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The Gun Club › Death party

cd • 12 titres

  • 1The House On Highland Ave3:29
  • 2The Lie3:15
  • 3The Light Of The World3:09
  • 4Death Party5:52
  • 5Come Back Jim3:53
  • 6Strange Fruit (Live)5:16
  • 7Fire Of Love (Live)2:41
  • 8The House On Highland Ave (Live)3:49
  • 9Death Party (Live)10:16
  • 10Heebie Jeebies (Live)3:33
  • 11The Lie (Live)3:26
  • 12Run Through The Jungle (Live)6:50

enregistrement

Enregistré au Blkank Tapes Studio, 1983. - Lives enregistrés à Radio Geneva, Mars 1983 - Ingé-son : Joe Arlotta - Produit par Chris Stein et Jeffrey Lee Pierce

line up

Dee Pop (batterie et percussions), Jeffrey Lee Pierce (chant, piano, guitare, basse sur « the lie »), Texacala Jones (chœurs et cris), Patricia Morrison (basse sur les lives), Jim Duckworth (guitare lead), Jimmy Joe Uliana (basse)

remarques

Artwork par Clayton Clark

chronique

Styles
black music
blues
punk
rock
Styles personnels
garage/psychobilly

Considéré par beaucoup comme le plus grand disque du Gun Club, cet EP, 3ème sortie significative du groupe, les représente en tout cas au pic de leur forme musicale, offrant à l’auditeur un Jeffrey Lee Pierce en pleine possession de ses moyens, pas encore aviné 24h sur 24 ni déprimé par les départs successifs de son groupe qui feront du Gun Club un groupe maudit malgré lui… Non, ici c’est encore la folie de la jeunesse qui prime sur le blues des grands anciens, puisque le couple Chris Stein/Debbie Harry (de Blondie) veille encore au grain, soutien indéfectible de notre JLP, caliméro des enfers qui hantera tant les rêves d’un certain Bertrand… Certains verront d’ailleurs des liens entre son histoire à lui et les paroles de Jeffrey, toujours habitées de personnages désespérés, tueurs fous aux yeux de verre, au regard éteint, martyrisant d’innocentes jeunes filles dans leurs caves… Le plus fou c’est que ce sont des reprises ! JLP, porté par la même foi en l’archéologie 50’s que ses confrères des Cramps, avait été exhumer les pires confessions vinyliques du sud profond, passées à la moulinette psychobilly-blues-goth sur ce qui était à la base un 45 tours 3 titres et qui finira par un EP 5 titres, avant d’être agrémenté d’une réédition cd aux bonus brisant un peu la cohérence avec deux originaux (Fire Of Love, Run through the jungle) et un inédit bien trouvé (un Strange Fruit à la gueule cassée). Quoi qu’il en soit, sur chaque titre, le son de guitare est froissé et imbibé, la production tout à fait substantielle, et la ferveur chamanique jamais vue depuis Jim Morrison, auquel on pense maintes fois sur ce disque ; d’abord via le nom de la nouvelle bassiste, Patricia Morrison, puis via le train fantôme tex-mex de Come Back Jim. La meilleure du lot restera The Lie, où le Gun Club trouve enfin une dynamique propre, un groove, porté à bout de bras par les vocalises lunaires d’un chanteur décidément au sommet de son art. Mais ne négligeons pas la chanson titre, marathon pour soirées goth préfigurant les Pixies, torturée jusqu’à la lie dans sa version concert : ivre mort, Jeffrey Lee Pierce étire la chanson jusqu’à 10 minutes de piano-bar chaotique, tandis que Patricia Morrison - uniquement présente sur les lives - imprime sans discontinuer des lignes de basse infernales, noyées dans un bruit qui ne laisse ni répit ni espoir. Avant d’en arriver à la moitié, certains des musiciens commencent à perdre la boule et semblent jouer un bout de Purple Haze. On raconte que certains soirs, à la fin du morceau, Pierce avait déjà vidé une bouteille de rouge. Sur d’autres titres, il s’essaye au piano, porté par des musiciens solides, dont Dee Pop, batteur des Bush Tetras, au jeu pas forcément reconnaissable ici. Surprise partie des bas-fonds, célébration de la viscosité, désespoir pendu au goulot de la bouteille de bourbon que Pierce ne lâchait jamais, tentative désespérée d’exorciser ses vieux démons avec pour seul gris-gris de vieux standards délaissés des années 50, crise de paranoïa aigue, se réveiller ligoté avec des bleus partout et un flingue chargé posé sur la table de nuit, c’est tout ça, Death Party.

note       Publiée le mercredi 6 mai 2009

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merci pour le fusil... › jeudi 20 août 2009 - 17:37  message privé !

les titres se succèdent langoureusement, chacun surpassant son prédécesseur. Les morceaux en live sont magiques, les notes se déchirent, les musiciens se vident de tout leur suc.

Note donnée au disque :