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My Bloody Valentine › Loveless

cd • 11 titres

  • 1Only shallow
  • 2Loomer
  • 3Touched
  • 4To here knows when
  • 5When you sleep
  • 6I only said
  • 7Come in alone
  • 8Sometimes
  • 9Blown a wish
  • 10What you want
  • 11Soon

enregistrement

Produit et mixé par Kevin Shields, sauf 3 : produit et mixé par C. o’Ciosoig

line up

Bilinda Butcher (voix, guitare), Debbie Googe (basse), Colm Ó Cíosóig (batterie, sampler), Kevin Shields (guitare, voix, sampler)

remarques

chronique

Styles
noise
ovni inclassable
shoegaze
Styles personnels
noise-pop

C’est par là qu’un nombre incalculable de choses a commencé. En 1991 My Bloody Valentine avait déjà l’aura des princes et livrait ce «Loveless» étalon. La noise du groupe est une épaisse fumée de guitares fuzz, gonflée d’une basse au médiator bien rond qui balance sur la fidèle batterie son mouvement mid-tempo bien triste et fatigué. Ce qu’il faut de samplers pour clore la recherche sonore dans une bulle d’aigus mélodiques tout autant que bruitistes, une Bilinda à la voix de soie lasse, une indéfectible retenue rythmique qui pèse sur les épaules comme une marche bien trop longue… «Loveless», ou la pop désespérée menée au chef-d’œuvre. Aucune pièce n’échappe aux harmonies ; de ce brouillard sonore émergent sans équivoque des successions qui pleurent, des mélodies légères, un authentique jardin de notes et de finesse malignement étouffé sous l’épaisse brume de la noise. Les dissonances d’une guitares qui s’écroule en slide, une douceur mélancolique réellement magnifique et qui prend tant de sens, noircie par l’abandon désespérant du rythme, la confusion des sons, l’impression in fine que le désespoir fût certes combattu, mais qu’il l’a emporté. Ecouter «Loveless» sans se laisser agresser par le son, sans être dérangé par les dissonances malvenues, sans se lasser de ce balancement mid-tempo, sans être gêné de cet amas d’harmoniques aigus de guitares et samplers et cymbales et voix réverbérées… n’écouter «Loveless» que dans ses mélodies et son génie de la pop revient à l’éviter. «Loveless» est une vision musicale où se fondent la douceur et l’agression, la confusion et la pureté la plus absolue, la mélodie et le bruitisme. My Bloody Valentine est un culte d'exception… et «Loveless» la plus belle des églises où s’en aller le vouer.

note       Publiée le dimanche 21 septembre 2003

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notes

Note moyenne        79 votes

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Dioneo › dimanche 18 avril 2021 - 15:36  message privé !
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Ah ! Ben je trouve que ça fait partie des trucs qui "s'épanouissent" mieux sur enceintes, pour le coup, que ça fait plus immersion comme ça. Pour moi c'est comme ça que les détails jouent le plus - entre eux, sans que justement on focalise sur l'un ou l'autre séparément. (J'ai tendance à préférer ça de toute, pour les musiques genre shoegaze, drone, tout ce qui "bave"... J'aime bien avoir l'impression que le niveau de flottaison du son monte dans la pièce, qu'il la et me submerge).

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Cera › dimanche 18 avril 2021 - 15:29  message privé !

Oui. Au casque le plus souvent, bien focus.

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Dioneo › dimanche 18 avril 2021 - 14:21  message privé !
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Question con mais vraie question : tu as tenté le coup à très fort volume ? En vrai les mélodies AUSSI ressortent vachement plus comme ça. (Perso c'est comme ça que j'avais fini par "décliquer". Probable que pour l'écoute en question j'ai été pile dans le bon état, j'ajoute - pas forcément défoncé hein, mais de mémoire dans une fatigue pas inquiète qui me rendait réceptif)... (Et ceci-dit ça existe aussi hein, les "classiques OK mais pour moi non merci", je pense qu'on a chacun les siens).

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Cera › dimanche 18 avril 2021 - 13:40  message privé !

Il fait partie de ces quelques albums que je persiste à écouter dans l'espoir d'en saisir le génie. Nouvel échec ce jour. A part l'originalité du son, c'est totalement insipide. A en croire le net, c'est un des meilleurs album de l'histoire. Il y a vraiment des gens captivés par ses mélodies??

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zugal21 › samedi 4 juillet 2020 - 11:38  message privé !

Bah.... J'ai pour ma part mis beaucoup de temps avant de décliquer ; voui c'est un loukoum, mais un loukoum aux 17 parfums. Et comme dit et redit ici, il s'écoute fort.

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