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Fushitsusha › A Death Never to Be Complete

  • 1997 • Tokuma TKCF 77014 • 1 CD

cd • 6 titres • 68:40 min

  • 1Just as I Told You2:17
  • 2Though It Went So Well?8:28
  • 3That Which Is Becoming to Me29:56
  • 4Continue to Be14:14
  • 5A Death Never to Be Complete8:20
  • 6Hermitage5:25

enregistrement

Enregistré à Moat Studio, Londres, en novembre 1996.

line up

Keiji Haino (guitare, voix), Jun Kosugi (batterie), Yasushi Ozawa (basse)

remarques

chronique

Styles
noise
rock
Styles personnels
rock nihiliste

Faute de parler japonais, la lecture d'un vrai bon album de Keiji Haino se fait souvent à la lumière de son titre, qui conceptualise la dynamique des morceaux. Il semble que l'idée de la mort règne partout sur ce disque, un des plus sombres du groupe... et pas le plus facile d'accès. L'entrée en matière de "Just As I Told You" est aussi calme que menaçante ; la Grande Faucheuse plane, s'insinue en rampant comme une angoisse existentielle qui surgit d'un coup au grand jour dans un rugissement strident de guitare. L'instrument perce les tympans puis met en place un riff dur comme fer, au cycle lancinant et obsessionnel, fendu uniquement par les cris tourmentés de Haino. La mort tourne en boucle dans la tête. Sous ses allures de fausse berceuse, "That Which Is Becoming to Me" ressemble à une phase d'acceptation lentement rongée par le doute. La section rythmique est en retrait - Kosugi fait palpiter ses cymbales au loin, même quand à mi-chemin la guitare reprend la parole pour de longues plaintes déchirantes. Puisqu'il faut essayer de vivre, "Continue To Be" paraît exhorter tout un chacun à aspirer à plus de douceur et de sensibilité : c'est l'occasion de profiter de la voix de Keiji Haino dans toute son étrange beauté. Mais les larmes ne sont jamais loin, et l'émotion arrive à saturation. Quel soulagement trouver dans l'état de mort ? Le néant ou l'infini apportent-ils un quelconque répit ? L'immortalité, quel ennui... La mort n'aura jamais d'aspect définitif. Entre les lignes de basse gravées par Ozawa, Haino semble appeler avec désespoir une autre idée, celle du bonheur. Une fois passée la crise d'abréaction, la réponse paraît claire. Seule la méditation zen, introspective, permet d'affronter avec calme et sérénité la Camarde au sourire narquois.

note       Publiée le mercredi 18 janvier 2017

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DukeOfPrunes › mercredi 17 mai 2017 - 20:44  message privé !
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Et encore, je suis allé chercher l'obi strip sur le côté pour varier les plaisirs !

Note donnée au disque :       
(N°6) › mercredi 17 mai 2017 - 19:22  message privé !
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Toutes ces pochettes de Fushitsusha alignées, ça me rappelle la bonne blague d'Obélix dans Astérix chez les Bretons : "Heureusement qu'on a l'adresse, la description n'aurait peut-être pas suffi".