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Virus › The Agent that Shapes the Desert

cd • 9 titres • 43:13 min

  • 1The Agent that Shapes the Desert05:18
  • 2Continental Drift04:43
  • 3Chromium Sun04:20
  • 4Red Desert Sand04:54
  • 5Intermission : Furnace Creek02:20
  • 6Dead Cities Of Syria06:42
  • 7Where the Flame Resides04:50
  • 8Parched Rapids04:53
  • 9Call of the Tuskers05:13

line up

Carl Michael Eide, Einz, Bjeima

remarques

chronique

Styles
jazz
avant garde
metal
rock
noise rock
Styles personnels
charogne desert-noiserock

Bonsoir. Je sacque cet album en lui mettant 5/6, pour la simple raison que oui, c'est un fait : on tient ici le premier Virus qui fait de la redite - le funky shakant de Carheart recraché avec la noirceur moite inconfortable du Black Flux, ça donne l'Agent. En plus de ça, deux titres moyens ("Where the Flame Resides" / "Parched Rapids") tirent cet album quelque peu vers le bas. Pourtant, je le clame haut et fort : jamais Virus n'ont été aussi cohérents, jamais les riffs n'ont sonné aussi aigres et beaux (Colossamite?), jamais la basse n'a autant virevolté, jamais les déclamations du maître n'ont été aussi douloureuses, jamais Einar n'a groové comme ça derrière ses fûts. Pire, les chef-d'oeuvres du passé sont relégués au rang d'ébauches avant même que tu ne le sentes passer. Vicieux, vicieux, vicieux, le désert aux sculptures s'étend sous tes yeux, son grain coupant comme jamais - ces mêmes dunes qui habillent les errances harmoniques du maître depuis la première démo d'Aura Noir, celles-là même peintes sur la couverture de Written In Waters. Elles dansent, elles dansent, les Giacometti - "Chromium Sun" / "Red Desert Sand", attaque sonique vaudou - imparable, danse! Danse avec elles comme un pantin, en pleurant, en riant. Le mix est enfin irréprochable, tout en couches, en érosion ; "Dead Cities Of Syria" est enfouie sous une tonne de sable, c'est définitivement.. sablé. Assurément l'un des plus grands morceaux de Virus, aux côtés de "Strange Calm" ou "Hustler". Desert rock, sans aucun doute. "Call of the Tuskers" achève l'album abruptement, superbement, de façon presque obscène ; Garm dépose un peu de son ushuaïa douche sur ta touffe ensablée, tu te rinces de l'odeur du soleil et de la mort, pour t'y replonger illico, car tu as appuyé sur repeat. Bisous !

note       Publiée le mardi 5 avril 2011

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notes

Note moyenne        8 votes

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Potters field › vendredi 24 juin 2016 - 14:16  message privé !

Marrant, je découvre réellement virus seulement maintenant (et quand je dis maintenant, je parle de ces dernières semaines) et pourtant j'aimais beaucoup vbe. Du coup, en exhumant tous leurs disques en simultané, c'est celui-là qui me parle le plus pour l'instant.

boumbastik › vendredi 24 juin 2016 - 11:58  message privé !

Cool, ce truc. Jamais pu accroché à VBE mais ça, ça marche bien sur moi. Le côté dégingandé du post-punk peut-être ? Va comprendre, Charles. Pareil que Procrastin, je trouve que Red Desert Sand sort du lot.

Procrastin › mercredi 23 avril 2014 - 02:42  message privé !

Tu m'as donné envie de le ressortir, ben déception. Certes on dandine du popotin mais rien ne m'y a scotché comme à sa découverte, sauf peut-être "red desert sand" dont la place dans l'album est idéale et dont l'ambiance hallucinée m’embarque toujours malgré moi. J'avais déjà eu en demi-teinte la sensation d'un album assimilé trop rapidement pour tenir le temps, c'est confirmé.

Note donnée au disque :       
Cinabre › mercredi 23 avril 2014 - 01:24  message privé !

Il y a quand même une chose dans cet album qui ne lui pré-existait pas... Chez Virus en tout cas. Ce côté ultimement dansant. Carheart avait déjà ce groove unique, bien perché. Mais rien qui donne envie de se trémousser le fion comme un gosse... comme si la jeunesse de Twin Peaks s'était donné rendez-vous là-bas... quelque part sur la Solaris de Tarkovski. Et si l'une et l'autre avaient déjà été évoquées par le groupe, ça ne l'a jamais été en des termes aussi joyeux. Ouais, carrément joyeux. Malgré l'absurde, sourde douleur, qui continue de hanter le slow lancinant de "Where The Flame Reside", on sue et on danse comme ses silouhettes qu'évoquait la pochette de Written in Waters. Un putain de disque.

Reverend Wizard › mardi 10 décembre 2013 - 21:22  message privé !

excellente idée nicliot