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Brenda › J'boom badaboum to beep

lp | 2 titres | 06:09 min

  • 1 J'boom Badaboum To Beep [face A]
  • 2 Badou (instrumental) [face B]

line up

Brenda Hervé (chant), André Hervé (production)

remarques

La face B est la version instrumentale.

chronique

Styles
pop

1/6 définitif et vengeur, car on ne rigole pas avec certaines oeuvres. Non à la nostalgie complaisante telle qu'elle est plus que jamais pratiquée ! Nous ne sommes pas sur Bide & Musiques, mais sur G.O.D., site où l'exorcisme de traumas musicaux, s'il doit se faire, doit l'être au pinacle astrologique qu'est le Jour du Poisson, plus propice qu'aucun autre à la mise à l'amende du Malin. Et voici un trauma musical profond. Générique de Samdynamite : sors de ma tête ! Sors des têtes de tous ces enfants innocents dont tu as ignoblement colonisé une partie du cerveau ! LE POUVOIR DE CHRIS TE POUSSE A CEDER !!!! Générique de Samdynamite = "J'boom badaboum to beep", pour les innocents qui n'ont pas été présentés. Premier contact rap de ma vie ? Je devais avoir dans les trois-quatre ans à vue de madeleine... et j'étais déjà connecté au flow. Y a une logique satanique dans ce Monde. Ayant grandi avec Samdynamite cinq matins par semaine à la fin des années 80 et au début des années 90, Le Mal fut implanté dans une arrière-zone de mon cortex par Brenda, une gamine en salopette et casquette, placée présentatrice de l'émission au moment où elle était la cadette d'un trio d'enfants-chanteuses embrigadées par leur paternel (officiellement ingé-son mais officieusement compositeur) pour fredonner la vie de travers sous les toitures incertaines des MJC, dans la logique des Shaggs, mais sans la postérité culte. FR3 était à l'époque selon toute preuve contraire dirigée par une équipe de crackheads franciliens pour qui la puériculture équivalait à des séances de lobotomie matinales par la manipulation psychotrope de couleurs et de formes rigolotes qui bougent sur des sons qui sautillent, dans la tradition de Barbapapa, mais sans l'aspect créatif et psychédélique, nan, juste la saloperie mentale collante qui permettait aux mamans nous élevant comme elles pouvaient de ranger les courses dans le frigo sans avoir à nous tenir à l’œil toutes les 30 secondes. Ces drogués-calculateurs de FR3, finalement bien plus malsains que le Club Dorothée et ses gentils mangas, drivaient la petite Brenda dans la pénombre de leur studio, en bons pédo-manipulateurs, lui faisant réciter les blagues pas drôles les plus dévitalisées qui pouvaient sortir de leurs esprits malades. Brenda, quand elle n'alignait pas les introductions de séries, se contentait de converser avec Denver, le dernier dinosaure... ou plutôt la copie de Denver. C'était toujours la même image, simplement traitée avec un logiciel rudimentaire faisant se mouvoir le dino en 2D de façon crapuleuse (bouche ouverte-fermée = deux images) pour donner l'impression qu'il s'agissait du vrai Denver. Or Denver était mort, depuis longtemps, et personne ne le savait. Mais toutes ces manœuvres adultes honteuses n'étaient rien face à la chanson : 45 tours que je n'aurais en réalité jamais aimé connaître et qui scella mon destin comme une basket à scratches et talon-lumière impossible à enlever. "J'boum badaboum to beep, j'claque des doigts, j'bipe sur un clip, et tac et tic, j'balance sur la danse, pas de bourrée sur onomatopée, j'boum badoowap to beep, sgadoowastic and blouze tosik, badoo badoo ! J'bip too bop to beep, stagaboowa stic bop to beep..." MC Brenda, lyrics insondables, punchlines aussi scatobsédantes que le trou laissé par une dent de lait. L'horreur avec une natte... Niveau prod', signée par le papa : une descente de synthés plus sales que du Gotainer et plus monochromes que chez Martin Rev achève de rendre la chose collante à vie. Contrôle des esprits des têtes blondes de l'Hexagone au climax du règne de Mitterrand, concordance de la golden era du hip-hop avec l'apparition du grunge qui n'était alors pour moi qu'un poster de blondin pas lavé dans la piaule de ma pré-ado de cousine (quelques années plus tard "boooouh kuuuuuuurteuh, mon Kurt est moooooort !!!" ah ouais eh ben ça t'fait les pieds... fallait pas écraser ma tototte en '89 !) conditionnement de votre serviteur dans ses goûts musicaux, défaite au permis voiture via le souvenir du jaune et débile Boumbo (un des homies de Denver), pré-modélisation de la mélomanie-refuge dans l'âme malléable d'un bambin, ratage pur et simple de sa vie d'artiste et de tant d'autres... Tous les germes du maléfice sont là, et pas ailleurs : dans la bouille joyeuse et innocente de cette petite merdeuse.

note       Publiée le mardi 1 avril 2014

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No background › mardi 7 août 2018 - 15:51  message privé !

Finalement, je suis content d'avoir échappé aux chaînes publiques et de n'avoir été lobotomisé que par Dorothée et ses acolytes, Corbier et Bernard Minet.

Rastignac › vendredi 14 novembre 2014 - 01:16  message privé !
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Samdynamite, le Babou de l'émission pour enfants. Quand y a pire, y boom dee bap pire encore! Bon, y avait quand même Denver. "Oui, Michel" nous radote Dana une chaine derrière... C'est plus du scat à la Patricia Kaas ce qu'elle nous fait la Brendouille par contre (edit : redite...)? Sinon, dans le genre rap qui tue la musique, je voudrai partager ma douleur d'avoir en tête 1 jour sur 2 celui de Super Champs qui passait sur cette merde de la 5 à la même époque... "hé petit champion, t'es prêt pour la bagarre?" Pfff...

Note donnée au disque :       
TWB › mercredi 2 avril 2014 - 00:16  message privé !

Trop jeune pour connaitre ce générique, immunisé à l'attrait de John Scatman (l'habitude de descendre des soirées à coup de tube des 90's et de cor de chasse), par contre, pour une raison inconnue, ça m'a fait penser à Yakalelo de Nomads. Aucun rapport, étrange. @Jim_Aloku: génial ton pseudo.

(N°6) › mardi 1 avril 2014 - 23:31  message privé !
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Tout le plaisir est pour moi.

azfazz › mardi 1 avril 2014 - 23:14  message privé !

J'ai la chance de ne pas connaître cette... chose, mais je ne remercie pas (N°6) pour m'avoir remis "I'm a Scatman" dans la tête !!