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Caspar Brötzmann Massaker › Der abend der schwarzen folklore

4 titres - 40:10 min

  • 1/ Schwarze Folklore (8:29)
  • 2/ Bass Totem (12:01)
  • 3/ Sarah (10:42)
  • 4/ War Horse (8:58)

enregistrement

Conny's Studio, Allemagne, septembre 1991

line up

Caspar Brötzmann (guitares, chant), Eduardo Delgado Lopez (basse, chant), Danny Arnold Lommen (batterie)

remarques

chronique

Le danger n'est pas prêt de se dissiper. Il attend à la porte. Sournois. Malin. Il attend son heure. La peur au ventre, on mesure chacun de nos pas et nous nous éloignons, petit à petit, à reculons, du seuil de la seule issue connue. Bien vite pourtant, ce danger nous encercle, nous pénètre pour ne plus jamais nous quitter. Tout ici est angoisse. Tout ici est malaise. Pour ce nouveau faire-part publié cette fois chez Rough Trade, le Massaker de Caspar Brötzmann s'abandonne plus volontiers encore à l'exercice périlleux de l'improvisation. La guitare déchire le ciel de mille et une nuisances, des nappes sanglantes qui surplombent l'horizon d'une pluie battante faite d'échos, de larsens et d'harmoniques intentionnellement malmenées. Brötzmann joue de la guitare comme le boucher qui s'attaque à sa viande ; avec fermeté et précision, sans avoir le bras cassé par peur de paraître bestial. Pas d'apitoiement, pas d'hésitation. Une coupure nette, mais pas nécessairement propre. Après huit minutes d'abstraction déchirante, "Bass Totem" n'hésite pas à se faire plus groovy en s'abandonnant volontiers dans une jam sonnant plus Band of Gypsys que nature. "Sarah" débute comme une pesante lamentation dont les larmes générées par cette peine inconsolable semblent alimenter l'humidité d'un couloir lugubre, avant de se laisser emballer par les grondements insistants de percussions aux allures tribales. "War Horse", enfin, plus concis, oscille entre suggestion d'une inquiétude justifiée et un dénouement à la fois libérateur et destructeur auquel il eut été impossible d'échapper. "Der Abend Der Schwarzen Folklore", troisième disque de Caspar Brötzmann, ne change pas d'un iota cette obsession maladive que possède le groupe à célébrer une des parts les plus sombres qui puisse exister en matière de musique rock alternative.

note       Publiée le dimanche 2 janvier 2005

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dariev stands › mardi 17 mars 2009 - 18:04  message privé !
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... ça me fait penser à un autre massacre, celui là, qui a enregistré avec Page Hamilton...