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Godspeed You! Black Emperor › Yanqui U.X.O.

cd | 5 titres | 74:57 min

  • 1 09-15-00 part I [16:27]
  • 2 09-15-00 part II [6:16]
  • 3 Rockets Fall on Rocket Falls [20:42]
  • 4 Motherfucker=Redeemer part I [21:22]
  • 5 Motherfucker=Redeemer part II [10:10]

enregistrement

Electrical Audio, Chicago, USA, 2002

line up

Aidan, Bruce, David, Efrim, Mauro, Norsola, Roger, Sophie, Thierry

Musiciens additionnels : Matana Roberts (clarinette 3), Josh Abrams (contrebasse 3), Geof Bradfield (clarinette basse 3), Rob Mazurek (trompette 3)

chronique

Styles
post rock

Qu'il doit être difficile de devoir se remettre à l'ouvrage en ayant à l'esprit que des milliers d'oreilles attendent avec fébrilité les nouvelles compositions d'une formation qui s'est vue, en un laps de temps record, catapultée en tête des groupes alternatifs (dans le sens différent) du moment. "Yanqui U.X.O." est donc la photographie de cet instant de vérité, aussi craint que désiré, et on ne peut dissimuler une certaine déception. Certes, en soi, le nouveau disque de Godspeed You Black Emperor ! reste cet endroit à part où l'univers cafardeux et apocalyptique pour lequel le groupe s'est rendu célèbre peut s'exprimer, mais c'est là aussi son travers. Bien que les plages de l'album soient de plus en plus prenantes au fur et à mesure que l'on parcourt le disque, il semblerait que, à aucun moment, la décision de modifier quelque peu son optique, voire de s'essayer à tâtons sur d'autres pistes, n'ait été envisagé. On ne change pas une formule qui gagne me direz vous ? Bien sûr. Mais à court terme, ce choix pourrait s'avérer regrettable et mettre en péril le positionnement du groupe, entraînant une lassitude auprès du public qui pourrait vite se retourner contre eux. Mais toute déception est proportionnelle à son attente. Et de savoir Steve Albini aux commandes de ce nouveau chapitre ne faisait qu'accroître et alimenter cet espoir, en fin de compte non fondé, de pouvoir entendre un Godspeed magnifié. Les cinq titres qui constituent l'album arborent toujours les mêmes structures en crescendo dissonants jusqu'aux hurlements guitaristiques, mais ceux-ci ne sont ni plus saignants ni plus caustiques que d'habitude, éléments généralement communs aux productions d'Albini. En revanche, "Yanqui U.X.O." (qui pourrait se traduire par "mines anti-personnelles américaines") peut se percevoir aussi comme un pamphlet politiquement contestataire, puisqu'au dos de la pochette un petit schéma illustre les relations occultes mais réelles entre les grosses firmes de disques (Aol Time Warner, Emi, Sony, Bmg, Vivendi Universal) et l'industrie militaire. En ces temps d'hystérie belliqueuse collective, ces quelques éléments viennent à propos soulager tout paranoïaque qui sommeille en nous. Et tout à coup, on se sent moins seul.

note       Publiée le jeudi 21 novembre 2002

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Rastignac › lundi 27 juin 2016 - 12:53  message privé !
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j'ai jamais pigé le rapport entre rock instrumental avec titres à rallonge et politique, comme on le retrouve dans ce groupe. Mais c'est bô.

Hallu › lundi 27 juin 2016 - 11:43  message privé !

4 ans plus tard...

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › lundi 24 décembre 2012 - 16:30  message privé !

Et le nouveau My Bloody Valentine, vous le chroniquez quand bande de flemmards ?

yog sothoth › lundi 24 décembre 2012 - 12:03  message privé !
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Oui, et personne n'a jugé utile de s'y coller... Non mais on passe pour quoi, franchement ?

pokemonslaughter › lundi 24 décembre 2012 - 10:17  message privé !
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on est lundi !!!