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The Gun Club › Miami

cd • 12 titres

  • 1Carry home
  • 2Like calling up thunder
  • 3Brother and sister
  • 4Run through the jungle
  • 5A devil in the woods
  • 6Texas serenade
  • 7Watermelon man
  • 8Bad indian
  • 9John Hardy
  • 10The fire of love
  • 11Sleeping in blood city
  • 12Mother of earth

enregistrement

Blank Tape Studios, USA, juin 1982

line up

Ward Dotson (guitare), Terry Graham (batterie), Jeffrey Lee Pierce (chant, piano, guitare, choeurs), Rob Ritter (basse), D.H.Laurence Jr. (choeurs), Walter Sending (violon)

remarques

chronique

Styles
blues
post punk goth
garage
Styles personnels
post punk blues rock écorché

Selon moi, 'Miami' est la continuation et l'aboutissement de la démarche amorcée avec 'Fire of love' pour un Gun Club qui a su conserver son aspect torturé, ses influences blues tout en perfectionnant encore la mélodie au milieu des attaques post punk. Difficile de faire mieux pourtant, 'Fire of love' regorgeait déjà de tubes et de maîtrise...D'ailleurs, en écoutant les excellents 'A devil in the woods','John Hardy','Bad Indian' ou 'Sleeping in blood city' pas si éloignés d'un garage à la Cramps, ce sont bien des climats similiaires que l'on retrouve. C'est vrai et il y a de quoi se délécter tant c'est bon (tonnerre, cette adaptation pêchue de 'John Hardy' !). Pourtant, 'Miami' propose aussi une ou deux nouveautés, notamment une incursion dans la chaleur vénéneuse texane ou mexicaine comme on peut la ressentir dans un jeu de percussions plus ethnique sur l'excellent 'Watermelon man', ou encore des envolées lyriques comme sur 'Brother and sister'. C'est pourtant toujours la moiteure malsaine des Bayous et la tristesse du blues qui prédominent comme en témoignent 'The fire of love' ou l'imparable mélancolie slidée de 'Mother of earth'. En Jim Morrison vaudou, Jeffrey Lee Pierce excelle oscillant entre rage passionnée et envolées plaintives à la Jeff Buckely, sans oublier des touches de sensualité bluesy blanches (particulièrement notables sur 'Mother of earth', 'Carry home', sans parler du splendide 'Run through the jungle'). Qu'est ce qui me fait donc préférer d'un poil 'Miami' ? A un tel degré, c'est difficile à dire...un feeling légèrement plus profond ?

note       Publiée le lundi 18 septembre 2006

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Note moyenne        14 votes

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Rastignac › dimanche 5 novembre 2017 - 12:06  message privé !
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Le seul que j'ai écouté avec Fire of Love, et de manière intensive. Découvert ce groupe grâce à une reprise de Mark Lanegan puis un concert de Kid Congo à Lyon il y a presque 10 ans de ça (?).

Dioneo › dimanche 5 novembre 2017 - 04:17  message privé !
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C'est prévu du coup, tu penses bien.

Klarinetthor › dimanche 5 novembre 2017 - 03:01  message privé !

jusqu'à pastoral hide and seek tu peux y plonger les yeux fermés et la trachée ouverte.

Note donnée au disque :       
Dioneo › samedi 4 novembre 2017 - 20:35  message privé !
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Alors je n'sais même pas (ou plus) comment c'est possible mais le fait est : jusque là je n'avais quasi écouté que Fire of Love, d'eux. (Mais beaucoup, oui). Là je découvre celui-ci. Eh ben... J'avais bien tort ! Il est magnifique. En effet un (gros) poil moins monobloc que ce précédent, il ne claque pas moins - loin, très loin de là. Bien plus classe et aussi dans-ta-tronche que la crinière-toupet oxygénée de Jeff Lee Pierce. Habité et excité (et excitant ça va de soi). Bien d'acc' aussi avec les com plus bas qui évoquent les débuts très très inspirés de (et par) ça de Noir Déz. (Et avec celui-là encore bien plus qu'avec Fire...). On ne peut jamais être sûr mais : des chances qu'il ne me passe pas de sitôt, maintenant qu'on s'est mordus).

Harry Dickson › mardi 4 juin 2013 - 00:44  message privé !

La mort en direct. Trop de bourbon en plein cagnard. Les archives du sombre, c'est le cas de le dire. Même la pochette est légendaire. Tiens, c'est peut-être plus proche des Cramps ou des Meteors mais il y avait aussi "The Orson Family" et un EP chez New Rose. Plus enjoué que Gun Club, pas difficile.

Note donnée au disque :