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Grand Belial's Key › Kosherat

11 titres - 61:16 min

  • 1.The Bearded Hustlers
  • 2.The Red Heifer
  • 3.Son of the Black Ram
  • 4.On a Mule Rides the Swindler
  • 5.Hobo of Aramaic Tongues
  • 6.The Tricifixion of Swine
  • 7.Immaculate Latrine
  • 8.Vultures of Misfortune
  • 9.Kingdom of Poisoned Fruits
  • 10.Holy Shit
  • 11.Doom Generation

enregistrement

Enregistré au studio Assembly Line

line up

Grimnir Wotansvolk (chant) Gelal Necrosodomy (guitare) Demonic (basse) The Gulag (batterie)

remarques

Version double lp limitée à 500 copies

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
black metal

Cela faisait un bon moment que l'on attendait le successeur du mythique "Judeobeast assassination" sorti en 2001. Les américains de Grand Belial's Key marque ce retour fin 2005 avec leur nouvelle offrande intitulée "Kosherat". Deux changements ont eu lieu puisque Cazz Grant "The black Lourde of Crucifixion", qui avait été recruté au tout début du groupe par Gelal pour assurer la batterie et les vocaux, s'en est allé, remplacé par Grimnir Wotansvolk, boss du label Vinland Winds Records. Niveau batterie, c'est The Gulag (ou Alienchrist dans le groupe de death metal Argholsent) qui reprend les baguettes. Oui, le ton culte de Black Lourde n'est plus là, mais force est de constater que le nouveau chanteur donne plus ou moins dans le même registre, sans doute pour ne pas choquer ceux qui suivent le groupe depuis pas mal d'années. Au niveau de la production, "Judeobeast assassination" montrait déjà un grand pas en avant comparé à son prédécesseur "Mocking the philanthropist" (même si j'adorais sa production boueuse, touffue et occulte). Il en va de même pour ce nouvel album puisque la production est maintenant plus puissante au niveau des guitares et de la batterie. Les nouveaux hymnes sont aussi efficaces les uns que les autres, Grand Belial's Key excelle toujours autant dans un black metal puissant, vicieux et mélodique. La touche de Gelal est toujours aussi reconnaissable, c'est un réel bonheur de l'entendre jouer, je pense que peu de guitaristes dans la scène black metal sont aussi performants que lui. Dommage que cet album compte moins de solo que ses prédécesseurs, mais il y a toujours pas mal de lead si particuliers au groupe. La qualité de Grand Belial's Key est de proposer une alternance entre passages furieux, pied au plancher comme le morceau "The bearded hustklers" et moments plus calmes et atmosphériques, très mélodieux, en gardant toujours une certaine cohérence. Preuve en est cet excellent "The red heifer" et son break de tueur. A mes yeux, le meilleur morceau du disque est "On a mule rides the swindler", cinq minutes de pur GBK au summum. On commence sur un riff mélodique et éthéré, la basse vrombissante, un rythme mid-tempo et des vocaux qui s'installent tranquillement sans forcer. Une introduction qui monte en puissance pendant deux minutes jusqu'à l'explosion de fureur qui lui succède. Un très grand morceau. Bien que cet album soit homogène, les fans de GBK remarqueront qu'il n'est pas entièrement composé de nouveaux titres. En effet, les deux titres qui figuraient sur le ep "Tricifixion of swine" ("Son of the black ram" et "Kingdom of poisoned fruits"), "Hobo of aramaic tongues" (présent sur le split ep avec les français de Chemin de Haine) et "The tricifixion of swine" (présent sur le split ep avec Nunslaughter) ont été totalement réenregistrés, permettant ainsi à ceux qui n'avaient pu mettre la main sur ces eps, devenus rares et chers, de découvrir ces titres, qui, il faut le dire, sont excellents, tout spécialement ceux du ep "Tricifixion of swine" (sorti sur EAL). Pour les puristes, c'est un peu dommage, mais ces titres bénéficient tout de même d'une bien meilleure production comparés à leur première mouture. Les deux derniers titres du disque sont dispensables, il s'agit de deux reprises de Chaos 88, "Holy shit" et "Doom generation", qui dénote fortement du reste, qui ne servent pas à grand chose selon moi sinon menacer l'homogénéïté de l'enregistrement, puisque très punk. Un excellent album de Grand Belial's Key donc, qui, pour moi, ne parvient pas à atteindre les deux intouchables que sont "Mocking the philanthropist" et "Judeobeast assassination", mais qui n'en est pas moins amené à devenir un classique à son tour.

note       Publiée le samedi 6 mai 2006

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notes

Note moyenne        11 votes

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cantusbestiae › jeudi 14 août 2008 - 10:29  message privé !
Ca faisait un bail que je ne l'avais pas ré-écouté, toujours moyen, en comparaison avec l'immense "Judeobeast..." ce dernier album fait pâle figure. Cela étant, les paroles restent toujours aussi excellentes, ils aiment le vocabulaire bien alambiqué et ça fait plaisir (même si là aussi on n'atteint pas les sommets de l'album précédent).
Note donnée au disque :       
empreznor › jeudi 13 décembre 2007 - 22:02  message privé !
Moins bon que les precédents, Kosherat ressemble plus à du bon BM scandinave de milieu de tableau, meme si vers le milieu du disque et retrouve la patte des américains. Les derniers titres, reprises de rac, sont pourraves (pléonasme), et leur traitement extreme ne leur apporte rien. 3,5.
Note donnée au disque :       
Titan › vendredi 1 septembre 2006 - 20:45  message privé !
un rip-off, "chanteur" de merde en moins
Note donnée au disque :       
juj › vendredi 1 septembre 2006 - 20:42  message privé !
c'est la canicule
heavydevy › vendredi 1 septembre 2006 - 20:33  message privé !
putain! Je viens de voir sur metal-archives,il est bien mort le 27 aout!