Vous êtes ici › Les groupes / artistes › J › The Jam › The gift
The Jam › The gift
- 1997 • Polydor records 537 422-2 • Remaster • 1 CD
cd • 10 titres
- 1Happy together
- 2Ghosts
- 3Precious
- 4Just who is the 5 o'clock hero ?
- 5Trans-global express
- 6Circus
- 7Planner's dream goes wrong
- 8Carnation
- 9A town called malice
- 10The gift
extraits vidéo
informations
line up
Rick Buckler (batterie, percussions), Bruce Foxton (basse, chœurs), Paul Weller (chant, guitare)
Musiciens additionnels : Steve Nichol (trompette), Keith Thomas (saxophone), Peter Wilson (orgue Hammond), Russ Henderson (steel drums)
chronique
‘Better stop dreaming of the quiet life ‘cause it's the one we'll never know’… Pour moi, c’est l’une des phrases les plus fortes du mouvement punk et elle n’est pas de la plume d’un vrai punk. Elle ouvre un joyau du style et pourtant elle n’est pas l’oeuvre d’un groupe du style… ‘A Town called malice’ une chanson fabuleuse, dansante, pleine de punch Motown aux paroles pourtant tranchantes et vitriolées comme peu d’écrivains punk ont su en accoucher. Mais quand on s’appelle The Jam, on est au dessus de toutes ces considérations. Certes nos jeunes gens n’ont jamais été réellement punk mais on pouvait presque confondre à une époque. Ironiquement, alors qu’il se montre assassin comme jamais, le combo a musicalement effectué un virage à 180 degrés. Balayées d’un coup les dernières effluves rock (certes on le sentait arriver) sous l’impulsion de Weller qui se replonge la tête la première jusqu’aux oreilles dans la soul et le funk et roule des pelles goulues à toute l’essence du mouvement mod. Beats à dancefloors, cuivres, orgue, coups d’oeil insistants à la Motown (‘Running on the spot’, ‘A town called malice’), à James Brown (‘Trans-global express’), au funk (le fabuleux ‘Precious’ avec ses wah wahs, ses coulées de saxo), avec un zeste de post punk discret parfois dans la basse. Pas question de diluer le propos pour autant, Weller s’est toujours affirmé comme un anti-Thatcher farouche qui n’a pas la langue dans sa poche. Naturellement, on relève quelques maladresses telles que la touche caribéenne kitsch de ‘The planter’s dream goes wrong’ mais même là, le morceau n’est pas complètement pourri car vocalement l’ami Weller assure. On s’étonnera de la part d’un goth de s’extasier sur un disque si éloigné apparemment de sa zone de confort mais quand on discute de The Jam, on est au dessus de ces considérations. Comment le mélomane résisterait-il à ces moments de grâce british pop comme on n'en a peu connu depuis les Beatles (‘Carnation’ et sa douce tristesse, ‘Just who is the 5 o’clock Hero’ poignant hymne pro-prolo, le sublime 'A town called malice') ? Ce trio était touché par la grâce, un vrai ovni dans son époque même dont le paysage musical ne s’est jamais réellement remis. Très bien mais Weller par-ci, Weller par-là, et les deux autres ? Judicieuse question car si la mainmise du sieur est évidente et que les désaccords musicaux qui entraîneront le divorce quelques mois après la sortie de cet album tournent là-autour, sa carrière avec The Style Council nettement moins intéressante malgré quelques beaux moments prouve bien que la rythmique n’était pas étrangère à cette alchimie unique. Une chose est certaine, à l’instar des Smiths, The Jam n’auront connu aucun faux pas, marquant de leur sceau pour l’éternité le paysage musical britannique et sans doute même un peu au delà…’ I could go on for hours and I probably will but I'd sooner put some joy back in this town called malice’, putain, mec !
dernières écoutes
Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "The gift" en ce moment.
notes
Note moyenne 1 vote
Connectez-vous ajouter une note sur "The gift".
commentaires
Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "The gift".
- Coltranophile › Envoyez un message privé àColtranophile
Je veux bien te rejoindre sur la classe de Style Council mais dire que The Jam, c'est pas mal (tout comme Paul Weller en solo, pas toujours mais quand même parfois), c'est un peu âpre. "In the City", "All Mod Cons" et "Setting Sons" sont toujours d'une fraicheur dingue. Celui-ci est pas loin. Weller, c'est mon aristo de proximité, un maniériste hooligan/ Brit qui a perdu son balai dans le cul.
- allobroge › Envoyez un message privé àallobroge
OK les Jam ou Paul Weller en solo, c’est pas mal mais les chef d’œuvres du Paul Weller, c’est évidemment dans les 2 1ers LPs du Style council, un mélange intemporel de jazz pop énervé et mélodique terrassent ! Pas très darkness mais très guts et la récente compil best of 2 CDs est superbe même si quelques relents soûls issus des albums ultérieurs sont limites. Superbe groupe.
