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Altar of Plagues › Teethed Glory and Injury

cd • 9 titres

  • 1Mills
  • 2God Alone
  • 3A Body Shrouded
  • 4Burnt Year
  • 5Twelve Was Ruin
  • 6A Remedy and a Fever
  • 7Scald Scar of Water
  • 8Found, Oval and Final
  • 9Reflection Pulse Remains

line up

Johnny King (batterie), James Kelly (voix, guitares, claviers), Dave Condon (voix, basse)

remarques

chronique

Styles
metal
metal extrême
Styles personnels
post je sais pas quoi

C'est à l'aune d'un disque de la carrure de ce « Teethed Glory and Injury » qu'on peut mesurer l'écart qui peut exister entre deux groupes de post-black – et mesurer à quel point il devient difficile de catégoriser toute cette nouvelle vague de metal pas banal. D'un côté, le dernier Deafheaven, purée mièvre d'arpèges pluvieux et de blasts romantique aussi bandant qu'un polo Eden Park ; et de l'autre ce dernier album d'Altar of Plagues. Profitez-en car il n'y en aura plus. Ici les arpèges sont stroboscopiques. La pluie est acide. Le romantisme est noir. Et les blasts sont aussi bandant qu'un guet-apens dans un bois neigeux entouré de bergers allemands appartenant à un violeur récidiviste. Altar of Plagues transforme le snuff movie en cinéma d'art et d'essai. Le mixage étrange ne doit pas vous induire en erreur : la construction parfois insensée des titres n'est qu'un labyrinthe apathique dans lequel vous êtes aussi vulnérable que si vous étiez en plein milieu d'une toile d'araignée. Il y fait froid. Froid et sec. The Grand Declaration of War filmé par Lars von Trier. Through Silver in Blood en bande son de Begotten. Blut Aus Nord invité d'honneur au vernissage de la dernière purge de Matthew Barney. Tout ça doit vous sembler excessivement mental. Et ça l'est, quelque part. S'il n'y avait ces riffs corrosifs et clignotants, et ce chant rocailleux et saumâtre... Ce disque est un voyage, une élévation religieuse filmée au ralenti, cet instant fatidique lorsque le corps raide penche vers l'avant, sur le toit de l'église, les bras en croix, pour un ultime saut de l'ange. On comprend mieux ses origines Irlandaises. N'y cherchez pas de tubes, d'accroches puissantes, vous n'y trouverez rien. Rien que de l'eau stagnante. Rien que des gouttières effondrées. Rien que la triste façade humide d'une église détruite, sur une colline à flanc de vagues déchaînées, une église au sein de laquelle des moines-soldats hargneux se réchauffent autour d'un feu fait de livres hérétiques et de sous-vêtements féminins.

note       Publiée le mardi 8 avril 2014

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Note moyenne        5 votes

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No background › jeudi 5 août 2021 - 09:20 Envoyez un message privé àNo background

Depuis le temps que cette pochette m'intriguait, j'ai sauté le pas. C'est franchement bien fait, on est emporté pendant tout le temps du disque, sans que ce soit monolithique. Une bonne découverte.

Message édité le 05-08-2021 à 09:21 par No background

SEN › dimanche 16 mai 2021 - 14:21 Envoyez un message privé àSEN

Je découvre, c'est tout à fait ce que je recherchais, c'est de la bombe ce truc !

Note donnée au disque :       
saïmone › jeudi 10 avril 2014 - 14:49 Envoyez un message privé àsaïmone
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AmenRa n'a jamais passionné personne, on est d'accord là dessus (ton comm' devrait plutôt aller sur le précédent, vu d'ici)

Note donnée au disque :       
Ntnmrn › jeudi 10 avril 2014 - 13:44 Envoyez un message privé àNtnmrn
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Tout à fait d'accord pour les derniers Celeste, je vais pas tarder à les fusiller!

kama › jeudi 10 avril 2014 - 13:35 Envoyez un message privé àkama

Pas plus "réchauffé black metal" que les derniers Celeste je trouve, d'autant qu'on est assez loin d'un Amen Ra (qui lui n'a pas grand chose de black metal). Bref, pas très important les étiquettes, et belle découverte en tout cas.