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Chris Connelly › Graveyard sex

cd • 10 titres

  • 1Graveyard sex
  • 2Infinite last wish
  • 3Silk balune
  • 4Lindsay Cooper
  • 5The hypnotic stand-by
  • 6The heart has to ache before it learns to beat
  • 7Mesmerido
  • 8For the love of tension
  • 9You forgot to answer
  • 10Looking for a coda

extraits vidéo

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enregistrement

The Rock Noir

line up

Chris Connelly (chant, guitare, guitare sèche, basse, clavier, synthé portable)

Musiciens additionnels : Chris Bruce (basse, guitare, programmation, clavier)

remarques

https://chrisconnelly.bandcamp.com/merch. 'You forgot to answer' est une reprise de Nico.

chronique

Un soir, Chris Connelly (ex-Ministry, Revolting Cocks, Pigface, Murder Inc. et une flopée d’autres projets) emporta son physique de Ian Dury beau gosse, sa voix à la David Bowie, beaucoup d’alcool et des instruments, partit s’enfermer dans une cabane paumée au milieu d’une lande balayée par le vent avec pour seul voisin un loch aux eaux troubles. Là, il attendit la suite et, comme possédé, se mit à enregistrer un disque. Une oeuvre étrange, vaguement dark folk dans la forme (mais pas du tout dans l’intention), mixée d’une drôle de manière, avec les accords secs de la guitare sèche très avant, un chant au mimétisme troublant avec celui de Bowie…Drôle de manière de poser ce timbre d’ailleurs, on a l’impression que le mec est bourré, chante sans trop se soucier des orchestrations en arrière-fond comme s’il avait quelque chose à hurler à la lune et au vent, qu’il ne maîtrisait plus ses émotions, avec des moments pétrifiants de beauté (le déchirant ‘You forgot to answer’, ‘The hypnotic stand-by’), d’autres simplement bizarres, d’autres enfin sur le tranchant de la folie (les montées dans les aigus sur ‘Lindsay Cooper’). Il y a presque quelque chose d’un exorcisme, d’une purge dans le processus de l’album, qui après avoir tenté tous les artifices d’une poésie décalée se retrouve simplement face à lui-même dans sa nudité, sa faiblesse et ne peut que mettre à nu ses peurs (les notes graves de piano, le chant désespéré, mi-tragique mi-bouffon de la reprise de ‘You forgot to answer’). Je ne sais pas si c’est la pochette, cette impression de nature comme perçue entre les quatre planches d’une cabane, la production merveilleusement dosée, jamais lo-fi, toujours inattendue, décalée, ‘Graveyard sex’ m’évoque une version crash des ‘Hauts de Hurlevent’…Sentiment déstabilisant de prime abord, fascination étrange, presque morbide pour cette poésie décharnée, puis immersion totalement volontaire dans cette bulle hors du temps, hors des modes, hors de soi…Beau comme Bowie jouant du Current 93 ou l’inverse. 4,5/6

note       Publiée le lundi 11 janvier 2021

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