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Talking Heads › Speaking in tongues

cd • 9 titres

  • 1Burning Down the House4:00
  • 2Making Flippy Floppy5:53
  • 3Girlfriend Is Better5:45
  • 4Slippery People5:03
  • 5I Get Wild, Wild Gravity5:14
  • 6Swamp5:09
  • 7Moon Rocks5:42
  • 8Pull up the Roots5:08
  • 9This Must Be the Place [Naive Melody]4:56

enregistrement

Blank Tapes, New York City, USA, 1982- 1983

line up

Wally Badarou (synthétiseur), David Byrne (chant, claviers, guitare, basse, percussions), Chris Frantz (batterie, synthétiseur, chœurs), Jerry Harrison (guitare, claviers, chœurs), Nona Hendryx (chœurs), Dolette Mcdonald (chœurs), Lakshminarayana Shankar (Shankar) (violon), David Van Tieghem (percussions), Tina Weymouth (basse, synthétiseur, guitare, chœurs), Bernie Worrell (synthétiseur), Alex Weir (guitare), Raphael Dejesus (percussions), Steve Scales (percussions), Richard Landry (saxophone)

remarques

chronique

Styles
new wave
pop
musiques du monde
Styles personnels
fusion

A qui doit-on l'extraordinaire inventivité des Talking Heads ? Jerry Harrison, mais surtout le couple Chris Frantz et Tina Weymouth estimèrent - à juste titre - qu'il était plus que temps de se poser la question. Et plus important encore d'y répondre. Raison d'ailleurs pour laquelle Brian Eno fût gentiment mis à l'écart après le pourtant fantastique "Remain in Light". Si le claviériste britannique s'est investi plus que de raison dans l'entreprise, et si cela a bien finit par nuire, par voie de conséquences, à l'identité propre du groupe, force est de reconnaître que sans cette fusion nous n'aurions certainement pas pu jouir de leurs expériences discographiques précédentes. Il est évident que, de l'intérieur, les trois autres Talking Heads ont du ressentir le besoin impérieux d'enfin exister par eux-mêmes. C'est ce que nous propose d'entendre "Speaking in Tongues". Frantz et Weymouth reviennent de la parenthèse heureuse du premier Tom Tom Club, au succès aussi fulgurant qu'inattendu ("Wordy Rappinghood", "Genius of Love"). La musique des Talking Heads ayant pris un virage radical en terme de choix rythmique, laissé aux bon soins de la bassiste et du batteur, on ne s'étonnera pas de la couleur white funk affichée ici, la même, à peu de chose près, qui caractérise Tom Tom Club. Les Talking Heads ne se renient pas pour autant. Le style est identique, le tempo est peut-être plus linéaire, et la production, eh bien, plus plate et plus... datée. Il est paradoxal de noter à quel point "Remain in Light" semble ne pas pouvoir se figer dans le temps, alors que "Speaking in Tongues" trahirait difficilement ses origines. Un retour à "More Songs about Buildings and Food" en quelque sorte, sauf que la liste imposante des musiciens intervenants sur le disque empêche les Talking Heads de se recentrer sur l'énergie primaire du quatuor de base. Une version enrichie de tous les enseignements qu'ils purent tirer des expériences précédentes, "Speaking in Tongues" est, en ce qui me concerne, le dernier album studio valable du groupe.

note       Publiée le jeudi 10 mars 2005

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notes

Note moyenne        9 votes

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Aladdin_Sane › lundi 17 décembre 2012 - 23:33 Envoyez un message privé àAladdin_Sane

C'est dommage de ne pas avoir continué la discographie du groupe car il y a encore de bonnes choses sur les disques suivants (je pense notamment à "Cool Water" sur Naked).

Sgt.Patton › lundi 22 août 2011 - 04:01 Envoyez un message privé àSgt.Patton

Y'a quand même des titres absolument mortels sur celui là (This Must Be the Place me laisse sur le carreau à chaque fois, pour ne citer qu'elle)! C'est clairement pas aussi inventif que les précédents, mais ça reste un putain d'album. Leur dernier réellement réussi, malheureusement...

Damodafoca › mercredi 28 avril 2010 - 16:21 Envoyez un message privé àDamodafoca

Finalement, je ne suis pas d'accord avec la possibilité de le dater en comparaison du précédent: a mon humble avis, remain in light ne pourrait pas aussi bien ressortir aujourd'hui que ce speaking in tongues. La moitié des morceaux de celui-ci pourrait sortir aujourd'hui, on y croirait presque, comme un nouveau son frais et ensensé par les inrocks venant d'un groupe en jean serré. Sinon je suis étonné de voir que cet album fut aussi décrié, alors que plus de la moitié des titres ont finis sur "stop making sense", qui lui a fait l'unanimité. Bizarre.

Damodafoca › vendredi 6 novembre 2009 - 11:48 Envoyez un message privé àDamodafoca

Je vais finir par me le procurer pour une simple raison: girlfriend is better est un putain de morceau!

mangetout › lundi 27 novembre 2006 - 04:14 Envoyez un message privé àmangetout
L'album du rassemblement après l'éclatement multiple (les excellents "My life..." et "Catherine wheel" d'un coté et les très bof Tom Tom Club de l'autre). Unaninement décrié à sa sortie à cause de l'inévitable comparaison avec "Remain in light", je m'aperçois que le constat reste le même 23 ans après. Je le trouve pourtant sympathique, certe moins aventureux que "Remain..." mais dans le style cold funk (cette fameuse gestion des contraires, exprimer du froid avec un matériau chaud) cet album touche son but à plusieurs reprises, comme dans les excellents "Burning down the house", "Girlfriend is better" ou "Making flippy floppy". Mais comme tu le dis si bien Proggy, on peut le dater au Carbon 14 (mais ça vaut aussi pour "Remain..."), est-il moins bon pour autant, je n'en suis pas sur. Le live qui suivra, "Stop making sense", est très bon lui aussi et pour le coup sera le véritable dernier album intéressant de la bande à Byrne.