté de dix tonnes ; ça tient davantage de Laibach, mais ça tient surtout au romantisme ursin de Till Lindemann. Oomph!, c'est pas militaire ni ogresque : c'est scientifique, maigrelet et intime, tendance "boîte du petit chimiste". D'ailleurs ces trois têtes de zob' aimaient souvent se vêtir comme des scientifiques fous pour faire leurs grimaces, en concert. Deux groupes aux fonctions différentes, donc, au final à peu près aussi comparables que l'ours Prosper du pain d'épices et le Prof Weetos, avec le plus ancien des deux doté du gabarit le plus modeste, mais peut-être de l'étrangeté la plus manifeste. Car les Oomph! de la période transitoire entre EBM et pop-metal, tel ce Sperm à pochette subtile, sont des albums crossover instables, parfois étranges. Sur celui-ci, Oomph! essaie encore de maîtriser sa mixture de transition 'guitares + beat electro + chant de goret'. Y a quelque chose qui a merdé chez Oomph! à un moment donné au cours de leur vingtaine en marcel & coupe-brosse, juste après leur premier album. Ils se sont dit "marre de l'EBM-rock à la Die Krupps, avec ça on ira nulle part". Et c'est avec Sperm qu'ils sont devenus un groupe d'electro-metal, déjà particulier par le son, encore bien Nitzeuhr Euhb, motorisé par ces riffs synthétiques aussi nets que des pixels circa 1993. De son visuel/intitulé basiquement putassier à ses paroles de collégien énervé, Sperm présente d'emblée Oomph! tel qu'il sera condamné à rester : un petit groupe laid mais attachant, capable au mieux de Unrein et du premier album éponyme, plus galvanisant que celui-ci. Sperm aurait pu être leur plus gros album de tubes, avec cette volonté qu'on sent de tout péter. Il restera comme un modeste pignon dans la machine.

note       Publiée le jeudi 14 mai 2015

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