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The Del McCoury Band › Del and the Boys

cd | 12 titres | 41:16 min

  • 1 1952 Vincent Black Lightning [4:01]
  • 2 Learnin' the Blues [3:23]
  • 3 Count Me Out [2:44]
  • 4 All Aboard [3:56]
  • 5 The Bluegrass Country [3:04]
  • 6 Recovering Pharisee [2:53]
  • 7 Goldbrickin' [4:27]
  • 8 Gone But Not Forgotten [3:10]
  • 9 The King's Shilling [3:41]
  • 10 Unequal Love [3:21]
  • 11 A Good Man Like Me [2:35]
  • 12 Travelin' Teardrops Blues [4:01]

line up

Del Mccoury (guitare, chant), Mike Bub (basse, chant), Jason Carter (violon, chant), Rob McCoury (banjo, guitare), Ronnie McCoury (mandoline, chant)

chronique

En fait j'ai remarqué, ce que j'aime, moi, c'est les voix de oufs. Si. Quand je zieute vite fait les disques auquel j'ai déjà collé 6/6 sans hésitation ni remords ici bas, et quand je compare avec ce que j'ai bien envie de sortir de mon étagère pour leur coller sans non plus d'hésitation leur égal 6/6, je me rends compte qu'à chaque fois, c'est des disques avec un chanteur complètement pété. Faudra un jour que je remercie Guts of Darkness pour me permettre au travers ses colonnes cette quotidienne auto-psychanalyse que je me fais, et qui tous les jours m'aide à me comprendre un peu mieux moi-même, et me pousse toujours un peu plus vers ma destinée rêvée, celle d'aller élever des chèvres dans le Wisconsin, et jouer de l'harmonica nasillarde pour baliser mon pâturage. Je note l'idée pour quand on me demandera de faire mon épitaphe tiens. Guts of Darkness sur la tombe, ça le ferait. Avec en plus un petit top ten à l'arrière de la pierre tombale. Genre île déserte outre-monde. Mazette, j'vais faire des jaloux. J'ai presque hâte d'y être. Bon et alors en ce qui concerne Del McCoury, qui lui n'est pas encore canné, et ben dans le pelloton de tête des voix de ouf, c'est carrément un monstre. Je sais pas avec quoi il a été nourri quand il était gosse, ni quel type d'oxygène ils avaient en Pennsylvanie, mais ce qui est sûr c'est que le vieux est sérieusement attaqué. On pourrait souffler de la trompette dans le cul d'une marmotte des Alpes qu'on arriverait pas à un truc pareil. Aussi pincé et puissant à la fois. Et si en plus vous visez un peu sa gueule, au type, un espèce de vieux crooner endimanché, avec une choucroute de ouf, et un physique quelque part entre Roger Sterling et mon grand-père quand il portait sa cravate lacet, là vous pouvez plus faire autrement que d'être fan par avance du personnage. Mais merde quoi, je veux dire. Jimmy Carter au placard. ÇA c'est du charisme mes aïeux. Et alors musicalement parlant, Del McCoury, c'est aussi loin d'être un débarqué. Dans les années 60, il menait déjà la danse à la guitare et à la voix au sein des Blue Grass Boys de Bill Monroe (le papa du genre), et il a fait quelques armes à l'antenne du mythique Grand Ole Opry, cette émission qui depuis les années 20 abreuve l'Amérique de la bonne parole country jusqu'au fin fond des Appalaches. Puis il a fondé le Del McCoury Band en 67, avec un line-up qui a évolué au fur et à mesure jusqu'à être complété par ses deux rejetons, Ronnie et Robbie, durant les 80. Le disque dont il est question ici, Del and the Boys, est signé justement signé par ce Del McCoury Band. Il est a replacer au milieu d'une relativement foisonnante discographie, au court de laquelle le Del McCoury Band ont emmené le bluegrass dans toutes les directions imaginables, des frontières les plus funky jusqu'aux plus folk. Del and the Boys le disque, ça tombe bien, on y retrouve un peu de cet esprit. Il ratisse des folks les plus galopants aux chansons les plus piano-bar. Tout est écrit avec ce talent qui fait qu'on sait jamais trop si les morceaux ont été véritablement composé, ou si ça a été enregistré à l'arrache lors d'un jam de famille en weekend à la ferme. Et puis, forcément - parce c'est pour ça qu'on aime le bluegrass - il pétille d'harmonies vocales tout à fait inhumaines, auxquelles personne de sain d'esprit ne saurait résister, et qui font, avec la voix de Del que je canonisais plus haut, tout l'exquis fumet du Del McCoury Band. Alors je le confesse, dans la mesure où j'en ai pas écouté cinquante non plus je sais pas si c'est le meilleur Del McCoury, mais comme de toute façon ce genre de mecs vous pondent des disques comme on pond des gosses dans une famille catholique, et que de surcroît ces disques ils doivent y attacher à peu prêt autant d'attention qu'une vache à chauffer le taureau en public, vous pouvez bien vous taper celui-là, il a ô combien tous les arguments nécessaires à vous rendre complètement chèvre. Et s'il suffit à vous rendre accroc il sera toujours temps d'aller ruminer un peu les autres.

note       Publiée le vendredi 23 mai 2014

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e vct m › mardi 6 octobre 2015 - 02:12  message privé !

Goldbrickin'... Même sur les morceaux instru on croirait l'entendre gueuler !

Dioneo › vendredi 23 mai 2014 - 18:46  message privé !
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(Ui, carrément, pour le côté clascique).

Raven › vendredi 23 mai 2014 - 18:41  message privé !
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I saw the light ? eheheheh (mais en fait, oui : c'est bien un classique dans le style non, genre scie reprise par tous ceux qui s'y frottent comme Strange fruit dans d'autres milieux ?)

Dioneo › vendredi 23 mai 2014 - 17:07  message privé !
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I Saw The Light, y'a une chanson d'Hank Williams (le vieux ! ... Le premier) qui s'appelle comme ça. Reprise par plein de monde depuis (dont Red sur son premier, Felk, en mode fond du tube d'antidépresseurs ; et les Residents aussi, il me semble)... Ce serait la même ?

Consultant en informatique › vendredi 23 mai 2014 - 13:10  message privé !
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De toute façon c'est tout l'intérêt du style. Je sais plus si c'est Monroe où la Carter Family justement qui entreprenait des voyages dans tous les coins reculés des USA à la recherche de folks traditionnels importés par les paysans immigrés, pour les réarranger ensuite à la sauce country, mais ça résume bien l'esprit. En tout cas la Carter Family ce sera prévu un jour oui, mais vu les compiles de la mort qu'on trouve d'eux avec 5 CD minimum à s'enquiller (quand c'est pas 10), c'est pas pour demain ^^