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Agalloch › The Serpent & The Sphere

cd | 9 titres

  • 1 Birth And Death Of The Pillars Of Creation
  • 2 (serpens caput)
  • 3 The Astral Dialogue
  • 4 Dark Matter Gods
  • 5 Celestial Effigy
  • 6 Cor Serpentis (the sphere)
  • 7 Vales Beyond Dimension
  • 8 Plateau Of The Ages
  • 9 (serpens cauda)

enregistrement

Enregistré au Cloud City Sound et à Everything Hz, Portland, Etats-unis, décembre 2013. Enregistré par Billy Anderson et Rohan Sforcina. Mixé par Billy Anderson au Everything Hz, Portland, Etats-Unis, janvier 2014. Produit par Billy Anderson et Agalloch.

line up

Aesop (batterie, percussions), John Haughm (voix, guitare, cithare), Jason William Walton (basse), Anderson (guitare, mellotron).

Musiciens additionnels : Billy Anderson (chant de gorge sur "Birth and Death of the Pillars of Creation"), N. Larochette (guitare sur "(serpens caput)" et "Cor Serpentis (the sphere)"), R. Sforcina (oscillation et cables sur "(serpens caput)"), V. Thorsson (scie musicale sur "(serpens caput)").

remarques

Sorti au Canada chez Profound Lore (CD), aux Etats-Unis chez Licht von Dämmerung Arthouse (LP), en Europe chez Eisenwald Tonschmiede (CD et cassette). Edition japonaise par Daymare Recordings (CD).
Illustrations par Niels Geybels, Markus Wolff, Jakob Böhme (1575-1624). "Teach me your mood, ô patient stars who climb each night the ancient sky, leaving on space no shade, no trace of age, no fear to die" (R. W. Emerson)

chronique

Styles
folk
metal
metal atmosphérique
metal extrême
black metal
rock
post rock
Styles personnels
vent dans les arbres. avec corbeau.

Ouais, bon, ça va ! C'est pas critiquable. Quoi ? La musique. La musique, ça se sent de l'intérieur, de l'extérieur, de devant, de derrière, de partout, c'est pas analysable, et pourtant j'écris dessus, j'essaye, je fais ce que je peux, quelle ironie... Et quand on sent que ça gratte dans le dos, on dit quoi ? Rien ? Comment je vais faire. J'ai un petit problème avec Agalloch. Comme dirait Bret Easton Ellis, "les jeunes supportent mal la critique (...)". Mais, Agalloch, ils sont pas jeunes, donc ça va. Mais vous savez pourquoi j'ai du mal avec Agalloch ? Et bien, chers rhinocéros laineux et tigres aux dents de sabre, parce que j'ai toujours l'impression de garder un poil dans ma soupe à chacune de leur sortie : je me fais bercer par ces mélodies toutes imbibées de folk et de psyché et de metal tout épique (les mecs reprennent Sol Invictus oh ! Miam ! et ils citent Godspeed You! Black Emperor parmi leurs influences, oui !), et puis... quoi ? Un cheveu dans ma soupe ! C'est vraiment pas pour jouer au disciple du grand Sheer Khan, icelui ayant déjà bien gravé la description de leur musique par son œil de lynx acéré, mais je vais répéter un peu ce qu'il a déjà écrit ici... ce cheveu, chers megalodons et ptérodactyls, c'est la voix du chanteur. Je voudrais tellement devenir un mega fan d'Agalloch, c'est tellement bô, tellement qu'on a envie de devenir alchimiste, de faire du camping dans les bois à regarder la nuit les étoiles filantes et baver sur notre finitude et l'éternel retour... mais je suis à chaque album comme chiffonné par ces râles de chat bien trop enroué se posant sur cette musique tellement inspirante, ces intros tellement épiques, pleines de songes sur le temps se mangeant la queue (cf. l'ouroboros sur le cd, dans la tracklist "in inglishe", mais en latin là), pleines de questionnements sur l'existence et sur cet environnement complètement rubikubesque, fascinant, plein de dualisme aïe / ouille, attirance / répulsion, "quoi?" / "pourquoi?". Et alors vous me direz. "Moi, j'aime bien !" "C'est même dans les tops, partout, c'est même dans mon top à moi", "Et en plus il kiffe le dernier At the Gates", "Enfin, quand on arrive à le lire, à croire qu'il est en guerre avec la réalité le gars". Chut les voix dans la tête ! "Et alors ?", vous me direz, les voix... Ben, quand les bras tombent, il faut de la force pour les rattraper, et pour porter des mélodies aussi puissantes, il faut de la voix, ou rien. Non ? Bon, ok, je me dévoile (c'est pas compliqué si vous avez tenu les dix premières lignes), je rêve d'un Agalloch instrumental... je pêche par orgueil, j'ai l'ego qui me gratte le dos, je voudrais changer l'existant, je voudrais que ça soit mieux, depuis mon sofa là, alors que je sais à peine chanter We Will Rock You en chant clair ou en growl et jouer Au clair de la lune au xylophone. Et alors ? Rien. On va pas remplacer Haughm par Freddie Mercury, ou par Corpsegrinder, ni même par Francis Cabrel. Je lance donc un appel à la contre-chronique, peut-être celui-ci parviendra aux oreilles d'un fanatics qui saura chanter la complétude de ce groupe et leur musique et satisfaire d'autres confrères ou chers publics. Je ne peux, pour ma part, que saluer l'effort de composition, d'illustration, de méditation d'Agalloch, tout en pleurant sur ce pourcentage manquant qui ferait que ma note et ma joie se remplissent de billes toutes dorées. "C'est si duuuur...!" sanglota Picsou Tantalus, englouti par sa piscine de piècettes, des grappes de réjouissance illusoires flottant au-dessus de ses yeux... (3,9 / 6)

note       Publiée le mercredi 7 janvier 2015

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Rastignac › jeudi 19 mai 2016 - 21:48  message privé !
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Bon niveau orifice, en tout cas, ceux dits "sociaux" sont comblés : le guitariste fait grise mine intersidérale, edito grognon dans Decibel par le gars de Krieg à ce sujet, Haughm commence à s'en prendre plein la gueule. La suite au prochaine épisodzzzzzzzz

Note donnée au disque :       
Consultant en informatique › mardi 17 mai 2016 - 21:47  message privé !
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Je l'ai bien aimé celui-là. Je l'ai écouté qu'une fois mais j'ai trouvé le virage assez réussi. Déjà sur Marrow of the Spirit la tangeante se précisait, mais tout du long ils ont négocié ça avec amour et tendresse, sans se tromper sauvagement d'orifice quoi.

Rastignac › vendredi 13 mai 2016 - 22:56  message privé !
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Bon ben ça sera leur dernier... avant reformation? edit : en fait c'est Haughm qui vire les autres et garde le groupe... c'est bien confus tout ça.

Note donnée au disque :